Achille Polonara prêt pour sa dernière opération cardiaque après sa bataille contre la leucémie

Achille Polonara à la rencontre du public de son club, Sassari
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitDans un entretien bouleversant accordé au Corriere della Sera, Achille Polonara a livré un témoignage poignant sur sa bataille contre la leucémie myéloïde et les épreuves psychologiques qui ont accompagné sa guérison. L’ailier-fort italien de 34 ans, dont la maladie a été diagnostiquée en juin dernier, a révélé que son long calvaire physique touche enfin à sa fin.
Une dernière intervention avant le retour aux affaires
Une seule étape chirurgicale reste à franchir ce lundi avant que Polonara puisse reprendre sa carrière professionnelle. « Ils vont fermer un trou dans mon cœur avec un dispositif appelé ‘parapluie’ », a expliqué le joueur. « Après tout ce que j’ai traversé, c’est une promenade de santé. »
Malgré avoir survécu à une maladie potentiellement mortelle et un coma de dix jours, Polonara reste remarquablement stoïque face à son parcours. « Pour beaucoup, il semble que j’ai fait quelque chose d’extraordinaire », a-t-il noté, « mais je me suis simplement endormi et réveillé. Je ne vois rien d’héroïque là-dedans. »
Ospite speciale per l'#LBAShowtimeGame: Achille Polonara, che torna anche a realizzare un canestro.#LBAF82026#SerieATipo pic.twitter.com/Dxk5o8fWge
— Marco A. Munno (@MarcoAMunno) February 20, 2026
Des moments de désespoir profond surmontés grâce à sa famille
Cette humilité masque cependant un lourd tribut psychologique. Le natif d’Ancône a candidement décrit des moments de désespoir total durant son hospitalisation, quand il a envisagé de mettre fin à ses jours. « J’ai pensé, ça suffit, je vais me jeter par la fenêtre », s’est-il souvenu. « Je me sentais acculé, comme si dix bêtes me maintenaient au sol. Je voulais juste disparaître. »
Le tournant est venu grâce au soutien indéfectible de sa femme Erika et la pensée de ses enfants. « Ce ne serait pas juste pour eux de grandir en pensant que leur père n’a même pas essayé », a-t-il mentionné.
Cette bataille a également fondamentalement modifié sa vision du monde, particulièrement sa foi. « J’étais un grand croyant avant. Maintenant, je ne peux plus. Mes amis disent que j’ai été béni, mais je pense que si c’est le même pouvoir qui m’a rendu malade ? Pourquoi moi, quelqu’un qui a toujours prié ? », a-t-il partagé.
Désormais sous contrat avec Sassari en Serie A, Polonara vise un retour compétitif pour la fin mars.


























Commentaires (0)