Un accord salarial historique trouvé en WNBA, la saison 2026 et les suivantes vont pouvoir avoir lieu

La WNBA est une ligue en expansion
C’est un tournant historique pour le basket féminin. Après des mois de négociations intenses et plus de 100 heures de discussions marathon cette semaine, la WNBA et le syndicat des joueuses (WNBPA) sont parvenus, ce mercredi 18 mars, à un accord de principe sur une nouvelle convention collective (CBA). Ce qui était loin d’être joué il y a encore quelques semaines.
Une grande avancée
Le nouveau texte, qualifié par la Commissionnaire Cathy Engelbert « d’avancée transformative », redéfinit intégralement l’économie de la ligue américaine pour les 7 saisons suivantes (avec une option sur la septième). Cet accord « souligne un engagement commun pour continuer à faire grandir le sport… Nous sommes très fiers d’être des leaders pour le sport féminin. Ces joueuses sont incroyables, et nous allons connaître une incroyable 30e saison à partir de mai. » La tenue de cette saison 2026 était en effet en suspens – un lock-out était évoqué – en attendant l’accord qui a tardé à arriver. Tout va maintenant rentrer dans l’ordre.
Concernant les détails de l’accord, c’est comme toujours Shams Charania d’ESPN qui a en a dégagé les principaux détails :
- un nouveau cap salarial à 7 millions de $ (contre 1,5 million en 2025)
- une part moyenne des revenus partagée à près de 20%
- un salaire “supermax” à partir de 1,4 million de $
- un salaire moyen à 600 000 $
- un salaire minimum à 300 000 $
- des avancées majeures concernant les conditions de voyage, des investissements massifs prévus dans les infrastructures d’entraînement et l’accompagnement médical
- des plans de retraite renforcés, des prestations élargies pour le congé parental et la planification familiale
— WNBA (@WNBA) March 18, 2026
Quel calendrier ?
Le changement le plus spectaculaire réside dans l’explosion des revenus directs pour les athlètes. Les joueuses ont obtenu gain de cause sur leur principale revendication : l’indexation des salaires sur les revenus bruts de la ligue. Bien sûr, la WNBA reste déficitaire, et dépend des investissements de sa grande sœur la NBA. Mais ce nouveau modèle de partage des revenus assure que la future croissance de la ligue, portée par les nouvelles icônes du basket, bénéficiera directement à celles qui en assurent le spectacle sur le parquet.
Au niveau du calendrier, celui-ci sera avancé pour cette saison 2026, qui comprendra deux nouvelles franchises : les Toronto Tempo, et les Portland Fire. Celles-ci vont devoir passer par une Draft d’expansion, qui arrivera le 6 avril. La Draft traditionnelle aura lieu une semaine plus tard, le 13 avril. Enfin, les camps d’entraînement débuteront le 19 avril, avec une opening night prévue le 6 mai. Reste à voir combien de Françaises peupleront la ligue cet été (elles étaient 11 en 2025). Gabby Williams et Bria Hartley sont agents libres, et devront négocier en avril (comme… 70 autres agents libres non-restreints, dont plusieurs superstars). Tandis que d’autres comme Janelle Salaün ou Marine Johannès sont en statut “Reserved”, donc tout dépendra des décisions de leurs franchises.
Gabby Williams et Bria Hartley sont les seules free agents parmi les Frenchies.
Les autres sont sous contrats rookie (Dom, Leïla, Carla…) ou reserved (Marine, Janelle, Iliana…) https://t.co/oWfDlj3OWT— Nothing But French (@NothingButFR) March 18, 2026





















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