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Entre passion et débordements : New York vit les finales NBA à l’extrême

Portés par leur retour en finales NBA pour la première fois depuis 1999, les supporters des Knicks ont plongé New York dans une ambiance exceptionnelle. Mais derrière l'euphorie collective, plusieurs incidents récents rappellent que la ferveur populaire peut parfois franchir certaines limites.
Entre passion et débordements : New York vit les finales NBA à l’extrême

À mesure que la série avance, les débordements se multiplie à New York.

Crédit photo : © Scott Wachter-Imagn Images
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Les finales NBA ont transformé New York. Depuis plusieurs semaines, les Knicks occupent toutes les conversations, les rues se remplissent de maillots bleus et orange, et chaque victoire déclenche des scènes de célébration rarement observées dans la ville depuis quelques années. Alors que la franchise n’est plus qu’à un succès de son premier titre depuis 1973, l’engouement atteint désormais son paroxysme et plusieurs débordements ont eu lieu.

New York emportée par la fièvre des Knicks

La démonstration la plus spectaculaire est venue du Game 4. Menés de 29 points face aux Spurs, les Knicks ont signé le plus grand retour de l’histoire des Finals pour s’imposer 107 à 106 et prendre une avance de 3-1 dans la série. Dans un Madison Square Garden en fusion, les chants en faveur d’OG Anunoby ont résonné jusqu’au coup de sifflet final.

Depuis le début des playoffs, la ville entière semble vivre au rythme de son équipe. Des rassemblements géants ont été organisés autour du Garden, les monuments emblématiques se sont habillés aux couleurs de la franchise et certains supporters sont même allés jusqu’à brûler de la sauge devant la salle avant le Game 4 afin de chasser la « mauvaise énergie » laissée par la défaite précédente. Une passion parfois irrationnelle, mais qui illustre l’attachement profond des New-Yorkais à leur équipe.

Cette attente est d’autant plus forte que les Knicks n’avaient plus disputé les finales NBA depuis 1999. Pour toute une génération de supporters, il s’agit d’un moment inédit. « La ville est électrique », résumait récemment un fan interrogé par la BBC, tandis qu’un autre expliquait n’avoir « jamais vu quelque chose de semblable » auparavant.

Quand la passion bascule dans les excès

Cette ferveur a toutefois donné lieu à plusieurs incidents qui ont poussé les autorités à réagir. Avant le Game 4, la police new-yorkaise a instauré un périmètre de sécurité autour du Madison Square Garden et interdit les rassemblements spontanés. Une décision prise après plusieurs débordements observés ces derniers jours, notamment lors d’une watch party à Bryant Park qui s’était soldée par 21 arrestations et plusieurs policiers blessés.

Des supporters des Spurs avaient également été pris à partie dans les rues de Manhattan après le Game 3. Certains se sont fait arracher leur maillot tandis que d’autres ont été poursuivis par des groupes de fans exaltés.

Le dernier épisode en date concerne directement Victor Wembanyama. Après la défaite des Spurs lors du Game 4, plusieurs dizaines de supporters ont attendu les joueurs texans devant leur hôtel. Si la majorité s’est contentée de huer l’équipe adverse, des vidéos montrent plusieurs projectiles lancés en direction du groupe. Un œuf a notamment été aperçu à proximité du Français sans toutefois le toucher. Des pointeurs laser ont également été utilisés.

Face à cette montée des tensions, plusieurs personnalités ont appelé au calme. Dès le début de la semaine, Wemby rappelait que « cela reste un jeu » et que « la passion doit s’accompagner du respect des autres ».

L’acteur Ben Stiller, l’un des supporters les plus connus de la franchise, a lui aussi condamné les débordements visant les fans adverses. « Être fan des Knicks ne signifie pas manquer de respect aux fans des Spurs. » Même discours du côté de Karl-Anthony Towns : « Nous voulons que tout le monde se respecte. Laissons la physicalité aux joueurs sur le terrain. »

À New York, personne ne souhaite voir cette communion populaire être éclipsée par une minorité agitée. Car si les Knicks sont aujourd’hui à une victoire d’un titre historique, leur parcours a surtout rappelé l’attachement exceptionnel que leur porte toute une ville, pour le meilleur comme parfois pour le pire.

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