Limoges CSP : vers un grand ménage de fin de saison ?

Dario Gjergja va-t-il perdre son poste de coach principal au Limoges CSP ?
Le Limoges CSP avance sur un fil. Alors que le club a augmenté son budget et sa masse salariale cette saison, les résultats ne suivent pas du tout, avec une place dangereuse dans le bas de tableau. Dans ce contexte, les décideurs limougeauds réfléchiraient déjà à une reconstruction profonde de l’organigramme sportif, selon nos informations.
Un projet sportif déjà fragilisé
Le paradoxe est cruel pour le Cercle Saint-Pierre. Sur le papier, le Limoges CSP s’était donné davantage de moyens pour repartir de l’avant cette saison. Mais sur le terrain, l’équipe n’a jamais réellement décollé et se retrouve embarquée dans la lutte pour le maintien.
Le climat s’est progressivement tendu autour du club, entre des performances insuffisantes, un vestiaire annoncé comme très peu réceptif au discours de Dario Gjergja et une défiance grandissante autour des choix sportifs opérés depuis l’été dernier. Le technicien croate, arrivé avec une vraie réputation après son long passage à Ostende, avait pourtant été prolongé jusqu’en 2028 dès le début de saison.
Crawford Palmer et Dario Gjergja sur la sellette
Le grand chambardement pourrait d’abord toucher la tête du secteur sportif. Revenu au club dans le sillage de Lionel Peluhet, l’actionnaire majoritaire, Crawford Palmer pourrait perdre son poste de directeur sportif. Son avenir apparaît de plus en plus incertain dans un contexte où la direction veut visiblement réévaluer l’ensemble de la structure sportive.
Et la réflexion ne s’arrêterait pas là. Dario Gjergja ne serait plus du tout intouchable malgré sa récente prolongation. La direction limougeaude avait déjà publiquement mis “toute personne du secteur sportif” à l’épreuve il y a quelques semaines, sans tenir compte “des statuts ni des contrats en cours”, signe que rien n’est sanctuarisé au CSP.
Une reconstruction compliquée à lancer aussi tard
Le problème pour Limoges, c’est aussi le timing. Penser à remplacer un directeur sportif en avril, puis potentiellement un entraîneur dans la foulée, revient à prendre un retard important sur la préparation de la saison suivante.
Dans un marché déjà bien avancé, bâtir un projet cohérent devient forcément plus délicat. D’autant que le futur visage de l’effectif reste lui aussi flou. Si Nicolas Lang et Hugo Invernizzi sont encore engagés, d’autres joueurs français (Shawn Tanner, Vincent Amsellem et Mamadou Guisse) par la structure limougeaude pourraient avoir des envies d’ailleurs. Dans le même temps, les contrats importants déjà en place limiteront la marge de manœuvre d’un éventuel nouveau décideur.
Le risque d’une nouvelle saison de stagnation
Le Limoges CSP se retrouve donc à un moment charnière. Sans perspective européenne, avec une base sportive fragilisée et une reconstruction qui pourrait démarrer tardivement, le club risque de repartir dans un cycle d’incertitudes.
L’institution reste forte, l’environnement de Beaublanc aussi, mais cela ne suffit plus à masquer le flou du projet. Si les changements se confirment dans les prochaines semaines, ils devront surtout permettre au CSP de retrouver une direction claire. Car à force de repartir de zéro, Limoges prend surtout le risque de continuer à piétiner.
























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