Jason Collins, premier joueur NBA ouvertement gay, décède à 47 ans

Collins luttait depuis plusieurs mois contre un glioblastome de stade 4, l’une des formes les plus agressives du cancer du cerveau.
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À partir de 5€Essai gratuitLa NBA est en deuil. Jason Collins, premier joueur actif d’un sport majeur américain à avoir publiquement assumé son homosexualité, est décédé à son domicile, entouré de sa famille. Il avait 47 ans. Sa mort survient quelques heures seulement après celle de Brandon Clarke, faisant de ce mardi une journée particulièrement sombre pour la grande famille du basket.
Collins luttait depuis plusieurs mois contre un glioblastome de stade 4, l’une des formes les plus agressives du cancer du cerveau. Diagnostiqué en novembre, il avait choisi de se battre avec la même détermination qui l’avait caractérisé sur les parquets. Il s’était notamment rendu à Singapour cet hiver pour recevoir des traitements expérimentaux non encore autorisés aux États-Unis. Ce qui lui avait permis de rentrer chez lui et d’assister au All-Star Weekend à Los Angeles en février. Mais le cancer est revenu trop rapidement pour lui laisser une chance d’achever son protocole.
Un parcours de 13 ans en NBA, marqué par un courage historique
« Notre époux, fils, frère et oncle bien-aimé s’est éteint après un long et vaillant combat contre un glioblastome », a annoncé sa famille dans un communiqué publié par la NBA. « Jason a changé des vies de manière inattendue et a été une source d’inspiration pour tous ceux qui le connaissaient, ainsi que pour ceux qui l’admiraient de loin. Nous sommes reconnaissants de l’élan d’amour et des prières reçus lors des huit derniers mois. Il manquera cruellement à notre famille. »
Choix du premier tour de la Draft 2001, Collins a disputé 13 saisons en NBA sous les couleurs des Grizzlies, des Timberwolves, des Hawks, des Celtics, des Wizards et des Nets. Il affiche des moyennes de 3,6 points et 3,7 rebonds en carrière, avec un meilleur exercice à 6,4 points et 6,1 rebonds en 2004-2005. Il a notamment atteint les Finales à deux reprises avec les Nets, en 2002 et 2003.
C’est en 2013, dans un article de couverture du Sports Illustrated, qu’il est devenu le premier athlète en activité dans l’une des quatre grandes ligues nord-américaines à faire son coming-out. « Quand j’ai choisi de faire mon coming-out, il n’y a eu aucun scandale », avait-il confié à ESPN en novembre. « C’était juste : je me sens assez bon pour jouer en NBA et au fait, je suis gay. Heureusement, les Nets ont été la seule équipe à me donner une chance. »
Breaking: 13-year NBA veteran Jason Collins has died at 47 years old, his family announced. He was diagnosed with Stage 4 glioblastoma. pic.twitter.com/pvdGrEZYPv
— ESPN (@espn) May 12, 2026
Un héritage lourd de sens
Adam Silver a rendu hommage à son héritage : « L’impact et l’influence de Jason se sont étendus au-delà du basket, car il a aidé à rendre la NBA, la WNBA et le monde du sport en général plus inclusifs et plus accueillants pour les générations futures. On se souviendra de Jason pour avoir brisé des barrières, mais aussi pour la gentillesse et l’humanité qui ont défini sa vie et touché tant de personnes. »
La semaine dernière encore, Collins avait reçu le tout premier Bill Walton Global Champion Award lors du Green Sports Alliance Summit. Trop malade pour y assister, c’est son frère jumeau Jarron qui avait accepté la récompense en son nom. « Je l’ai dit à mon frère avant de venir ici : c’est l’homme le plus courageux et le plus fort que j’aie jamais connu », avait déclaré Jarron Collins. Jason Collins laisse derrière lui bien plus qu’un héritage basket…
The Spurs hold a moment of silence for Memphis Grizzlies forward Brandon Clarke, and NBA Cares Ambassador and former NBA player Jason Collins. pic.twitter.com/IIYHLXM4ta
— NBA (@NBA) May 13, 2026




























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