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Entre records et critiques, l’héritage contrasté de Russell Westbrook en NBA

Russell Westbrook a mis un terme à sa carrière NBA après 18 saisons. MVP en 2017 et recordman des triple-doubles, l'icone du Thunder laisse derrière lui un parcours aussi riche en performances individuelles qu'en débats sur son jeu et son absence de titre.
Entre records et critiques, l’héritage contrasté de Russell Westbrook en NBA

Russell Westbrook prend sa retraite après 18 saisons NBA. Aussi adulé que critiqué, le MVP 2017 laisse derrière lui un bilan singulier.

Crédit photo : © Brad Penner-Imagn Images
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La carrière NBA de Russell Westbrook (1,93 m, 37 ans) s’arrête après 18 saisons. De 2008 à 2026, le meneur aura marqué son époque par son intensité, sa régularité et sa capacité à remplir toutes les colonnes statistiques, jusqu’à dépasser un record de triple-doubles d’Oscar Robertson qui avait tenu pendant 47 ans. Mais son parcours restera également associé à ses échecs dans la quête du titre et à une fin de carrière sans relief.

C’est à Oklahoma City que Russell Westbrook a construit l’essentiel de son héritage. Entre 2008 et 2019, le meneur a participé à neuf campagnes de playoffs avec le Thunder et affiché un bilan de 501 victoires pour 320 défaites en saison régulière sur cette période. Preuve de son impact, l’enfant de Los Angeles n’a raté les playoffs qu’à une seule reprise sur la période, en 2014-2015.

Aux côtés de Kevin Durant (2,11 m, 37 ans) jusqu’en 2016, puis de Paul George (2,03 m, 36 ans), Westbrook n’est cependant jamais parvenu à décrocher le titre. Et ce en dépit d’une finale disputée face au Miami Heat de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh en 2012, et de quatre participations aux finales de conf’.

La faute à une concurrence féroce dans la conférence Ouest, ainsi qu’à un jeu à haut risque copieusement critiqué, marqué par des choix discutables et de trop nombreuses pertes de balles (2e aux turnovers dans l’histoire de la NBA avec 5 038 ballons perdus en carrière). Un basket jugé un peu trop frontal par ceux qui auraient aimé le voir épurer son jeu au fil des années et devenir un meilleur gestionnaire. Ce qu’il n’aura finalement jamais sur faire.

Son exercice 2016-2017 reste le sommet individuel de sa carrière. Élu MVP avec un triple-double de moyenne, Westbrook a banalisé l’exercice avant de dépasser en 2021 la marque historique d’Oscar Robertson. Un record qui illustre sa capacité à peser simultanément dans tous les compartiments du jeu et sa propension à s’occuper de tout sur un parquet grâce notamment à des qualités athlétiques exceptionnelles.

Un MVP devenue journey man

Après son départ d’Oklahoma City en 2019, Russell Westbrook n’a plus trouvé la même stabilité. Houston en 2019-2020, Washington en 2020-2021, les Lakers entre 2021 et 2023, les Clippers en 2023-2024, Denver en 2024-2025 puis Sacramento en 2025-2026. Soit six franchises en sept saisons sans le moindre run de playoffs véritablement significatif. Et aucun impact durable sur ces différentes équipes.

Toutes ont tenté d’exploiter son énergie, ses habitudes de travail et son influence auprès de ses coéquipiers. Le déclin de son adresse et certaines difficultés à adapter son jeu à un rôle moins important ont toutefois progressivement réduit sa place dans les différents projets sportifs.

Son passage aux Lakers a particulièrement cristallisé les débats. Associé à LeBron James (2,03 m, 41 ans) et Anthony Davis, le 4e choix de la draft NBA 2008 n’a pas permis à Los Angeles de devenir le prétendant au titre espéré. Ses expériences suivantes n’ont pas davantage débouché sur cette bague qui manque désormais définitivement à son palmarès.

Le Hall of Fame en vue

Son absence de titre ne résume pourtant pas une carrière qui devrait conduire Russell Westbrook au Hall of Fame. Sa longévité et sa polyvalence lui ont en effet permis de produire des chiffres et des statistiques rarement observées en NBA. 16e meilleur marqueur et 5e meilleur passeur de l’histoire de la ligue, Russ compte également 2 titres de top scorer et 9 participations au All-Star Game. Sans oublier ses deux médailles d’or glanées aux Jeux de Londres en 2012 et au mondial 2010 sous le maillot de Team USA.

En dehors des terrains, Brodie s’est aussi impliqué dans différentes actions philanthropiques, souvent sans chercher à les mettre en avant. À l’inverse, ses rapports parfois tendus avec les médias ont participé à l’image clivante qui l’a accompagné pendant une partie de sa carrière.

Russell Westbrook (1,93 m, 37 ans) quitte ainsi la NBA avec un héritage difficile à réduire à ses records ou à ses défauts. Son trophée de MVP, ses triple-doubles et ses onze années à Oklahoma City occupent une place majeure dans son parcours, tandis que son absence de titre, son adaptation compliquée à la diminution de son rôle, et son incapacité à se réinventer au crépuscule de sa carrière en constituent l’autre versant.

Loin des chiffres ahurissants et des continuelles critiques, les hommages rendus au sein de la NBA à l’annonce de sa retraite sont peut être finalement le meilleur indicateur de l’impact laissé par Russell Westbrook. Celui d’un joueur aussi apprécié que respecté par les plus grandes stars de l’Association, LeBron James et Shai Gilgeous-Alexander (1,98 m, 28 ans) en tête.

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