Boris Dallo, à la découverte de la Syrie : « Je suis avant tout là pour le basket, le reste, c’est le décor »

Boris Dallo était passé par Saint-Quentin en fin d’année 2025.
Voilà une destination pour le moins… surprenante. Après une quinzaine d’années à sillonner l’Europe, à l’exception d’une saison passée Outre-Atlantique (en D-League, ex-G-League, avec les Long Island Nets), Boris Dallo (1,96 m, 31 ans) va devenir le premier Français à jouer au basket en Syrie. Un départ inattendu, trois mois après avoir terminé de la bonne manière sa pige à Saint-Quentin.
« J’aurais aimé enchaîner, a-t-il avoué dans les colonnes de L’Aisne Nouvelle. Je pensais que mes performances à Saint-Quentin me permettraient de retrouver un projet… Ça n’a pas été le cas. » Trois mois sans basket, après avoir guidé le SQBB vers deux de ses trois seules victoires en championnat cette saison, au terme de deux performances abouties contre Gravelines-Dunkerque et Cholet.
« Par moment, on se croirait dans un film »
Toutes les pistes ont donc été bonnes à étudier pour le champion de Serbie 2014, avec le Partizan Belgrade. Et notamment la piste syrienne, où le club d’Al-Ittihad Ahli d’Alep a été la porte de sortie à ce tunnel sans basket. « Je sais que la Syrie peut effrayer au premier abord, a-t-il poursuivi dans le journal axonais. Mais là où je vais, c’est sécurisé. Bien sûr, c’est particulier quand tu arrives. Tu passes les checkpoints aux frontières, tu vois des hommes armés… Ça marque. Franchement, par moment, on se croirait dans un film. »
S’il ne ferme pas la porte à un retour en Europe à terme, Boris Dallo se satisfait d’aller découvrir autre chose, une nouvelle vie, « une nouvelle culture ». Ce qui l’importe désormais, comme il sait si bien le faire, c’est mouiller le maillot. « Je suis avant tout là pour le basket. Pour jouer. Pour gagner. Le reste, c’est le décor. »
Un décor qu’il sera le premier Tricolore à aller explorer, et où il engrangera toujours plus d’expérience, sous les couleurs du 15e club de sa carrière. L’objectif : un titre de champion. Et surtout, enfin du basket, après une période longue, presque interminable pour lui qui ne s’arrête jamais de jouer.

























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