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Jean-Aimé Toupane avant le quart de finale de la Coupe du monde : « On arrive sur les étapes de montagne »

À l'issue de l'entraînement des Bleues ce mercredi après-midi à Berlin, le sélectionneur Jean-Aimé Toupane s'est exprimé devant la cohorte de médias français, qui s'est largement épaissie à l'approche du quart de finale face à la Chine ou Porto Rico ce jeudi.
Jean-Aimé Toupane avant le quart de finale de la Coupe du monde : « On arrive sur les étapes de montagne »

Jean-Aimé Toupane va vivre son cinquième quart de finale avec les Bleues

Crédit photo : FIBA
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Jean-Aimé, comment sentez-vous le groupe avant le quart de finale ?

Moi, je me sens bien, en tout cas. je me sens bien. Et les filles aussi. On continue à travailler par rapport à ce quart de finale qui est vraiment un rendez-vous important dans une compétition.

L’idée est-elle de briser le plafond de verre de l’équipe de France, qui n’a jamais remporté un seul quart de finale en Coupe du monde (lors de sa médaille de bronze en 1953, il s’agissait d’un championnat sans phases finales, ndlr) ? 

Je ne suis pas dans cet état d’esprit. Il y a un match demain à jouer, donc je joue simplement le match en nous donnant les meilleures options possibles pour le gagner.

Vous avez deux adversaires potentiels, la Chine et Porto Rico…

On a surtout travaillé sur nous pour renforcer les choses qu’on a à renforcer. On a fait la vidéo sur les deux opportunités qui nous restent, mais pour l’instant, on est beaucoup plus focus sur nous.

« On est focus sur nous » 

Est-ce que ça rend quand même les choses un peu plus inconfortables de ne pas être fixé 24 heures avant un match ?

Non, non. La Chine, par exemple, on les a affrontées lors du dernier match de préparation, donc on sait déjà… Évidemment que les matchs amicaux restent particuliers, mais on a déjà des infos. Vous savez, à ce niveau de la compétition, tout le monde connaît tout le monde. Donc nous, on est focus sur nous, on essaie d’améliorer les choses et c’est ce qu’on fait en ce moment.

C‘est un peu un cliché, mais on dit souvent que c’est une nouvelle compétition qui commence à partir de la phase finale… Est-ce que c’est le cas pour vous ?

C’est surtout que c’est une étape importante pour la suite. Si on veut se donner l’opportunité d’être sur le podium, on aura deux opportunités si l’on passe ce tour. Donc on en est conscient : on sait que ce n’est pas évident parce qu’à ce stade de la compétition, il n’y a que des bonnes équipes qui sont là, donc on s’y prépare.

Les Bleues ont le plus grand rendez-vous de leur Mondial, pour l’instant, ce jeudi à 14h30 (photo : FIBA)

Vous avez testé la défense de zone dans le deuxième mi-temps contre le Nigéria. Vous avez aussi cherché l’alternance intérieure-extérieure. Qu’est-ce que cette deuxième mi-temps vous a appris ?

Oui, on essaie de mettre en place des choses. On sait que si on fait zone tout le temps, elles vont s’adapter. En tout cas, il faut surprendre l’adversaire. Tout est bon aujourd’hui : même si on n’a pas beaucoup de temps, c’est important d’essayer des choses nouvelles.

« On veut quelque chose de grand » 

Vous avez survolé le premier tour avec +42 points d’écart moyen. Est-ce que cela met un peu plus de pression sur la suite, à savoir que le grand public aurait désormais du mal à comprendre un échec prématuré ? 

Pas du tout. Quand on a joué la Corée du Sud, on a souffert sur le premier quart-temps. On était derrière. Toutes les équipes encore présentes sont de qualité. On veut quelque chose de grand, à savoir monter sur le podium, donc on sait qu’il y aura de l’adversité. Mon DTN Alain Contensoux répétait qu’on arrive maintenant sur les étapes de montagne. Ça change un petit peu (il sourit).

Directement un col hors catégorie ? 

Je ne sais pas, je ne suis pas expert, mais en tout cas, je sais que ça va monter un petit peu (il rigole).

Propos recueillis à Berlin,

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

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