Laval : invaincu et déjà promu… mais encore loin d’être en Nationale 1

Président du club de Laval, Fabien Garnier fait le point pour la montée en NM1.
L’US Laval n’a laissé aucun suspense sur le terrain. Avec 20 victoires en 20 matches, le club a validé sa montée de Nationale 2 en Nationale 1 à six journées de la fin. Mais derrière cette saison parfaite, un autre match se joue désormais : celui de la structuration pour accéder réellement à la NM1.
Une montée sportive incontestable… mais pas encore acquise administrativement
Invaincue, l’US Laval a survolé son championnat. Une domination totale qui a permis au club d’anticiper depuis plusieurs mois déjà une éventuelle accession. Pourtant, malgré ce parcours irréprochable, rien n’est encore officiellement validé.
Le président Fabien Garnier se veut prudent comme il l’a expliqué dans un entretien à Ouest France. La montée est actée sur le parquet, mais elle dépend encore de nombreux critères extra-sportifs. Le club travaille sur le sujet depuis près d’un an, mais reconnaît que tout peut encore basculer dans les prochaines semaines.
Le doute existe même en interne : accepter la montée n’est pas une évidence. Le passage en NM1 représente un vrai tournant stratégique pour la structure.
Un virage structurant pour le club
Passer de la NM2 à la NM1 implique bien plus qu’un simple changement de division. L’US Laval doit notamment revoir son organisation juridique, actuellement liée à l’omnisports, un modèle qui n’est pas compatible avec les exigences fédérales.
» Pour l’instant nous dépendons de l’US Laval omnisports. La Fédération française (FFBB) ne l’accepte pas. Cela veut dire qu’il faut revoir nos statuts, et que ce soit accepté. «
Autre enjeu majeur : l’encadrement sportif. L’entraîneur historique Sébastien Cartier ne possède pas encore le diplôme requis pour coacher en NM1. Plusieurs solutions sont envisagées, mais chacune a un coût ou des contraintes.
» Il a besoin d’un diplôme en plus. Soit il le passe pendant la saison, et s’il ne l’a pas on paye une amende. Soit on paye une amende directement, de l’ordre de quelques milliers d’euros. Soit on trouve un prête-nom. «
Ces éléments illustrent bien la réalité du haut niveau : la performance sportive ne suffit pas, la structuration du club est tout aussi déterminante.
Finances et salle : les deux gros dossiers
Deux chantiers dominent clairement les discussions : le budget et l’infrastructure.
Avec 640 000 € cette saison, Laval est très loin des standards de la Nationale 1, où la moyenne tourne autour de 1,1 million d’euros. Le club va devoir convaincre partenaires et collectivités pour combler cet écart.
Côté salle, il faudra également prendre en main ce dossier.
» Se pose aussi la question de la salle de compétition, et de celle d’entraînement. Là, on s’entraîne à Hilard, et on dispute nos matches dans trois, quatre endroits différents. En N1, où tout se jouera peut-être à un point, ce serait bien d’avoir un lieu stable. «
Un timing serré pour tout valider
Le calendrier s’accélère désormais. Avec la montée sportive actée, les décisions doivent être prises rapidement. Entre validation administrative, budget à sécuriser et organisation à adapter, l’US Laval joue une véritable course contre la montre.
Car après une saison parfaite sur le terrain, le plus dur reste peut-être à venir en dehors.






















Commentaires