Légende d’EuroLeague, Mike James ne regrette plus la NBA : « Ce n’est pas parce que tu en as le niveau que tu es censé y être »

Mike James n’a plus le regret de ne pas avoir performé en NBA
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À partir de 5€Essai gratuitLégende d’EuroLeague, Mike James (1,85 m, 35 ans) est bien loin d’avoir le même statut en NBA. Si l’Américain a tenté à maintes reprises de rapatrier son talent aux États-Unis, le natif de Portland n’a jamais pu le déployer totalement pour y vivre son rêve américain. Dans une récente interview accordée à HoopsHype, le meilleur marqueur de l’histoire de la Ligue européenne est revenu sur ce contraste saisissant d’un continent à l’autre, qui ne lui laisse aujourd’hui aucun regret.
Légende en Europe, joueur de complément en NBA
Le parcours de Mike James en NBA a tout d’une succession de rendez-vous manqués, malgré son talent indéniable. Ses débuts remarqués aux Phoenix Suns en 2017, où il affichait 10,4 points de moyenne, avaient donné le ton : il avait été licencié quelques jours seulement après la signature d’un contrat standard.
S’en sont suivis des passages plus discrets aux Pelicans de La Nouvelle-Orléans (1 point de moyenne en 2018) et plus récemment aux Nets de Brooklyn en 2021 (7,7 points), aux côtés de son grand ami Kevin Durant. Les statistiques d’un joueur de complément, à des années-lumière de son rendement sur le Vieux Continent.
Pourtant, James ne remet pas en cause son niveau intrinsèque. Pour lui, la réussite outre-Atlantique est avant tout une question de contexte : « Ce n’est pas parce que tu as le niveau pour être en NBA que tu es censé y être », confie-t-il. Il ajoute que même en étant « meilleur qu’un autre joueur », la sélection finale se joue souvent sur l’adéquation avec les besoins d’une équipe, un « fit » qu’il n’a jamais totalement trouvé, selon lui.
« GOAT » autoproclamé de l’EuroLeague, toujours en quête du Graal
Le contraste est total lorsqu’on observe l’héritage qu’il continue de bâtir en Europe. À 35 ans, le meneur est une figure historique, le premier joueur à franchir la barre mythique des 5 000 points en EuroLeague. MVP de la compétition en 2024, il en est aussi le meilleur marqueur. De quoi lui donner une certaine assurance, au moment de s’épancher sur son statut continental : « Selon moi, je suis déjà le GOAT de l’EuroLeague, mais j’ai peut-être un avis biaisé », disait-il en début d’année.
S’il court toujours après le sacre ultime en EuroLeague, après une finale perdue en 2025, il assure que cela ne déforme plus sa perception de lui-même. Serein, il décrit désormais l’obsession de la NBA comme un « rêve d’enfant », auquel il préfère résister en allant là où il se sent désiré et aimé. « Ce qui est important pour moi ? Juste être en paix et être heureux », martèle-t-il.
Aujourd’hui, c’est avec l’Anadolu Efes Istanbul qu’il ouvre un nouveau chapitre. Non pas pour prouver quoi que ce soit aux recruteurs américains, mais pour continuer d’écrire sa légende, là où son génie est célébré à sa juste valeur.
Le débat de la rédaction · À vous de trancher Mike James est-il le meilleur joueur de l'histoire de l'EuroLeague ?

























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