SCABB : après le départ de Cyrille Chapot, un virage de plus dans un projet encore en quête de stabilité

Cyrille Chapot aux côtés de Ludovic Dufeal en 2025
Le SCABB a tourné une nouvelle page ce mercredi 25 mars. Dans un communiqué, le club ligérien a annoncé la fin de sa collaboration avec Cyrille Chapot, son directeur sportif, déjà en retrait de ses fonctions depuis la mi-octobre 2025. Une décision qui s’inscrit dans une période agitée pour Saint-Chamond Andrézieux-Bouthéon Basket, entre fortes ambitions structurelles et résultats encore loin des attentes.
Le SCABB acte définitivement le départ de Cyrille Chapot
Le SCABB n’a pas rallongé son communiqué, mais le message est clair : l’aventure de Cyrille Chapot au sein du club est terminée. Le club a salué son investissement, en rappelant notamment son rôle actif dans la création de l’union entre le SCBVG (Saint-Chamond) et l’ABLS (Andrézieux-Bouthéon), à l’origine du SCABB. Depuis la mi-octobre 2025, il n’occupait toutefois plus réellement ses fonctions opérationnelles. Selon Le Progrès, Fabrice Flotte, directeur général du club, avait repris depuis lors la direction sportive.
Cette officialisation vient refermer un feuilleton entamé à l’automne, au moment où le SCABB avait également décidé d’écarter Guillaume Quintard. À l’époque déjà, la situation de Cyrille Chapot apparaissait fragilisée.
Un projet richement doté, mais sportivement loin du compte
Ce départ intervient dans un contexte particulier. Car le SCABB n’est pas un club sans ambition. Bien au contraire. Dès la saison 2024-2025, le club affichait un budget prévisionnel de 4,6 millions d’euros, soit le troisième de Pro B devenue ELITE 2. Puis, au printemps 2025, sa direction a détaillé un plan de développement sur cinq ans, avec l’objectif d’atteindre un budget compris entre 7,5 et 8 millions d’euros, de monter en Betclic ELITE à moyen terme et, ensuite, de regarder vers l’Europe.
Sur le papier, le SCABB s’est donc installé parmi les places fortes de l’ELITE 2 sur le plan financier. Sur le terrain, en revanche, la trajectoire est beaucoup moins linéaire. En moins de deux saisons, le club a connu trois entraîneurs principaux : Maxime Nelaton, puis Guillaume Quintard, remplacé dès octobre 2025, avant l’arrivée de Julien Cortey.
Trois coaches en moins de deux saisons, symbole d’une instabilité persistante
Cette succession rapide sur le banc dit quelque chose du moment que traverse le SCABB. Le club veut accélérer, changer de dimension, structurer un projet de montée vers la Betclic ELITE. Mais il n’a pas encore trouvé la continuité sportive capable d’accompagner cette ambition. Le départ désormais officialisé de Cyrille Chapot ajoute une secousse supplémentaire à un organigramme déjà remanié ces derniers mois.
Dans ce contexte, la question de sa succession se pose forcément. Et un nom revient avec insistance ces dernières semaines : celui de Fabien Romeyer. Stéphanois, actuellement à la JDA Dijon, il y a récemment été promu manager général sportif pour superviser l’organisation sportive des sections basket et hand du club bourguignon. BeBasket évoquait en février l’intérêt du SCABB à son sujet, signe que le club ligérien réfléchit déjà à la prochaine étape de sa structuration.
Le vrai défi : transformer la puissance financière en résultats
Pour le SCABB, le sujet dépasse désormais le simple remplacement d’un directeur sportif. Le club doit surtout réussir à convertir son poids économique en stabilité sportive, puis en résultats. Car dans une ELITE 2 dense et exigeante, l’argent permet de viser haut, mais pas d’éviter les turbulences.
À court terme, le chantier consiste à clarifier la gouvernance sportive. À moyen terme, il faudra surtout prouver que le projet ligérien peut faire mieux qu’empiler les ambitions. Car pour rejoindre la Betclic ELITE, puis rêver plus grand encore, le SCABB devra d’abord retrouver ce qui lui manque encore le plus aujourd’hui : de la continuité.




















Commentaires