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Les mots forts de Gabby Williams : « C’est la mentalité française avec laquelle je ne suis pas d’accord : on veut la la pression, ce n’est pas un problème ! »

Alors qu'elle fête ses 30 ans ce jeudi, Gabby Williams a tenu un discours marquant ce mercredi après-midi devant la presse. La capitaine des Bleues a clamé haut et fort son ambition, laissant entrevoir la mentalité américaine au sein de laquelle elle a baigné toute sa jeunesse.
Les mots forts de Gabby Williams : « C’est la mentalité française avec laquelle je ne suis pas d’accord : on veut la la pression, ce n’est pas un problème ! »

La capitaine Gabby Williams fête ses 30 ans ce mercredi

Crédit photo : FIBA
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Gabby, vous avez déclaré sur le site de la FIBA que la culture de l’équipe de France avait changé. En quel sens ? 

C’est le fait d’être compétitive. Maintenant, on pense à gagner, ou rien. J’ai vu ça progresser au fur et à mesure des années depuis que je suis en équipe de France. Quand je suis arrivé, on se dit : « OK, on a perdu, c’est pas grave, ça arrive tout le temps ! » Maintenant, on se met la pression de tout gagner.

« Le groupe le plus soudé depuis que je suis là ! »

De l’extérieur, on a l’impression d’avoir affaire à un groupe particulièrement soudé…

Oui, je suis d’accord. Je pense, pour être honnête, que c’est le groupe le plus soudé depuis que je suis en équipe de France. C’est en raison de la communication et de l’énergie mise à chaque entraînement, c’est ce genre de choses qui intéresse tout le monde.

Cette équipe de France est labellisée WNBA. Qu’est-ce que ces Bleues-là doivent être à la WNBA ? 

De la confiance, déjà. Je pense que ça aide de jouer contre les meilleures joueuses du monde tous les jours. Ça nous montre qu’on peut rivaliser avec ce genre de joueuses. On apprend aussi des termes basket. Je me souviens qu’en 2024, c’était un peu compliqué pour moi d’expliquer certains termes. Parce que je suis formée aux États-Unis, c’était dur pour moi. Maintenant, dès que je prononce un terme ou que je demande une action, les filles comprennent direct. Ça nous aide beaucoup alors que nous n’avons pas eu beaucoup de préparation ensemble.

« C’est top d’avoir de l’ego ! » 

Quand vous êtes arrivée en équipe de France, vous avez insisté sur la nécessité d’acquérir d’avoir plus confiance. Est-ce le cas cette année ?

(elle sourit) Je pense que c’est un sujet un peu sensible (en France) car l’ego n’est pas une mauvaise chose. C’est ce que j’essaye d’expliquer aux filles. Genre c’est OK d’avoir un ego, c’est OK de dire que oui, on peut tout gagner, qu’on est meilleures. Je pense qu’avant, les filles étaient plus en mode : « Non on ne peut pas dire ça, c’est trop show off, nanana. » Sauf que non, en fait, l’ego, c’est top. C’est ça qui va nous aider à gagner.

Mais l’idée n’est-elle pas de se mettre de pression, de ne pas se voir trop haut ?

Voilà, ça c’est la mentalité française avec laquelle je ne suis pas très d’accord. La pression n’est pas un problème : genre on veut la pression, ce n’est pas une mauvaise chose d’avoir la pression !

Propos recueillis à Berlin, 

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

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Les mots forts de Gabby Williams : « C’est la mentalité française avec laquelle je ne suis pas d’accord : on veut la la pression, ce n’est pas un problème ! »