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Milhan Charles, plongé dans le grand bain NCAA : « Ici, ça avance cinq fois plus vite qu’en France »

NCAA - Milhan Charles vit une expérience totale aux États-Unis. Engagé cette saison en NCAA avec Arkansas-Pine Bluff, le Manosquin de 21 ans découvre un basket plus intense, une exposition permanente et un rythme de vie radicalement différent, qu’il assume comme un accélérateur de carrière.
Milhan Charles, plongé dans le grand bain NCAA : « Ici, ça avance cinq fois plus vite qu’en France »

De Manosque à l’Arkansas, Milhan Charles (ici en défense) vit le grand bain NCAA

Crédit photo : Steve Roberts-Imagn Images

Milhan Charles (2,00 m, 21 ans) ne se contente pas de jouer au basket aux États-Unis. Depuis son arrivée à Arkansas-Pine Bluff, le jeune français est immergé dans un univers où tout va plus vite, plus fort, plus loin. Entre déplacements à travers le pays, intensité des matches et pression permanente, le Manosquin vit pleinement ce qu’il était venu chercher : une relance, mais aussi une transformation.

Un choc culturel et sportif assumé

Le changement a été immédiat pour le joueur originaire des Alpes-de-Haute-Provence. Quitter Manosque pour l’Arkansas n’a rien d’anodin, et l’ailier le mesure au quotidien.

« Ça fait bizarre de passer de Manosque à ici. Les Américains sont des obsédés de sports. Si j’ai choisi cette université ce n’est pas pour l’argent mais car je voulais être sûr de jouer et de me relancer », explique-t-il dans les colonnes de la Provence depuis l’autre côté de l’Atlantique.

Au-delà du terrain, le cadre universitaire américain lui a ouvert des horizons qu’il n’imaginait pas.

« En plus de ça, mon école dispute des matches hors conférence donc j’ai eu l’opportunité de beaucoup voyager. C’est incroyable pour quelqu’un comme moi qui n’avait jamais mis les pieds aux US », ajoute-t-il.

Des kilomètres, des salles, et une autre dimension

Très vite, Milhan Charles a compris ce que signifiait le quotidien d’un joueur NCAA. Les enchaînements de matches et les longs déplacements font partie intégrante de l’apprentissage.

« Dès le début, on a joué à Washington, deux jours après à Portland et ensuite à Los Angeles », raconte-t-il. Un rythme effréné, proche de celui que connaissent les professionnels, et qui participe à forger son adaptation au basket américain.

Un basket plus rapide, plus exposé

Sur le parquet, le contraste avec l’Europe est frappant. Intensité, athlétisme et visibilité médiatique redéfinissent les standards.

« Ici, ça avance cinq fois plus vite qu’en France. Les grosses rencontres sont diffusées sur ESPN et plusieurs scouts sont toujours présents. Le niveau ? C’est plus intense, plus physique et on court beaucoup davantage ! », décrit l’ancien antibois.

Cette exposition permanente impose aussi une concurrence interne féroce, où chaque minute se mérite.

La confiance du coach comme point d’ancrage

Dans ce contexte ultra-compétitif, Milhan Charles s’appuie sur un élément clé : la relation avec son entraîneur Solomon Bozeman. « J’ai une très bonne entente avec mon coach. Il me fait confiance et c’est déjà énorme parce qu’en NCAA tout le monde veut prouver, c’est un monde de pitbulls », souligne-t-il. Une confiance précieuse, qui lui permet de continuer à progresser et de s’installer dans la rotation lui qui tourne à 10,9 points, 4,7 rebonds et 1,3 passe en 30 minutes de temps de jeu cette saison avec les Golden Lions au sein de la Southwestern Athletic Conference.

Un projet clair et des portes ouvertes

Pour la suite, Milhan garde le cap. Son objectif immédiat reste sportif, sans brûler les étapes.

« Pour l’instant, j’aimerais améliorer encore mon shoot et essayer d’accrocher la première place de notre conférence. Ensuite, je me vois bien finir mes années universitaires », confie-t-il.

La suite pourrait toutefois s’écrire ailleurs. Ce ne sera peut-être pas dans l’Arkansas mais sûrement dans un autre État, « dans une université encore plus réputée ». Une ambition mesurée, à l’image d’un parcours fait de patience, de résilience et d’adaptation permanente.

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