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Crise à l’AS Monaco : la Principauté prête à reprendre la main

Betclic ELITE - L’AS Monaco pourrait connaître un tournant majeur. Selon une vaste enquête publiée par L’Équipe, la Principauté monégasque s’apprêterait à reprendre le contrôle du club pour éviter une cessation de paiements et préserver son image.
Crise à l’AS Monaco : la Principauté prête à reprendre la main

Le Prince Albert II, lors de sa venue à Gaston Médecin pour assister au match de Monaco contre le Bayern Munich aux côtés d’Aleksej Fedorycsev

Crédit photo : Miko Missana

Les retards de paiement / salaire à l’AS Monaco, au cœur de notre sujet publié mardi, prennent désormais une dimension institutionnelle. D’après les informations de L’Équipe, la Principauté de Monaco elle-même aurait décidé d’intervenir directement pour reprendre la direction du club, en grande difficulté financière.

Plombée par des dettes croissantes, des retards de paiement à répétition et une trésorerie quasi à l’arrêt, la Roca Team serait arrivée au bord du gouffre. En cause notamment, le gel des liquidités du président Aleksej Fedorycsev, dans un contexte géopolitique toujours plus contraignant.

 

Des retards de salaire devenus ingérables

Comme annoncé, les retards de salaire ont profondément détérioré le climat interne. L’Équipe confirme que les joueurs ont perdu confiance dans la direction du club, certains salaires étant versés en retard, parfois partiellement, et via des montages financiers atypiques.

Le quotidien sportif rappelle notamment que des joueurs avaient menacé de faire grève avant la réception de Gravelines-Dunkerque le 13 janvier, avant de percevoir, la veille du match, leur salaire de… novembre, tandis que ceux de décembre n’étaient toujours pas réglés. Des scènes révélatrices du malaise auraient même été observées publiquement, traduisant l’exaspération croissante de l’effectif.

Une reprise en main politique imminente

Selon L’Équipe, la décision serait désormais actée en haut lieu. La reprise du club par la Principauté aurait été évoquée lors d’un conseil du gouvernement monégasque, avant d’être étudiée par le Parlement. L’objectif serait clair : empêcher un effondrement sportif, économique et symbolique du club le plus exposé internationalement.

Cette intervention passerait par le règlement du passif afin d’assurer la continuité d’activité. Luxury Tax due à la LNB, amende infligée par l’EuroLeague, salaires des joueurs, prestataires impayés et commissions d’agents viendraient alourdir une note de plusieurs millions d’euros. En contrepartie, les parts d’Aleksej Fedorycsev seraient cédées pour un montant symbolique.

Un portage temporaire avant un nouveau projet

Toujours selon L’Équipe, cette reprise en main n’aurait pas vocation à s’inscrire dans la durée. Il s’agirait d’un portage temporaire, un « bridge » juridique, destiné à maintenir le club à flot en attendant l’arrivée d’un nouvel actionnaire majoritaire.

Plusieurs pistes seraient déjà à l’étude, dont celle des Pastor. Selon nos informations, c’est vers cette famille richissime que le gouvernement s’est tournée. Pas forcément motivée au départ, mais en lien historique avec le gouvernement et la famille princière, elle pourrait sauter le pas. D’autres options existeraient également, à l’approche d’une échéance clé : la présentation des budgets pour la saison prochaine, attendue d’ici la mi-mai.

Un riche financier serait lui volontaire pour délocaliser le projet sur Nice, en faisant sortir de terre une grande aréna, pourquoi pas sous le prétexte des Jeux Olympiques d’hiver 2030 avec la nécessité d’une patinoire dans la métropole azuréenne. Un projet flou à prendre avec des pincettes en cette période de campagne électorale électrique à Nice, où les deux ennemis jurés Christian Estrosi et Eric Ciotti se font la guerre. Surtout, il semble impossible d’imaginer que le gouvernement monégasque accepte de voir l’AS Monaco émigrer en France, chez le voisin niçois.

Dans l’immédiat, cette intervention de la Principauté apparaît comme une réponse directe à une situation devenue intenable. Un signal fort, autant pour les joueurs que pour l’image de Monaco sur la scène du basket européen.

Commentaires


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glidos
Un club artificiel, uniquement destiné sous cette direction, à lessiver du pognon sale d'Europe de l'Est. A un moment, ça passe plus...
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frenchpaul1988
Revoyez votre histoire, ils ont des décennies d'histoire du niveau amateur à l'Euroleague. Er si Monaci est "artificiel", que dire de Paris qui a tout bonnement acheté sa place direct en Pro B ?
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thorir
J'pense qu'il faut pas raconter n'importe quoi non plus à longueurs de posts. J'suis trés critique sur CETTE direction actuelle dans le sens où sans être trop naifs avec le pedigree du type y'a quand même de fortes probabilités pour qu'une partie des fonds injectés puissent provenir du crime organisé voir de profits de guerre plus récemment. Par contre on n'peut pas parler de blanchiment quand on dépense des sommes folles en pure perte, dans un sport qui ne rapporte RIEN. il se sert juste de ces fonds pour son plaisir personnel, c'est déja bien assez, mais ne parlons pas de lessiveuse dans ce cadre là. Par contre son projet de devenir co propriétaire de la LDLC arena, ça ça sentait le blanchiment à plein nez effectivement, mais ça ne s'est pas fait donc.... Ensuite effectivement c'est pas trés honnête de mélanger le club ASM et les agissements de ce type, le club a existé avant lui que ce soit au fond des championnats fédéraux FFBB ou dans l'Elite, et existera aprés ce personnage
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ricolesbonstuyaux
Ce que vivent les joueurs depuis fin 2025 est vécu par les journalistes de Skweek depuis plus de 2 ans. Il n'y a plus qu'à leur souhaiter que cette plateforme soit également reprise par un concurrent afin qu'ils puissent conserver leur emploi et... être payés dans les temps !
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thorir- Modifié
Ca le probleme c'est que c'est encore une situation bien différente. cette plateforme n'était qu'un outil pour asseoir la visibilité de son club. S'il sent qu'il en est dépossédé c'est fort possible qu'il organise rapidement l'insolvabilité de cette société et là pour le coup je pense que cette plateforme n'interessera pas grand monde pour être reprise. Donc les salaires de ces journalistes, ex-consultants vedettes, les sommes dues au studio de production de L'Equipe ou l'ASVEL risquent bien de ne jamais être recouverts..
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cyril68
Les Pastor avaient également été appelés à la rescousse de l'AS Monaco foot. Ils n'ont jamais mis un rond dans le club, le laissant péricliter jusqu'à descendre en L2, avec menace de nouvelle relégation. Le même avenir attend le basket.
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thorir
Ouais, aprés c'est pas les mêmes sommes non plus. Je parle pas forcément du trés haut de tableau d'Euroleague mais pour avoir un joli club de BE y'a pas besoin d'injecter les montants d'un club de foot
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jc87- Modifié
Je pense qu'il y a suffisamment de gens qui grenouillent à Monaco capables de financer une équipe de basket, à fortiori si la principauté s'implique. Mais ce ne sera probablement pas à des niveaux de budget totalement délirant comme ces dernières années avec Fedorycev. Après tout ça a été le cas auparavant car l'ASM n'est pas sortie de nulle part non plus, on l'a oublié mais ils ont eu une équipe au plus haut niveau français pendant des décennies. Donc ça risque de passer par une sortie de l'Euroligue et un retour à une certaine normalité budgétaire. A suivre.
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Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.