Pour Sylvain Francisco, rejoindre l’ASVEL est « un rêve de gosse »

Retour aux sources pour Francisco
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitC’est l’énorme coup de ce début d’été sur le marché des transferts de la Betclic ÉLITE. L’ASVEL a officialisé ce mardi 30 juin la signature pour les trois prochaines saisons du meneur international français Sylvain Francisco (1,85 m, 28 ans), pour un contrat estimé à… 16 millions d’euros. Le natif de Créteil effectue son grand retour dans le championnat de France, cinq ans après son départ de Roanne. Attendu pour prendre les rênes du collectif villeurbannais, le meneur n’a pas caché son enthousiasme au moment de parapher son contrat avec le club rhodanien, évoquant une portée symbolique forte dans une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux du club.
Dream of a little kid. pic.twitter.com/E8zVkfQ5Ua
— LDLC ASVEL (@LDLCASVEL) June 30, 2026
« Un petit rêve d’un petit gosse »
Pour Sylvain Francisco, revêtir la tunique noire et blanche dépasse le simple cadre du choix de carrière. C’est l’histoire et le poids institutionnel du club le plus titré du basketball français qui ont fait pencher la balance : « Mon premier sentiment au moment de rejoindre l’ASVEL ? C’est ce que ça représente, l’héritage, l’histoire du club. Je pense que c’est un club où tout le monde aurait aimé mettre le pied, porter le maillot et jouer. On va dire que c’est un petit rêve d’un petit gosse. Et c’est aussi un grand projet. »
Une déclaration qu’il a précisé sur son propre compte Twitter. « En grandissant en France, les maillots des clubs comme l’ASVEL, Paris-Levallois ou le PSG avant cela étaient ceux que tout le monde voulait porter, pour leur héritage. C’est partout pareil : l’Aris, le PAOK, le Panathinaïkos ou l’Olympiakos en Grèce, Galatasaray ou Besiktas en Turquie, Barcelone ou le Real Madrid en Espagne… Quand tu es enfant, tu rêves de faire partie de ces clubs historiques. »
I think people misunderstood what I meant. It’s like dreaming of playing in the NBA. Growing up in France, clubs like ASVEL, Paris-Levallois or PSG back then were the jerseys every kid wanted to wear because of their legacy. 1/2
— Sylvain Francisco (@S_CISCO_2) June 30, 2026
Le « grand projet » du club le plus titré de l’histoire
Cette déclaration forte traduit l’attachement du joueur pour les places fortes du patrimoine national. Né dans la fin des années 1990, il a pu connaître devant sa télévision le titre de 2009 dirigé par Vincent Collet, avec Amara Sy, Ali Traoré ou Laurent Foirest. Ou bien sûr d’encore plus proche les 4 titres en 6 ans de 2016 à 2022, lorsqu’il était en train de lancer sa carrière professionnelle. De plus loin, il a ensuite patiemment construit sa trajectoire en Europe avant d’atteindre le statut de joueur majeur d’Euroleague. Revenir en France par la grande porte de l’Astroballe et de la LDLC Arena s’impose ainsi comme l’aboutissement d’une promesse de jeunesse.
Au-delà de la dimension émotionnelle, la venue de Francisco s’inscrit dans ce « grand projet » dont il parle, amorcé par la direction de l’ASVEL. C’est tout simplement le plus grand budget de l’histoire du championnat de France : 58 millions, soit une hausse de 210% par rapport aux 18,7 millions de la saison dernière. Et c’est encore pire pour la masse salariale : +344%, de 4,5 à 20 millions.
Pour mener cela sur le plan sportif, Tony Parker cherchait son “franchise player” et l’a trouvé. Il s’est dit ravi d’avoir pu convaincre le deuxième du trophée de MVP d’EuroLeague cette saison, qui avait selon lui des offres de trois autres clubs d’EuroLeague, dont une plus lucrative. L’attrait est donc réciproque.


























Commentaires