Nicolas Batum raconte le renouveau des Clippers : « La saison que je préfère depuis que je suis rookie »

Nicolas Batum se régale avec les Los Angeles Clippers cette saison
Entre le très mauvais début de saison de Clippers, l’ambiance de vestiaire, les révélations de la saison ou encore sa situation ainsi que sa perspective d’avenir, Nicolas Batum (2,03 m, 37 ans) s’est livré lors d’un entretien avec Erwan Abautret et Thomas Dufant du média First Team.
Un départ dans le dur, mentalement éprouvant
Le contraste est saisissant. Après un premier quart de saison conclu sur un terrible bilan de 6 victoires pour 21 défaites, les Clippers semblaient à la dérive. Batum ne cache pas la difficulté du moment : « Tu as beau avoir une superbe vie en dehors, quand tu ne gagnes pas tes matchs, c’est dur. »
Ce début compliqué s’explique par une accumulation de facteurs : la mise à l’écart de Chris Paul, une cascade de blessures – notamment celle de Bradley Beal, arrivé pour remplacer Norman Powell – mais aussi les absences de John Collins, Derrick Jones Jr ou Bogdan Bogdanovic (1,96 m, 33 ans). Malgré tout, le groupe n’a jamais paniqué.
« On était à +10 à tous les matchs. Ce n’est pas comme si on était largués à chaque rencontre. On était vraiment dans tous les matchs. Il fallait changer des détails. »
Nicolas Batum sur l’affaire Chris Paul 🎙️
«Le départ de CP3 n’est pas LE truc. Ça correspond surtout au retour de Kawhi à très haut niveau.»On revient sur la saison des Clippers avec Nico Batum dans la #LibreAntenneNBA sur YouTube 📺 pic.twitter.com/pjgG4oB8K0
— First Team (@FirstTeam101) January 27, 2026
La NBA Cup comme déclic collectif
Le tournant de la saison porte un nom : la NBA Cup. Un calendrier allégé – seulement deux matchs en huit jours – a permis aux Clippers de respirer et surtout de travailler. « On a pu s’entraîner, tout remettre à zéro. C’était une semaine en mode training camp. On a tout repris, tout remis en place. Ça nous a fait énormément de bien. »
Depuis, la dynamique est clairement positive.
Kawhi libéré, Zubac retrouvé, Collins en facteur X
Dans ce renouveau, plusieurs individualités se détachent. Kawhi Leonard (2,01 m, 34 ans) impressionne Batum comme jamais : « Ça fait six ans que je joue avec lui, c’est la première fois que je le sens aussi libéré. »
Auteur de 28,1 points, 6,2 rebonds et 3,4 passes décisives de moyenne, Leonard porte l’équipe offensivement, bien épaulé par James Harden (25,6 points, 8,1 passes). Autre élément clé : Ivica Zubac, longtemps freiné par une blessure. « Les 25 premiers matchs ont été compliqués. Après sa blessure, il lui a fallu du temps pour revenir. Là, depuis 2-3 matchs, il est monstrueux. »
Quant à John Collins, Batum le voit comme un véritable facteur X dans l’équilibre du groupe. La troisième option qui fait gagner l’équipe lorsqu’il performe, soulageant le duo Kawhi Leonard – James Harden. A l’approche du All Star Week-end à domicile, il a fait son choix et voix bien The Klaw être sélectionné.
Batum, le rôle parfait… et assumé
Statistiquement, la saison de Batum est plus discrète : 4,6 points, 2,6 rebonds et 0,8 passe en 20 minutes sur 44 matchs. Une statistique a toutefois surpris tout monde : il est dans un club très fermé des joueurs à plus de 20 minutes de moyennes à plus de 37 ans.
Il s’est même fait remarquer avec 14 points contre le Utah Jazz le 2 janvier dernier (victoire 118-101) à 4/6 à derrière l’arc (son record de la saison). Mais son impact dépasse largement les chiffres. Sur 164 tirs tentés, seulement 8 l’ont été à 2-points : Batum vit presque exclusivement derrière l’arc, avec un excellent 39,6 % de réussite à 3-points.
« Il y a beaucoup de spacing. Je reste prêt à tirer. C’est le plan de jeu vu avec Ty Lue. Je me concentre juste sur deux choses : tourner à 40 % à 3-points et défendre de 1 à 5. »
Une approche pragmatique, presque clinique, assumée sans détour. « Cette saison, je suis sans pression. Je ne joue pas pour un futur, ni pour un contrat. C’est la saison que je préfère depuis que je suis rookie. »
Et après ? Retraite, prolongation, reconversion…
Sous contrat avec une team option pour l’an prochain, Nicolas Batum ne se projette pas encore. « Un jeu comme ça, je peux encore jouer longtemps. Après, est-ce que j’ai envie de jouer très longtemps ? Pas forcément. »
L’idée d’une reconversion, notamment dans le coaching ou la direction sportive, n’est pas 100% écartée, mais comme Nando De Colo il se voit plutôt intervenir chez les (très) jeunes joueurs, dans la formation, avant que cela ne devienne trop sérieux : « J’aime bien entraîner mon fils, observer les jeunes entre 8 et 14 ans… mais je ne suis pas bloqué là-dessus. »
Objectif : avancer match après match
Dixièmes de la Conférence Ouest avec un bilan désormais équilibré (21-24), les Clippers ont réussi à se remettre dans la course après un départ cauchemardesque. Pour autant, il n’est pas question de voir trop loin. « On s’est tellement mis dans la m*rde en début de saison qu’on prend match par match », explique-t-il au duo de First Team.
Reste à voir si la dynamique des Angelinos va durer et que ce 15-3 va se prolonger.
Five in double-digits for the W! ✋ pic.twitter.com/bcSUjX6uZn
— LA Clippers (@LAClippers) January 27, 2026
Prochain test dès ce mardi 27 janvier face au Utah Jazz, actuel 13e de l’Ouest. Un rendez-vous de plus dans une saison que Nicolas Batum savoure, peut-être plus que jamais.


























Commentaires