21 Tricolores vont finir la saison en NBA : la France passe devant le Canada !

Les deux vétérans Nicolas Batum et Guerschon Yabusele et le jeune Noa Essengue, lors du match Clippers-Bulls du 13 mars
Le basketball français vit une période faste sans précédent. En plus de l’EuroLeague, la NBA est aussi de plus en plus peuplée par les tricolores. Ils étaient 19 sous contrat au début de saison, ce qui était déjà un record (14 au début de la saison 2024/25). Mais depuis, deux noms se sont ajoutés : Olivier Sarr (2,08 m, 27 ans) en two-way à Cleveland, et le revenant Killian Hayes (1,96 m, 24 ans), qui vient de signer avec Sacramento son premier contrat garanti depuis deux ans.
Ce qui fait un total de 21 joueurs français pour finir la saison NBA, un record absolu. Mais mieux que ça : la France est désormais… le deuxième pays le plus représenté en NBA, derrière les États-Unis, mais devant le Canada (20 joueurs, au 17 mars), et loin devant le quatrième (Australie, avec 10 joueurs) selon le recensement de la NBA. Le tout avec 15 d’entre eux qui ont 22 ans ou moins.
La liste des 21 Français sous contrat (classés par temps de jeu) :
- Rudy Gobert
- Victor Wembanyama
- Alexandre Sarr
- Bilal Coulibaly
- Moussa Diabaté
- Maxime Raynaud
- Zaccharie Risacher
- Nolan Traoré
- Sidy Cissoko
- Nicolas Batum
- Killian Hayes
- Tidjane Salaün
- Ousmane Dieng
- Rayan Rupert (two-way)
- Noah Penda
- Guerschon Yabusele
- Mohamed Diawara
- Joan Beringer
- Pacôme Dadiet
- Noa Essengue
- Olivier Sarr (two-way)
France in the house!
Mohamed Diawara, Tidjane Salaün, Pacôme Dadiet and Guerschon Yabusele jersey swap after Hornets/Knicks 🇫🇷 pic.twitter.com/VlvElmgbKL
— NBA (@NBA) December 4, 2025
Des joueurs intégrés dans la rotation
Un événement historique. Ce qui semblait inatteignable il y a encore quelques années est désormais réalité. Et surtout – et c’est peut-être le plus important – ce contingent n’est pas inactif : la grande majorité des 21 joueurs sont dans la rotation de leurs équipes respectives. Derrière l’immense Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) – actuel 2e du classement du MVP – ils sont 16 à jouer au minimum 13 minutes par match. L’intégration massive de jeunes talents a créé un appel d’air sans précédent. Ces joueurs ne se contentent plus de cirer les bancs de touche, mais deviennent des pièces importantes dans leurs équipes. À noter que les deux-tiers du contingent sont des postes 4-5, avec notamment 8 pivots.
En fait, on ne compte que 4 joueurs qui sont vraiment hors-rotation : le rookie Joan Beringer (2,10 m, 19 ans) qui a seulement quelques minutes éparpillées à Minnesota, le sophomore Pacôme Dadiet (2,03 m, 20 ans) qui est laissé de côté à New-York, Olivier Sarr le nouvel arrivant à Cleveland qui reste pour l’instant en G-League, et le grand blessé Noa Essengue (2,05 m, 19 ans) qui aura vécu une saison rookie cauchemar. Actuellement blessé, Tidjane Salaün (2,05 m, 20 ans) se situe dans un entre-deux, étant donné qu’il joue quand il est en NBA, mais qu’il est souvent envoyé en G-League.
« Bien sûr, ça me rend fier de voir des jeunes français performer. Je trouve qu’on a une génération assez intéressante cette année. Contrairement à l’année dernière où on pouvait attendre plus de choses de certains, cette année je trouve qu’ils font de bonnes saisons […] Je parle à beaucoup. Avec Bilal Coulibaly on se parle, Tidjane Salaün pareil, Moussa Diabaté aussi, ils me demandent des conseils de temps en temps. Je parle un peu avec les jeunes, c’est vrai que j’ai une connexion avec eux. »
Nicolas Batum, dans une interview à BeBasket en janvier
Alors forcément, les performances individuelles s’accumulent. Régulièrement des joueurs différents dépassent les 20 points, ce qui était rare il y a quelques années. Victor Wembanyama est forcément le plus performant d’entre tous, même si Alexandre Sarr (2,16 m, 20 ans) le talonne de pas si loin, avec régulièrement des gros scores offensifs. Sur cette fin de saison, Maxime Raynaud (2,16 m, 22 ans) ou Bilal Coulibaly (2,03 m, 20 ans) font aussi beaucoup parler d’eux. D’autres y arrivent de manière plus épisodique.
Bon ils vont être complètement éclipsés par Bam, mais quand même cette nuit :
🇨🇵 39 points, 11 rebonds à 8/15 à 3-points de Victor Wembanyama
🇨🇵 28 points, 6 rebonds en 20 minutes d'Alexandre Sarr
🇨🇵 18 points et 11 rebonds de Maxime Raynaud pic.twitter.com/fVOsJOcQC1
— Tom Compayrot (@Tom_Cprt) March 11, 2026
Quelles sont les qualités qui les distinguent ?
Globalement, on peut noter un progrès des tricolores au shoot à 3-points, ce qui peut jouer sur leur utilisation, étant donné l’importance de cette compétence. Certains signent des progrès dantesques par rapport à la saison dernière (Tidjane Salaün et Ousmane Dieng (2,09 m, 22 ans), ou même Noah Penda (2,01 m, 21 ans) et Mohamed Diawara (2,04 m, 20 ans)) par rapport à leur saison en France). D’autres gardent un pourcentage dans la moyenne de la ligue (34-36%) malgré un gros volume (Victor Wembanyama, Alexandre Sarr, Guerschon Yabusele (2,01 m, 30 ans)). Un point clé qui vient s’ajouter à la défense, qui est clairement la force de ce contingent français. Autre gros point positif : ils ont réussi pour l’immense majorité à rester en bonne santé toute la saison, ce qui est une qualité non-négligeable.
Cette fin de saison devrait mettre à l’honneur les jeunes tricolores, surtout dans les équipes de fond de classement. Reste à voir combien arriveront à se maintenir pour la saison prochaine. Ils seront plusieurs à être agents libres cet été (Ousmane Dieng, Guerschon Yabusele, Rayan Rupert (1,99 m, 21 ans), Olivier Sarr), tandis que d’autres comme Nicolas Batum (2,03 m, 37 ans), Killian Hayes ou Sidy Cissoko (1,98 m, 21 ans) auront des options sur leurs contrats qui pourront être activées ou non par leurs équipes.
Au vu aussi de la faible cuvée tricolore pour la Draft 2026, il est possible que ce chiffre de 21 joueurs français en NBA ne soit plus atteint de si tôt. Il reste donc un mois pour en profiter, avant le début des playoffs, où tous les yeux seront rivés sur Victor Wembanyama et les Spurs.
« Que ce soit en EuroLeague ou en NBA d’ailleurs, le basket français est bien représenté. Et il faut continuer cette formation. Les jeunes qui grandissent en France et qui font du basket, ils peuvent rêver de NBA, de jouer au plus haut niveau mondial. Avant, c’était plus rare, il fallait être un peu fou […] Toutes les personnes impliquées dans la formation sont primordiales. Bravo à tout le monde. Et on va continuer de grandir, pour faire en sorte que le basket français soit de plus en plus dominant. »
Rudy Gobert, dans une interview à BeBasket en janvier
2nd team to reach 50 wins this season…@wemby and the @spurs! pic.twitter.com/SidZikOQz9
— NBA (@NBA) March 17, 2026




















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