Paris frappe fort sur le parquet de Monaco : 2-1, plus qu’à une victoire du doublé !

Lamar Stevens signe son meilleur match avec Paris
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À partir de 5€Essai gratuitOn l’a rarement vu comme ça sur un parquet. Matthew Strazel (6 points) a complètement dégoupillé contre les arbitres en toute fin de match, rouge de colère et criant avec force au visage de Mehdi Difallah, coupable selon lui du “no-call” de trop sur un lay-up d’Alpha Diallo (9 points, 4 interceptions). « METS-LA MOI, METS-LA MOI ! [la faute technique] T’ES UN TRICHEUR, T’ES UN TRICHEUR ! ».
Ces mots n’ont bien sûr pas plu aux arbitres, qui l’ont exclu immédiatement, en même temps que son coéquipier Alpha Diallo, qui a aussi dû être l’auteur de mots fleuris pas captés par les micros. Renforçant encore un peu plus le statut de cette Roca Team qui est celle qui a commis le plus de fautes techniques cette saison (36).
En cause selon les joueurs monégasques, le manque de coups de sifflet en leur faveur. Ils n’ont en effet obtenu que deux petits lancers-francs sur toute la seconde période. Mais de toute façon, l’adresse n’était pas au rendez-vous sur la ligne pour eux, avec un très petit 9/21 au total. Et le match ne s’est pas seulement joué là-dessus. « On s’est battus nous-mêmes, comme d’habitude » a avoué Terry Tarpey après la rencontre, sans vouloir en dire plus au micro de DAZN : « Mes mots, je vais les garder pour les vestiaires. Ce n’est pas au public que je veux parler. »
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Défense au rendez-vous
Toujours sans Mike James, Nikola Mirotic et Daniel Theis, les Monégasques ont cette fois eu plus de mal à développer leur attaque. Les leaders n’ont pas été aussi tranchants que d’habitude (15 points mais 7 turnovers pour Élie Okobo, 6 points en 32 minutes pour Matthew Strazel).
Ce sont plutôt les soldats et facteurs X Nemanja Nedovic (11 points), Terry Tarpey (10 points) et Juhann Begarin (7 points) qui ont répondu présents. Car les hommes de Sergii Gladyr ont mené jusqu’à 13 points d’avance dans le deuxième quart (32-19). Mais leurs adversaires — qui ont expliqué avec le sourire s’inspirer des New-York Knicks — n’ont rien lâché et sont revenus.
Après la défaite au Match 2, Julius Thomas estimait que son équipe devait gagner en rigueur défensive : « En défense, nous avons beaucoup de choses à améliorer. Nous avons été assez en retard sur de nombreuses situations (notamment close-outs et 1v1). » Les ajustements ont été faits : Monaco maintenu à son plus faible total de points des playoffs (77) malgré une adresse à 2-points excellente (69%), mais beaucoup moins à 3-points (26%) et donc aux lancers. Avec en tête de proue ces leaders en panne offensive, notamment grâce à un Lamar Stevens en mode chien de garde.
C’est aussi dans la raquette que s’est faite le plus gros changement. Après avoir perdu la bataille des rebonds au Match 1 et l’avoir gagnée de justesse au Match 2, il n’y a pas eu photo sur ce troisième match : 44 à 32, avec notamment… 15 rebonds offensifs des Parisiens. Face à un secteur intérieur monégasque en difficulté depuis le début des playoffs, les costauds Léopold Cavalière (7 points, 9 rebonds), Enzo Shahrvin (1 points, 9 rebonds) et Mouhamed Faye (9 points, 7 rebonds) ont appuyé là où ça fait mal.
🚀 | Mouhamed Faye en ramasse miette 👊
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Stevens et Hifi mettent Paris sur des bons rails
Et de l’autre côté du terrain, les choses ont davantage roulé pour Paris. « On a juste disséqué leur défense et pris les avantages. Chaque fois que j’ai la balle ils viennent à 3, mon job c’est de faire les bonnes lectures, je les ai faites aujourd’hui. Je pense qu’on a bien joué ensemble, et ensuite ils ont perdu leur concentration… » a analysé Nadir Hifi, auteur de 24 points et 6 passes décisives sans forcer. Mais le MVP de la rencontre dans le club de la capitale est clairement Lamar Stevens.
24 points à 8/15 aux tirs (record personnel avec Paris), 4 rebonds, 2 passes décisives et 1 interception en 28 minutes pour 21 d’évaluation. Et c’est sans compter une intensité et une défense de tous les instants. Qui lui ont d’ailleurs valu un lot d’actions spectaculaires, et même une faute technique pour une célébration un peu trop virulente.
L’ancien des Grizzlies et des Cavaliers a montré pourquoi Paris est allé le chercher en NBA. « Il y a eu beaucoup de hauts et de bas cette saison, mais à un moment donné cela va payer. Je crois en moi, mes coéquipiers et mon staff croient en moi, donc il était temps pour moi de leur rendre » a-t-il exprimé, toujours à DAZN.
En plus d’ajouter : « C’est pour ça que je suis venu ici, pour gagner des titres. » Paris reprend en effet l’avantage dans ces finales, 2-1, et se met en bonne position pour réaliser le doublé avec l’année dernière. L’objectif de prendre au moins un match à Gaston-Médecin est atteint dès la première chance. Mais à l’aube du Match 4 potentiellement décisif qui s’annonce dimanche, les deux équipes l’ont affirmé : « On va aborder ce match comme s’il y avait 0-0. »
🚀| Lamar Stevens en mode bulldozer dans la raquette 👊
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