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Libéré mentalement par l’obtention de son contrat, Killian Hayes réussit son meilleur match de la saison

NBA - Un gros poids sur les épaules en moins, Killian Hayes a fêté la signature de son contrat garanti avec son meilleur match de la saison, dans la victoire des Kings face au Jazz (116-111), lors d'un match avec... 18 absents.
Libéré mentalement par l’obtention de son contrat, Killian Hayes réussit son meilleur match de la saison

Killian Hayes à l’aise avec son shoot : ce n’est pas arrivé souvent en NBA

Crédit photo : © Dennis Lee-Imagn Images
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Depuis son arrivée aux Sacramento Kings le 22 février, Killian Hayes (1,96 m, 24 ans) n’avait marqué que 5 tirs à 3-points sur… 24 tentatives. En un seul match cette nuit, il en a réussi quasiment autant, en quatre fois moins de tirs (4/6). Un chiffre rare pour le meneur franco-américain, souvent décrié pour ses pourcentages aux tirs. Comme si quelque chose l’avait libéré avant ce match, par exemple… l’obtention de son contrat garanti, quelques heures avant le match.

« Peut-être que le contrat a aidé sur ma performance ce soir. Peut-être. Mais j’ai confiance en mon tir, j’avais juste besoin d’en voir rentrer. Et ce soir ça a été le cas » a-t-il souri en conférence de presse après le match. Car il vient de réussir le meilleur match de sa saison, et son meilleur depuis plus d’un an en NBA (en février 2025, à l’époque avec les Brooklyn Nets).

Match tout en contrôle

Sans exploser les compteurs, l’ex-choletais a réalisé un match complet et très propre : 16 points à 5/9 aux tirs (dont 4/6 à 3-points), 5 rebonds, 8 passes décisives et 2 contres en 38 minutes. C’est son record de saison dans chacune de ces catégories. Seul meneur disponible pour les Kings, il a servi de soutien à l’épatant DeMar DeRozan, qui du haut de ses 36 ans a donné la leçon aux jeunes du Jazz avec son jeu à mi-distance (41 points et 11 passes décisives). Avec 21 tirs pris et autant de lancers-francs, il a pris les rênes du scoring, mis dans les bonnes dispositions par Hayes.

Maxime Raynaud, de son côté, est passé proche d’un nouveau double-double avec 8 points et 12 rebonds en 29 minutes. « Max ? Il a un super toucher près du panier, des bonnes mains, un bon floater, donc quand tu es meneur c’est facile de jouer avec un gars comme lui » a exprimé son compatriote.

C’est Killian Hayes qui a contrôlé le tempo du match. « En tant que meneur, il faut rester stable, jamais trop haut ou trop bas, parce que les gars comptent sur toi pour contrôler le tempo. » Chose facilitée par le faible niveau du match entre les deux pires équipes de la conférence Ouest. Il y avait en effet… 18 joueurs absents en cumulé, avec seulement 8 joueurs disponibles par équipe (le minimum requis par la NBA). Dans cette course au first pick, les Kings ont d’ailleurs fait la mauvaise opération en l’emportant, puisqu’ils sont passés du 2e au 4e pire bilan de NBA en une soirée. Et réduisent donc leurs chances le soir de la loterie.

Se tourner vers l’avenir

Mais ce n’est pas ce qui importait ces jeunes Kings, qui ont validé leur 4e victoire sur leurs 5 derniers matchs. Ils ont pu à nouveau « Light the Beam » (= allumer le faisceau violet), comme c’est la tradition. Depuis l’arrivée de Hayes, la franchise californienne a un bilan positif de 6 victoires pour 5 défaites.

Son profil de meneur gestionnaire apporte forcément de la stabilité dans un banc qui en avait bien besoin. Quant au principal intéressé, il est surtout soulagé d’avoir enfin obtenu ce contrat garanti qu’il chassait depuis son éviction des Pistons il y a deux ans. Un poids enlevé de ses épaules qui a forcément joué sur sa performance du soir.

« Ce contrat, c’est pour ça que j’ai travaillé toute la saison en G-League. Je suis vraiment reconnaissant. D’un contrat de 10 jours, à un deuxième, à un contrat jusqu’à la fin de saison. Je suis reconnaissant d’être ici… En G-League, il y a eu des hauts et des bas. Mais j’ai voulu parier sur moi-même. On ne sait jamais ce qui peut se passer. J’avais confiance en mon travail, en mon jeu. » Lui-même a confirmé que l’offre tenait seulement jusqu’à la fin de saison.

Il faudra voir cet été si cette fameuse deuxième année sera garantie par les Kings ou non. Son coach Doug Christie semble y croire : « Je pense que c’est un bon jeune joueur, et qu’on a peut-être trouvé quelque chose en lui. Maintenant il ne reste plus qu’à le fructifier. »

Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.

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