Evan Fournier envisage une retraite en 2028 : « Je pense que je termine ce contrat et que je raccroche »

Evan Fournier lors de son dernier match d’EuroLeague, à Monaco
Evan Fournier (1,98 m, 33 ans) était de retour en France la semaine passée avec l’Olympiakos, entre une victoire convaincante à Paris et une défaite frustrante à Monaco. L’occasion pour l’arrière français de faire un point complet sur sa situation dans un entretien accordé à L’Équipe. Entre une saison en dents de scie, un rôle qui évolue et des envies personnelles qui changent, l’ancien joueur NBA commence déjà à se projeter sur la fin de sa carrière.
Une fin de carrière dans un coin de la tête
Sans que tout soit encore arrêté, Evan Fournier a reconnu qu’il envisageait sérieusement de ne pas prolonger au-delà de son contrat actuel, expliquant qu’il pense “terminer ce contrat et raccrocher”. Une idée qui s’installe progressivement, notamment parce que certaines contraintes du quotidien lui pèsent davantage. Il évoque par exemple des moments où il est “soûlé” lors des déplacements, avec une envie de plus en plus forte de profiter de ses proches et d’une vie en dehors du basket. Déjà tenté par un arrêt après les Jeux olympiques de Paris, il avait finalement replongé rapidement, rattrapé par le manque, parlant d’un “dernier kif en Grèce” pour décrire sa décision de continuer.
Une saison compliquée mais une adaptation réussie
Moins dominant statistiquement que la saison passée, Evan Fournier tourne cette année à 10,9 points en EuroLeague et 9,1 points en championnat grec. Une baisse de régime qu’il relie directement à un début de saison perturbé, lui qui explique qu’il s’est “blessé à la cheville après deux matches”, avant d’être freiné par un virus persistant avec des symptômes lourds pendant plusieurs semaines. Dans ce contexte, il a mis du temps à retrouver son rythme et sa place dans un collectif qui cherchait aussi son équilibre.
Désormais, dans une équipe relancée, il a accepté une évolution de son rôle, notamment en sortant du banc, une situation qu’il appréhende avec recul puisqu’il explique que cela lui permet d’apporter ce dont l’équipe a besoin. Fidèle à sa philosophie, il rappelle qu’il n’a “jamais été centré sur les chiffres” et que son objectif reste avant tout la victoire. Bref, ce rôle de sixième homme, il l’accepte sans rechigner. « On joue bien, il n’y a pas de raison que ça bouge. Mais ça ne change pas grand-chose. »
Toujours engagé avec les Bleus jusqu’à Los Angeles
Malgré ces réflexions sur la fin, Evan Fournier n’en a pas terminé avec l’équipe de France. Après avoir fait l’impasse sur l’été 2025, il a confirmé son intention de revenir dès cet été, affirmant que c’était “catégorique”, tout en précisant qu’il viendrait “si on m’appelle”.
Son objectif est clair : s’inscrire dans la durée jusqu’aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028, si d’aventure les Bleus se qualifient pour cette prochaine olympiade, car il rappelle que cela ne sera pas simple.
« Parler de finale olympique contre les États-Unis ? Je ne sais pas qui croit ça, mais on en est à des années-lumière. Le niveau de difficulté est énorme. Il faut aller au Mondial, faire une grosse perf là-bas, se qualifier pour LA, déjà, et après on verra. Mais penser que le truc va tomber comme ça, c’est un vrai danger. »
Conscient que la sélection est en pleine transition, il souligne la difficulté de construire rapidement une équipe compétitive dans ces contextes, tout en restant ambitieux. Une ambition nourrie aussi par l’absence de titre majeur, lui qui reconnaît que sans ce manque, il aurait déjà tourné la page, confiant qu’il aurait “déjà arrêté, après Paris” si le sacre européen de 2022 avait eu lieu.























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