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Mike James : « Je pense que je suis le GOAT de l’EuroLeague, mais… »

Invité du podcast Euro Insiders, le meilleur marqueur de l’histoire de l’EuroLeague Mike James est revenu sans filtre sur son parcours entre NBA et Europe, son rapport aux légendes du jeu, sa vision du leadership et la pression de décrocher enfin le Graal européen avec Monaco.
Mike James : « Je pense que je suis le GOAT de l’EuroLeague, mais… »

Mike James pense qu’il est le GOAT de l’EuroLeague, mais avoue manque d’objectivité

Crédit photo : Sébastien Grasset

De passage sur le podcast Euro Insiders, Mike James (1,85 m, 35 ans) s’est livré longuement au micro des anciens espoirs d’Antibes Alexandre Maticiuc et Benedikt Maukner. Le meneur de la Roca Team a évoqué son adaptation à l’EuroLeague, ses années NBA, son amitié avec Kevin Durant, sa relation aux coachs, mais aussi la question de l’héritage et du statut de meilleur joueur de l’histoire de la compétition.

Des comparaisons inutiles avec les légendes NBA

Interrogé sur ce qu’il partage avec Kevin Durant, James Harden ou d’autres stars côtoyées à Brooklyn, Mike James appelle à mettre fin aux comparaisons permanentes :

« Je trouve que les gens comparent trop les joueurs. KD est l’un de mes meilleurs amis. Je l’appelle toutes les semaines. C’est un seven footeur qui dribble comme moi, il tire comme Steph Curry, il n’y en aura pas comme lui. Tout comme il n’y aura pas d’autre Jordan, Kobe, LeBron ou Steph. Tous ces gars sont top 20 ou 30 minimum de tous les temps, donc les gens devraient arrêter de les comparer. »

Jordan, McGrady et Deron Williams comme repères

Sur ses inspirations, l’Oregonais se montre clair : « Quand j’étais jeune, mes idoles c’était Jordan et Tracy McGrady. Quand j’ai grandi, c’était Deron Williams. »

Aimer le jeu pour atteindre le sommet

Pour Mike James, ce qui relie les plus grands, c’est avant tout l’amour du basket :

« Si tu veux être bon, tu dois aimer le jeu. Parfois il manque quelque chose à certains joueurs, et ce quelque chose c’est l’amour du jeu. Je ne suis pas d’accord quand les gens disent que Nikola Jokic n’aime pas le basket. Il ne peut pas être aussi bon, aussi intelligent et aussi impliqué s’il n’aime pas le jeu. »

Un caractère affirmé, assumé

Souvent décrit comme difficile à gérer, Mike James assume son fonctionnement :

« J’aime faire les choses à ma façon. Si je n’ai pas envie de faire quelque chose, je ne le ferai pas. Quand c’est pour l’équipe, je fais beaucoup de choses. Je suis le premier partout, jamais en retard. Mais tout l’extra que je ne trouve pas nécessaire, je ne suis pas bon là-dedans. »

La découverte de l’EuroLeague avec Baskonia

Son premier contact avec l’EuroLeague, avec Baskonia, reste un souvenir marquant : « La première fois que j’ai regardé un match d’EuroLeague, c’était sur le banc de Baskonia. Je pensais que j’allais jouer mais je n’ai pas joué. J’analysais tout. »

Son premier match disputé confirme son sentiment de légitimité : « J’ai fait un plutôt bon match pour ma première, je crois que c’était contre Valence, j’ai fais 12 points et 2 passes quelque chose comme ça. Je me suis dit que je méritais d’être ici. »

L’ambiance ? Peu importe

Que ce soit l’enfer d’OAKA ou la bulle NBA sans spectateurs, deux contrastes qu’il a connu, le meneur reste imperturbable : « Qu’il n’y ait personne ou beaucoup de bruit, je m’en fous. Le basket, c’est le basket. »

Sur son rôle de leader, Mike James se veut encore une fois direct : « On est grands, tu sais ce que tu dois faire. Ce n’est pas mon rôle de faire la police. J’ai plus besoin de toi sur le terrain qu’en dehors. »

La pression de gagner l’EuroLeague

Malgré son statut, la quête du titre reste intacte : « Je veux toujours gagner. Chaque année j’essaye de gagner. J’espère qu’on va le faire. »

Mais sans obsession pour son héritage : « Ma legacy (héritage) est ce qu’elle est. Il ne changera pas si je gagne ou si je ne gagne pas », assure-t-il.

Le GOAT de l’EuroLeague ?

De l’assurance, MJ n’en manque pas quand il lui vient la question de savoir qui est le GOAT (le meilleur de tous les temps) de l’EuroLeague. La question revient régulièrement, et Mike James ne se dérobe pas :« Selon mon opinion, je le suis déjà mais j’ai peut-être un avis biaisé. » Tout en relativisant :

« Être comparé à Spanoulis, Diamantidis, Navarro ou Saras (Jasikevicius), c’est cool. […] Mais chacun a son opinion. Même si je pense que je suis le GOAT, je ne vais pas courir partout et dire : ‘Je suis le GOAT’. Je respecte tout le monde ou en tout cas les gens que j’estime être à mon rang. Ce débat est toujours amusant. Je préfère l’avoir pour la NBA que pour l’EuroLeague parce que je suis dans le débat pour l’EuroLeague donc je suis gêné.»

Xavi Pascual, un coach à part

Parmi les nombreux sujets abordés concernant son parcours en EuroLeague, Mike James a rencontré de nombreux coaches. Sa relation avec l’actuel coach de Barcelone Xavi Pascual, qu’il a connu au Panathinaikos est particulière : « J’adore Xavi. Il a augmenté mon intelligence de jeu. Je ne sais pas si c’est le meilleur coach, mais c’est sûrement le meilleur tacticien que j’ai eu. »

Le un-contre-un et les défenseurs pénibles

Quant au débat du meilleur joueur en 1 contre 1, déjà demandé à Elie Okobo, il sourit : « Je suis dans le débat des meilleurs, mais je ne sais pas si je suis le meilleur. »

Côté défenseurs, un nom ressort : « Facundo Campazzo. Les arbitres le laissent plus t’attraper, il floppe, il provoque beaucoup de fautes offensives. C’est un pitbull. J’aime affronter des défenseurs plus grands plus physiques, parce que je sais que je peux les pousser. »

Athènes, Moscou ou Monaco ?

Pour la meilleure ville dans laquelle il a vécu pour jouer, le choix est serré : « C’est entre le Pana, le CSKA et Monaco. Je dirais le Pana. »

Avant d’ajouter sur Monaco : « Ici, tu passes un peu sous les radars, il y a moins de pression de la part des supporters, des médias. »

Un avenir loin du coaching

Quant à la suite, peut-on l’imaginer coach ? Peu probable : « Je ne pense pas que j’ai ça dans le sang. La nouvelle génération me sort par les yeux. »

Quitter le basket par le haut

A 35 ans, Mike James reste prudent quant à son futur, alors qu’il est sous contrat avec l’AS Monaco jusqu’au 30 juin 2027 : « Je veux quitter le basket par le haut. Je ne veux pas qu’on se souvienne de moi comme le gars bon mais qui a fait deux ans de trop. Quand j’aurai fini, je rentrerai à la maison, à Portland. »

Commentaires


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the_goat
Le GOAT c’est De Colo
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(2) J'aime
johndoe
impertinent dans son jeu comme dans sa personnalité...le genre de choses qui ne font pas avancer un joueur et son équipe...dans sa carriere avancée, pas de titres majeur (champion NBA,jeux olympiques ou euroligue) donc faut relativiser..un troubadour du basket européen dont la devise pourrait etre ... "l'important est de participer" qu'importe le résultat......
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