Cholet Basket dos au mur : « On a eu un gros trou qui nous a coûté très cher »

Aaron Towo-Nansi revient sur la défaite de Cholet contre Paris dans le match 3 des demi-finales de playoffs de Betclic ELITE
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À partir de 5€Essai gratuitLe Paris Basketball a repris l’avantage dans sa demi-finale de Betclic ELITE face à Cholet Basket. Dimanche soir, à la Meilleraie, les Parisiens se sont imposés 95 à 86 malgré l’expulsion de leur entraîneur Julius Thomas. Un succès qui place désormais le club de la capitale à une victoire de la finale.
Pour Cholet, la frustration est d’autant plus grande que la réaction affichée après la pause n’a pas suffi à combler le retard accumulé lors des vingt premières minutes.
Une première mi-temps fatale
Le constat est partagé dans les rangs choletais. Aaron Towo-Nansi (1,76 m, 17 ans) a ainsi estimé auprès du Courrier de l’Ouest que « la première mi-temps nous coûte cher puisque la deuxième elle est beaucoup mieux ». Le jeune meneur a souligné que son équipe avait ensuite « mis plus d’intensité » mais que le mal était déjà fait face à une formation parisienne capable de « scorer avec facilité ».
Pour lui, le scénario aurait pu être différent avec une meilleure entame : « Si on joue 40 minutes, le match est différent, puisqu’on court derrière le score. »
Même analyse du côté de Digué Diawara (2,04 m, 27 ans). L’ailier a reconnu que son équipe avait payé cash son début de rencontre raté : « On a eu un gros trou qui nous a coûté très très cher. Après, on n’a rien lâché, on est revenu. »
Malgré cette remontée, Cholet n’est jamais parvenu à reprendre totalement la main sur la rencontre.
Le rebond, un secteur déterminant
Au-delà du démarrage manqué, le contrôle du rebond a également pesé dans la balance. Digué Diawara a notamment pointé les difficultés rencontrées sur les rebonds longs, un aspect déjà problématique depuis le début de la série.
« Ces rebonds, c’est un défaut dans la série », a-t-il reconnu, tout en rappelant qu’il s’agissait d’un travail collectif : « C’est vraiment du rebond à 5. »
L’ancien joueur de Quimper estime d’ailleurs que ce secteur sera l’une des clés du match 4 : « Si on contrôle le rebond, on contrôle le jeu. »
Une équipe qui refuse de céder
Malgré cette défaite et l’absence de Qudus Wahab (2,11 m, 26 ans), les Choletais refusent de baisser les bras. Keshawn Justice (2,01 m, 26 ans) a rappelé que l’objectif restait inchangé : « Notre objectif, c’est une victoire à la fois et de protéger notre terrain pour pouvoir faire un match 5. »
L’ailier américain a également eu une pensée pour son coéquipier, expliquant vouloir « envoyer tout notre amour et nos prières à Qudus qui traverse une période difficile ».
Selon lui, les ajustements imposés par cette absence n’expliquent pas à eux seuls le résultat final. « Dans le troisième et quatrième quart-temps, on a été capables de rivaliser, on a été capables de revenir », a-t-il souligné, avant d’insister sur la nécessité de maintenir la même intensité pendant quarante minutes.
Aaron Towo-Nansi, lui aussi, assure que le groupe saura s’adapter aux circonstances : « On va continuer à s’adapter et on verra comment ça se passe pour la suite. »
Porté par une Meilleraie toujours aussi bruyante, Cholet Basket tentera désormais de prolonger sa saison lors du match 4. Comme l’a rappelé Digué Diawara, « le public on sait qu’il va s’allier derrière nous et qu’il nous poussera jusqu’au bout ». Une nouvelle bataille attend les Maugeois mardi soir.
























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