« Il va falloir que tout le monde redescende d’un étage » : Le coup de gueule de David Morabito après la défaite contre Châlons-Reims

David Morabito n’était pas content de ses joueurs après la défaite de Blois contre Champagne Basket
Près de deux semaines après sa victoire référence dans le choc des leaders à Orléans, l’ADA Blois n’a pas su capitaliser. Les Blésois ont enchaîné deux revers consécutifs, d’abord contre Nantes, puis le week-end dernier face au Champagne Basket.
Contre Châlons-Reims, tout s’est joué (ou presque) dès l’entame. Complètement dépassée, l’ADA a encaissé un cinglant 24-9 après dix minutes. Malgré un retour dans le money-time et une défaite serrée (76-78), le constat est sans appel pour l’entraîneur blésois David Morabito, très remonté en conférence de presse.
« On fait un début de match catastrophique, lamentable dans les attitudes. Ce qui est emmerdant, c’est qu’on met des choses en place, on a les shoots qu’il faut et on ne les prend pas. La première action, on a un dunk ouvert qu’on ne prend pas. La balle circule là où il faut, mais on manque d’adresse et surtout d’effort. Il y a des attitudes limites sur certaines situations. Je ne suis pas du tout satisfait de ce que j’ai vu. »
Un manque d’impact criant
Au-delà de l’adresse, c’est surtout l’engagement qui a fait défaut, notamment au rebond :
« C’est une question d’intensité, de combat, de dureté. On s’est fait impacter d’entrée, on ne répond à rien. Il y a de la suffisance, et beaucoup de choses que je n’ai pas aimées. »
Des trous d’air trop fréquents
Déjà pointée du doigt cette saison, la capacité de l’ADA à traverser de longues périodes de creux a encore coûté cher :
« Toutes les équipes ont leurs trous d’air. Ce soir, Chalon a le sien dans le dernier quart. Mais nous, on a un trou beaucoup trop gros. Il va falloir que tout le monde redescende d’un étage. Perdre des matchs, je n’ai aucun souci avec ça. Mais l’attitude, non. »
Pas d’excuses cette fois
Battus lors de la journée précédente par Nantes (77-91), les Blésois n’ont pas su rebondir. Et pour leur coach, les circonstances ne peuvent pas tout expliquer :
« Contre Nantes, il y avait des circonstances atténuantes : la fatigue, une rotation plus courte. Je peux l’entendre. Mais sur ce match-là, non. »
Un coup de gueule sur l’arbitrage
Rarement critique sur le sujet de l’arbitrage, David Morabito a également tenu à faire passer un message clair concernant l’arbitrage :
« Je n’ai jamais parlé d’arbitrage en conférence de presse, mais à un moment donné, stop. Quand tu perds de deux points avec 21 lancers francs d’écart, on ne peut pas dire que ça n’a pas d’impact. Nous, on n’est pas bons, on saute ou on se fait taper sur les doigts. Eux, quand ils ne sont pas bons, il ne se passe rien. Ce qui me dérange, ce n’est pas l’erreur — nous aussi, on a été mauvais — c’est l’absence totale de remise en question. Nous, joueurs et coachs, on risque nos places. Pas eux. »
Un discours fort, à l’image d’une ADA Blois sommée de réagir rapidement, tant sur le plan du contenu que de l’état d’esprit.
























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