Dijon frustré malgré la réaction : Laurent Legname entre regrets, arbitrage et espoir

Laurent Legname revient sur la défaite de Dijon à Nancy
Dijon continue d’alterner entre espoirs et frustrations. Battue à Nancy (96-94) vendredi soir après avoir longtemps couru derrière le score, la JDA Dijon a montré du caractère sans parvenir à renverser totalement la situation. Laurent Legname, sans être aussi remonté que quelques jours plus tôt, a pointé à la fois les lacunes de son équipe et certains faits de jeu défavorables.
Une entame qui plombe tout le match
Dès les premières minutes, Dijon a été confronté à une réussite adverse exceptionnelle. Laurent Legname a reconnu dans Le Bien Public que son équipe avait été rapidement dépassée par cette adresse hors norme, expliquant qu’« au premier quart, on est tombé sur une équipe insolente d’adresse avec 4-5 tirs à 10-12 m, notamment de Nolley », ce qui a laissé peu de marge de manœuvre à ses joueurs.
Cette réussite adverse s’est combinée à des manques défensifs côté dijonnais, avec un constat lucide du coach qui estime que son équipe a terminé la première période avec « 51 points encaissés à la pause car on est trop passifs défensivement ». Un déficit d’intensité qui a pesé lourd, d’autant plus que le début de seconde mi-temps a encore aggravé la situation avec un écart montant jusqu’à 24 points.
Des ajustements qui relancent Dijon
Malgré ce scénario compliqué, Dijon n’a pas sombré. En modifiant son approche défensive, la JDA a progressivement inversé la dynamique. Laurent Legname a détaillé ce changement en indiquant être revenu « sur du 1 contre 1, avec des trappes, pour les faire lâcher la balle », ce qui a permis de perturber davantage l’attaque adverse.
Dans le même temps, l’adresse est revenue côté dijonnais, facilitant un retour progressif au score jusqu’à 78-73. Axel Julien (1,85 m, 33 ans) a souligné cette montée en puissance, tout en gardant un regard lucide sur le déroulé global du match, rappelant que « on a montré qu’on pouvait réagir, mais ce n’était pas assez ».
Le meneur/arrière insiste aussi sur le poids de l’écart initial, estimant que « malheureusement, on est parti de tellement loin », une phrase qui résume bien la difficulté de la tâche pour Dijon.
Une fin de match qui laisse un goût amer
Au-delà du contenu, la fin de rencontre a suscité de l’incompréhension côté dijonnais. Sans vouloir accabler le corps arbitral, Laurent Legname a clairement laissé entendre que certaines décisions avaient pesé, en déclarant « je vous laisse juger de la fin de match » avant d’évoquer une action litigieuse où l’ailier slovène Gregor Hrovat a été selon lui « ceinturé en contre-attaque, ça doit être antisportive ».
Dans la foulée, il a également mentionné une autre situation clé, estimant que sur le rebond offensif décisif, « Gombauld sort de son cylindre avec son coude, ce qui devrait être faute offensive ». Deux séquences qui, selon lui, auraient pu changer l’issue d’une rencontre déjà très disputée.
Entre état d’esprit irréprochable et manque de constance
Malgré la défaite, le technicien varois a tenu à mettre en avant l’engagement de ses joueurs, soulignant que « personne n’a abandonné » et que l’équipe a su répondre présent dans l’effort en fin de match. Il insiste même sur le fait que « les joueurs se sont donnés à fond sur les 10-12 dernières minutes », regrettant simplement que ces efforts n’aient pas été récompensés.
Axel Julien partage ce sentiment, mettant en avant une équipe capable de mieux faire mais encore trop irrégulière, expliquant que « c’est un peu l’histoire de notre saison, beaucoup de hauts et de bas ». Il insiste également sur la nécessité de changer d’approche pour la fin de saison, affirmant qu’« il faudra agir, plutôt que réagir ».
Un espoir toujours intact pour le play-in
Malgré cette nouvelle désillusion, Dijon reste dans la course. Avec un bilan de 9 victoires pour 14 défaites, la JDA n’est qu’à une victoire de la 10e place synonyme de play-in occupée par Nancy. Une situation qui laisse encore de l’espoir, mais impose une réaction rapide.
Laurent Legname a d’ailleurs élargi le constat en évoquant une saison où « pas grand-chose ne tourne en notre faveur », tout en appelant à rester solides mentalement, car « il y a des saisons comme ça, et il faut faire le dos rond ».
À sept matches de la fin de la saison régulière, Dijon n’a plus beaucoup de marge d’erreur, mais conserve l’essentiel : une chance de prolonger son exercice via le play-in.

























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