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L’AS Monaco, une équipe en chantier : « Faire en sorte que l’ambiance soit meilleure dans le vestiaire »

Il y a quinze jours, une déflagration secouait le Rocher. Vraisemblablement lâché par certains de ses joueurs majeurs, Zvezdan Mitrovic quittait son poste d’entraîneur de l’AS Monaco d’un commun accord avec le club. Coach le plus réputé du championnat de France depuis de longues années, le Monténégrin n’arrivait pas à imposer son style à cette équipe, plus mauvaise défense de l’EuroLeague.

« C’est vrai que ça commençait à être compliqué avec Zvezdan », reconnait Yakuba Ouattara. « Il l’a bien vu lui-même… C’est aussi pour ça qu’ils ont décidé de se séparer. Le projet du club était le plus important. »

« On voit directement une différence (entre Mitrovic et Obradovic) »

De fait, est revenu sur le banc de la Roca Team un certain Sasa Obradovic, déjà vu en Principauté pendant un an entre 2019 et 2020. Homme de confiance des dirigeants ukrainiens de l’ASM (il a travaillé avec Oleksiy Yefimov au BC Kiev en 2008/09 puis sous la présidence de Sergey Dyadechko à Donetsk entre 2010 et 2012), le technicien serbe a déjà coaché cinq matchs en quinze jours. Pour un bilan de deux victoires et trois défaites, pas suffisant pour parler d’un bouleversement dans la dynamique monégasque mais assez pour que les joueurs entrevoient déjà quelques changements marquants. 

« Il est clair que l’on voit directement une différence », poursuit Yakuba Ouattara. « C’est notamment le cas dans le style de jeu demandé. Défensivement, il veut beaucoup plus d’agressivité et offensivement, que la balle bouge plus. Chaque joueur effectue ce qu’il sait le mieux faire. Après, c’est vrai que ça fait peu de temps qu’il est là. C’est compliqué de mettre des choses en place quand on enchaîne autant et qu’on joue tous les deux – trois jours. On ne peut pas vraiment se donner à l’entraînement car on a besoin de garder de la fraîcheur pour les matchs. Il faut du temps pour que les choses se mettent en place. Même si les résultats n’étaient pas forcément ceux que l’on espérait, on peut quand même voir une certaine forme de progression. »

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Ouattara et Mitrovic ont souligné les « bonnes attitudes » contre Fos-sur-Mer
(photo : Sébastien Grasset)

« Le plus gros chantier est de travailler sur l’esprit d’équipe »

Comme l’a également souligné l’ailier All-Star, quand bien même l’opposition fosséenne fut tout sauf redoutable dimanche (94-56), la sortie marseillaise de l’AS Monaco peut constituer une référence en terme de performance défensive et d’état d’esprit. Deux points majeurs ciblés par le nouvel entraîneur Sasa Obradovic, lucide face à l’ampleur de la tâche. Déjà assez expérimenté en terme de reprise d’équipe en cours de saison avec des situations similaires à Krasnodar en 2016 et… Monaco en 2019, le champion du monde 1998 a apprécié les signaux positifs aperçus au Palais des Sports : les 26 passes décisives, l’implication constante de ses joueurs même à +40, les conciliabules sur le terrain… De quoi lui faire dire que la Roca Team commence à ressembler à une vraie équipe, sa priorité n°1, plutôt qu’à une somme d’individualités majeures…

« Depuis que je suis arrivé, je sens que l’ambiance dans l’équipe commence à être différente », explique l’ex-international yougoslave. « Honnêtement, elle n’était pas la meilleure possible et c’est peut-être le point principal que je m’attache à travailler maintenant. Je veux que les gars soient ensemble, jouent ensemble, se partagent le ballon, se comportent vraiment comme une équipe. Ce soir (dimanche), quand un mec était par terre, tous venaient se précipiter pour le relever (notre photo de une, ndlr). C’est quelque chose qu’on ne voyait pas avant. Les gars discutent entre eux de ce qu’ils vont faire, etc. Pour moi, ce sont vraiment des bons signes, un bon début. Donc oui, le plus gros chantier est de travailler sur l’esprit d’équipe, l’ambiance. Jour après jour, il faut traiter les problèmes puis les régler. Je veux aussi impliquer les joueurs les plus expérimentés, faire en sorte qu’ils se sentent investis d’une mission de leadership car n’est pas le coach seul qui peut créer cette symbiose collective. Faire en sorte que l’ambiance soit meilleure dans le vestiaire est un point crucial pour parvenir à nos fins. »

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Obradovic veut trouver des joueurs relais dans le vestiaire : James peut-il en faire partie ?
(photo : Sébastien Grasset)

Ce déplacement au Palais des Sports de Marseille peut-il alors constituer une pierre fondatrice pour l’immense chantier de l’AS Monaco ? Il convient de relativiser au vu de la facilité du match mais la Roca Team a su être sérieuse et mettre les ingrédients nécessaires, ce qui lui a parfois manqué en EuroLeague jusque-là. Largement en retard sur son objectif playoffs à la mi-saison, le club de la Principauté s’apprête à vivre un vrai tournant d’ici la mi-janvier avec quatre sorties continentales abordables : contre le Maccabi, à Villeurbanne, face à Kazan et à Munich. Un enchaînement déjà crucial pour la réussite de la mission de Sasa Obradovic, bien conscient qu’enchaîner les succès devient désormais une priorité.

« Fos est peut-être une première étape mais il y en aura beaucoup d’autres d’ici la fin de saison (il rit). Maintenant, il faut de la continuité. Après, il est encore trop tôt pour juger de l’évolution des progrès sur deux semaines. Je n’attends pas la perfection maintenant. La défense était le plus gros défaut de cette équipe sur les premières semaines de compétition, surtout en EuroLeague. Contre Fos, on a eu un bon aperçu de ce qu’on doit faire dans le domaine. Il faut que l’on se mette sur la même page, que les gars se lient et que l’on gagne des matchs, tout simplement. Avec les victoires viennent la confiance. Les jours d’avant Fos, les entraînements ont été vraiment intenses. Pour moi, il est très important que les joueurs comprennent comment on va jouer, la façon dont on va gagner les matchs… ou les perdre, parce qu’on ne peut pas tout gagner (il sourit). Mais avec la bonne mentalité, ma confiance dans l’équipe grandira. »

À Marseille,

 

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.
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