Les Bleues fêtent leur qualification pour la Coupe du Monde avec une grosse victoire contre l’Allemagne

Déjà qualifiées pour la Coupe du Monde, les Bleues ont facilement battu l’Allemagne
Après deux premiers jours assez soporifiques à l’Astroballe, avec 1 542 puis 1 723 spectateurs pour assister aux balances tricolores contre les Philippines (115-66) et la Colombie (88-48), l’écrin villeurbannais avait enfin revêtu ses habits de lumière pour la réception de l’Allemagne.
« Ça fait plaisir de jouer dans ces conditions »
Pour recevoir les futurs hôtes de la Coupe du Monde, pour laquelle la France s’est officiellement qualifiée ce samedi, il y avait enfin une jauge acceptable pour les vice-championnes olympiques : 5 069 personnes dans les gradins, le premier guichets fermés de la semaine, dont de nombreux VIP : Sandrine Gruda, Endy Miyem, Héléna Ciak, Paoline Salagnac, Iliana Rupert, Tony Parker, Antoine Diot, etc.

« Ça fait plaisir de jouer dans ces conditions », apprécie Marine Johannès, sacrée championne de France avec l’ASVEL dans cette même enceinte en 2023 au terme d’une superbe finale contre Villeneuve-d’Ascq. « On savait que ça allait être plein et il y avait une super ambiance. Et sur le parquet, on a fait un match sérieux (85-63). »
Le seul hic de cette soirée ? Certainement le niveau de l’équipe d’Allemagne, attendue comme le plus gros adversaire de la semaine pour les Bleues, mais vite impuissante, asphyxiée par l’intensité des joueuses de Jean-Aimé Toupane. « Honnêtement, je suis très heureux de cette victoire : l’Allemagne est l’une des meilleures équipes du monde », savoure le sélectionneur, dans un élan d’amabilité pas forcément très exact ce samedi.
À fond, malgré la qualification déjà acquise
Portées par une Janelle Salaün (18 points à 100%) visiblement bien remise du genou douloureux qui l’a privée du match contre la Colombie, les tricolores ont tué le match dès le premier quart-temps (29-14), avec un écart qui a ensuite flirté avec les 30 points (81-53, 36e minute), malgré la séquence douteuse du troisième quart-temps avec huit rebonds offensifs abandonnés en l’espace de cinq minutes en fin de troisième quart-temps. « C’était un gros match », acquiesce l’ailière de Prague. « On a bien préparé le match, on était prêtes et on a fait notre boulot. On les a respectées, on s’est respectées et c’est ce qui donne le score final. »
D’autant plus méritant que l’équipe de France savait depuis la fin d’après-midi qu’elle avait composté son billet pour Berlin, et qu’il n’est jamais facile de jouer à fond dans ces conditions. Mais le format voulu par la FIBA, avec deux équipes déjà qualifiées et seulement deux nations à mettre derrière parmi les faibles Philippines, Colombie et Corée du Sud, faisait que la qualification n’était pas le principal enjeu de la semaine rhodanienne. Le plancher minimal, bien sûr, mais pas le cœur du sujet, plutôt axé sur les retrouvailles 19 mois après les Jeux Olympiques et la montée en puissance avant l’échéance planétaire en septembre.

Et quand le commentateur FIBA s’est un peu emballé, clamant à Jean-Aimé Toupane qu’il faisait de la France sa favorite actuelle pour la médaille d’or, l’ancien entraîneur de Clermont-Ferrand a ri un peu jaune. « Non, je ne sais pas si on peut dire ça. En tant que coach, on veut d’abord se concentrer sur tous les petits aspects de la performance, sur la façon d’atteindre le résultat que l’on souhaite : l’alchimie collective, la façon dont on joue au basket. » De ce point de vue, impossible de prédire le destin de septembre. Mais au moins, ses Bleues ont engrangé quelques certitudes ce samedi…
À Villeurbanne,
























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