« Les joueurs ont décidé d’imposer notre basket » : Julius Thomas décrypte le hold-up parisien

Julius Thomas et les Parisiens ont remporté la première manche de la finale de Betclic ELITE
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À partir de 5€Essai gratuitDans une Adidas Arena chauffée à blanc, le scénario du Match 1 des finales a longtemps semblé échapper aux tenants du titre. Derrière au score pendant plus de 33 minutes, les Parisiens ont dû puiser dans leurs ressources pour braquer une Roca Team clinique pendant trois quarts-temps. Malgré un trou d’air offensif au troisième acte (seulement 16 points inscrits), Paris a surgi dans le « money-time » pour s’offrir une victoire fondatrice.
Une passivité initiale corrigée par les joueurs
Pour Julius Thomas, le début de rencontre n’était pas à la hauteur de l’événement. « Je pense que sur de longues séquences, nous avons été un peu passifs aujourd’hui », a analysé le technicien après la rencontre. « On attendait un peu de voir ce qui allait se passer. » Le déclic est venu des joueurs eux-mêmes à l’entame de la dernière période, alors que Monaco comptait encore neuf points d’avance (67-76).
« Les gars ont pris les choses en main après le troisième quart-temps. Ils ont dit : « Hé les gars, on ne joue pas comme on veut et pourtant on est toujours dans le match, alors autant passer à la vitesse supérieure et imposer notre style de basket » », rapporte le coach avec fierté.
La profondeur de banc comme arme fatale
Si Paris a fini par faire craquer Monaco, c’est aussi grâce à une rotation bien plus dense. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le banc parisien a apporté 50 points, contre seulement 18 pour celui de la Principauté. Cette stratégie est le socle du projet de Julius Thomas. « Nous cherchons à utiliser toute la force de notre effectif », a-t-il souligné.
« Nous sommes convaincus que cela finira par l’emporter et que nous avons un avantage compétitif à ce niveau-là. Les gars y croient aussi ». Cette fraîcheur a permis aux cadres, comme Nadir Hifi, de porter l’estocade finale. Thomas a d’ailleurs salué la lecture de jeu de son meneur : « Il a vraiment bien lu les situations où ils étaient dans la pénalité. […] C’est vraiment un effort d’équipe complet ».
Pas de « boule de cristal » pour la suite
Malgré cet avantage pris dans la série, le coach parisien reste prudent. Conscient que son équipe n’a mené que pendant 5 minutes et 33 secondes sur l’ensemble du match, il sait que le curseur devra être relevé dès mercredi pour le Match 2. « Nous devons nous améliorer énormément pour le prochain match », prévient-il.
Interrogé sur la suite de la série, il a conclu avec une pointe d’humour : « En allemand, on parle de la « boule de verre » (boule de cristal) dans laquelle on regarde pour savoir ce qui va se passer. Nous n’avons pas cela. Nous verrons bien après ». Ce ne sera pas pour de la voyance donc, mais le rendez-vous est pris.
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…

























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