Une saison régulière NBA 2025-2026 spectaculaire mais imparfaite : bilan avant les playoffs !

La saison NBA a été marquée par les affrontements entre Spurs et Nuggets.
La saison régulière 2025-26 touche à sa fin. Il ne reste que quelques matchs à jouer pour avoir le classement définitif de la Ligue. Juste avant le play-in tournament et le début officiel des playoffs, l’heure est au bilan de cette cuvée. La saison a été contrastée entre performances historiques, course au MVP très dense mais également des équipes qui ont vite lâché. Ce débat a animé l’émission de First Team #NBAFirstDayShow avec Erwan Abautret, Thomas Dufant et Thomas Larrouquis.
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— NBA (@NBA) April 10, 2026
Une bonne saison mais une ligue coupée en deux
Au moment de dresser le bilan global de cette saison, il y a clairement un contraste entre les équipes compétitives et les équipes qui décident de jouer la draft. Si c’est un constat logique, cette saison est particulièrement représentative de la polarisation de la NBA. Sur la durée, cette division de la Ligue a amené des déceptions quant au niveau général.
“Je me suis pas éclaté, éclaté c’est un mot très fort… c’est une bonne saison, il y a beaucoup de choses à raconter. On a la chance d’avoir un français porte-drapeau et en pleine explosion. Il y a des équipes qui jouent bien vraiment au basket. On peut se projeter sur des play-offs qui vont être palpitantes dans les deux conférences… mais j’ai quand même un vrai sentiment d’amertume », explique Thomas Dufant. “Depuis 3 semaines, cette NBA n’a plus rien à nous donner en termes d’objectifs collectifs, de classement… et ça vient empiéter sur les super matchs qu’on a vécu.”
Thomas Larrouquis confirme cette impression qui dessert le produit NBA. “Il y a eu des moments un peu durs… ces équipes qui ont tanké [perdues exprès pour être bien placées à la draft, NDLR] très tôt, ça nous a donné pas mal de matchs de merde”. Pour Erwan Abautret, la cause de ces moments est toute trouvée. Il ironise en expliquant « qu’une deuxième partie de la NBA est plus proche de la nationale 3 que du meilleur championnat du monde”.
En effet, cette saison, huit équipes ont moins de 27 victoires. Le tanking a largement participé à cette impression. De plus, depuis quelques temps, on voit un déséquilibre très important dans les scores.
Des performances individuelles qui marquent
Malgré ces limites, la saison restera marquée par des exploits individuels majeurs. En tête, les 83 points de Bam Adebayo : “Les 83 points de Bam sont la performance individuelle la plus marquante des dernières années… tout le monde nous a envoyé un message pour demander ‘ça vaut quoi ?’ » explique Thomas Dufant.
Toutefois, cette performance a fait débat au sein du plateau. Thomas Larrouquis la nuance en grande partie, même s’il reconnaît qu’elle est marquante. “Cette perf, elle m’a pas plu… je te dis tout de suite, le contexte, tout ça, c’est pas un truc qui m’a plu.”
D’autres performances l’ont davantage convaincu, notamment du côté de Los Angeles. “J’ai beaucoup aimé la perf de Kawhi Leonard… il a dépassé les 50 points contre Detroit, surtout contre une des meilleures défenses de la ligue… on est toujours inquiet pour sa santé mais là il a répondu”.
KAWHI LEONARD HAS 51 POINTS ‼️
A 26-PT THIRD QUARTER GIVES HIM THE FIRST 50-PIECE OF HIS CAREER!
One quarter to go on NBA League Pass. pic.twitter.com/UXZcVPrFud
— NBA (@NBA) December 29, 2025
Une course au MVP exceptionnelle
Un fil rouge a tenu en haleine tous les fans de NBA tout au long de la saison. La course au MVP a été exceptionnelle, peut être la plus passionnante qu’on ait jamais vécue pour Thomas Dufant. Pour son co-consultant, c’est également la diversité des profils qui rend le débat encore plus ouvert. “On a vraiment des profils très différents : un roi du triple-double, un défenseur élite qui monte en puissance, et un joueur qui s’installe comme le meilleur joueur de la ligue. Même entre nous, on a du mal à se décider…”.
Erwan Abautret note également qu’il y a eu des rebondissements avec des gros matchs entre concurrents au titre. “Le match-up Victor – Jokic est exceptionnel… le fait que Jokic gagne avec 40 points, que Victor loupe le dernier shoot, ça redistribue tout”. Même si Shai Gilgeous-Alexander est bien parti pour obtenir ce trophée, la course à quatre a été haletante depuis le premier match.
Des collectifs forts et des confirmations
La saison a notamment été marquée par la domination du Thunder, pour la troisième fois consécutive premier à l’Ouest. Thomas Larrouquis note surtout leur régularité malgré leur titre de champion. “C’est dur de rester au top surtout après un titre… eux ils sont toujours réguliers”. Avec 64 victoires ils peuvent atteindre le stade des 65 victoires pour la deuxième saison de suite, « une prouesse de malade » selon Thomas Dufant.
Au-delà des confirmations, les San Antonio Spurs ont été la révélation de la saison. Pas en playoffs la saison dernière, ils ont étonné tous les observateurs dont Erwan Abautret. “C’est la meilleure équipe NBA depuis mi-janvier, c’est incroyable ce qu’ils ont produit collectivement”. Le retour en post season des Spurs de Victor Wembanyama est un enjeu majeur de cette saison. “J’ai rarement eu autant d’excitation à découvrir une équipe en playoffs. Ils ont trop de certitude pour pas me faire kiffer”, confirme le plateau.
La conférence Est a également vu son lot de surprises, notamment les Detroit Pistons, premier pour la première fois depuis 2007. Au-delà des résultats, ils ont confirmé les promesses de la saison dernière, avec la manière. “Ils sont agréables à voir jouer… ils confirment leur saison dernière et conservent l’ADN de la franchise. Amener cette équipe avec son meilleur bilan depuis 20 ans, c’est une prouesse” note Thomas Dufant. En effet, ils ont gardé l’esprit défensif présent depuis les Bad Boys et le titre de 2004.
Le plateau a également mis en avant la saison des Charlotte Hornets, des LA Clippers – historiques à leur façon – ou des Boston Celtics qui ont su être performant sans Tatum.
Une dramaturgie importante à Milwaukee qui a animé toute la saison
Pour les chroniqueurs de First Team, la situation aux Milwaukee Bucks a été l’un des points central de la saison. Au-delà du drama qui fait partie de l’univers NBA, ne pas voir l’un des meilleurs joueurs de la Ligue dans une équipe compétitive frustre forcément. “Le fait que Giannis Antetokounmpo ne bouge pas, pour moi c’est un manque à gagner… on avait tous envie de le voir ailleurs. Le fait qu’il reste dans une équipe qui ne joue même pas les playoffs, pour moi c’est -1 ou -2 direct dans la note de la saison« , explique Thomas Dufant.
Erwan Abautret le rejoint sur ce point : « On attendait que ça ». Au final, il devrait partir cet été mais le manque de trade importants a également frustré le plateau. Mis à part James Harden, les mouvements n’ont pas été très importants, pour cette saison tout du moins.
Une note finale logique : entre 7 et 8
Au moment de conclure, le consensus se dessine :
- 7/10 pour Thomas Dufant
- 8/10 pour Erwan Abautret et Thomas Larrouquis.
Avec une synthèse claire présentée par Erwan Abautret : “Le haut de la NBA nous propose du très haut niveau, mais le bas enlève quelques points”.


























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