Monaco « a trouvé les moyens de résister » et reprend l’avantage du terrain à Paris

Sergii Gladyr était satisfait de la prestation monégasque au Match 2
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitLe soulagement était de mise dans les rangs de la Roca Team, ce mercredi soir. Après avoir concédé le premier point de la série au terme d’une remontada, les Monégasques ont cette fois-ci remis les pendules à l’heure, s’imposant 102 à 90 sur le parquet du Paris Basketball.
Un succès qui permet à Monaco de revenir à 1-1 et, surtout, de reprendre l’avantage du terrain avant de retrouver le public de Gaston-Médecin pour le Match 3.
« Nos joueurs savaient comment réagir »
Pour Sergii Gladyr, cette victoire est avant tout le fruit d’une réaction mentale attendue. Le technicien ukrainien n’a d’ailleurs pas semblé étonné du tout, suite à la copie livrée par ses hommes. « Nos joueurs savaient comment réagir après la défaite du premier match », a-t-il confié en conférence de presse, se disant « très satisfait de leur effort ». Si Monaco avait déjà montré de belles choses lors du Match 1, c’est, selon lui, l’adresse extérieure qui a fait basculer la rencontre. Avec une réussite insolente à trois points, les Monégasques ont su faire la différence là où ils avaient échoué trois jours plus tôt.
Mais au-delà de la réussite brute, c’est la qualité du jeu collectif produit qui a séduit le technicien ukrainien. Avec 29 passes décisives pour seulement 10 balles perdues, Monaco a proposé un basket léché et altruiste. « L’envie de se partager le ballon, c’est ce qui satisfait ce soir », a souligné Gladyr, précisant que l’équipe a été « plus régulière pendant 40 minutes » pour résister aux vagues parisiennes.
Le « vrai leader » Matthew Strazel
Au cœur de cette démonstration, le tandem d’arrière français a brillé. Élie Okobo (17 points) et surtout Matthew Strazel, auteur de 22 points et 9 passes décisives, ont porté l’attaque princière. Gladyr ne tarit pas d’éloges sur son jeune meneur : « C’est un vrai leader. À 23 ans, jouer sa 8e finale de suite, c’est énorme ».
L’autre motif de satisfaction réside dans le retour de Yoan Makoundou, absent lors du premier acte. Malgré une préparation limitée, l’intérieur a pu apporter 18 minutes de qualité, symbole du travail de l’ombre réalisé par le staff médical. L’entraîneur a dévoilé des coulisses de son retour : un suivi des préparateur, et surtout quelques tirs à peine au matin du match, pour reprendre quelques repères. « Les physios ont fait un travail énorme sur la récupération des joueurs », a rappelé Gladyr, de façon plus générale. La rotation réduite de Monaco en a sérieusement besoin, et cela porte ses fruits. Makoundou est revenu avec une grande confiance, notamment derrière l’arc où il s’est montré particulièrement « chaud ».
Un effort collectif avant le retour sur le Rocher
Si les individualités ont brillé, Sergii Gladyr a tenu à englober l’ensemble de son effectif dans ce succès. « Sans les autres, c’est impossible », a-t-il martelé, valorisant l’effort défensif global malgré les 90 points encaissés face à une équipe de Paris toujours redoutable dans son style. Tour à tour, Terry Tarpey, Kevarrius Hayes ou encore Jaron Blossomgame ont eu leurs actions décisives, pour relancer vite vers l’avant.
Désormais, les yeux sont tournés vers vendredi. Monaco compte s’appuyer sur la même stratégie tactique tout en espérant une « grande ambiance à Gaston-Médecin » pour confirmer ce break et reprendre les commandes de la finale. L’objectif est clair : maintenir ce niveau d’exigence pour ne plus laisser Paris respirer. Et ne pas céder aux « vagues » de Nadir Hifi et ses coéquipiers.
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…
























Commentaires