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EuroLeague – NBA Europe : ultimatum, contre-offensive et organisation des clubs, le grand flou de janvier

Alors que la NBA fait son retour en Europe avec deux matches à Berlin et Londres, l’EuroLeague traverse un mois de janvier sous haute tension. Ultimatums, menaces juridiques, projets parallèles et organisation des clubs : les lignes bougent à grande vitesse.
EuroLeague – NBA Europe : ultimatum, contre-offensive et organisation des clubs, le grand flou de janvier

Matt Morgan et la Virtus Bologne vont-ils continuer à évoluer en EuroLeague à l’avenir ?

Crédit photo : Sébastien Grasset

À l’heure où la NBA revient officiellement sur le Vieux Continent avec des rencontres organisées à Berlin ce jeudi 15 janvier 2026 puis à Londres le dimanche 18 janvier, l’EuroLeague vit l’une des périodes les plus sensibles de son histoire récente. Entre un ultimatum adressé à plusieurs clubs actionnaires, une pression juridique assumée face à la NBA Europe et l’émergence d’initiatives portées par des clubs non détenteurs de licence A, la compétition européenne vacille… et tente de reprendre la main.

Ultimatum de l’EuroLeague et pression juridique sur la NBA

Face à l’accélération du projet NBA Europe, l’EuroLeague a choisi une stratégie offensive. Une mise en demeure a été envoyée à quatre clubs actionnaires – le Real Madrid, le FC Barcelone, Fenerbahçe et l’ASVEL – leur demandant de se positionner rapidement sur le renouvellement de leur licence long-terme, avec une deadline fixée au 15 janvier 2026.

Dans le même temps, l’EuroLeague a officiellement informé la NBA qu’une action en justice pourrait être engagée si des discussions avaient lieu avec des clubs déjà engagés contractuellement sur dix ans, annonce EuroHoops. Une démarche qui confirme un rapport de force désormais assumé entre les deux entités.

Cependant, selon l’analyse de l’avocat français spécialisé en droit du sport Simon Renault, cette deadline serait juridiquement fragile. Le règlement de l’EuroLeague ne prévoit aucune date butoir au 15 janvier pour le renouvellement des licences, celles-ci expirant légalement au 30 juin. Une situation qui affaiblit la portée de l’ultimatum et illustre la position défensive de la ligue.

Les clubs sans licence A s’organisent en parallèle

Pendant que l’EuroLeague tente de verrouiller ses actionnaires historiques, les clubs non détenteurs d’une licence A s’organisent. Selon BasketNews et Mozzart Sport, huit clubs ont déposé une demande pour obtenir un contrat garantissant une présence de dix ans en EuroLeague :

  • Étoile Rouge de Belgrade

  • Partizan Belgrade

  • Virtus Bologne

  • Valence

  • Monaco

  • Dubai

  • Hapoel Tel Aviv

  • Hapoel Jérusalem

Ces clubs, qui ne bénéficient pas aujourd’hui du même poids décisionnel ni de la même répartition financière que les 13 membres historiques, travailleraient à la création d’une association interne. Objectif : peser collectivement dans les décisions stratégiques et renégocier leur place dans l’écosystème EuroLeague, voire racheter des parts aux actionnaires actuels.

Dubai moteur du projet, Monaco en embuscade

Très critiqué depuis l’annonce de son entrée dans l’EuroLeague, Dubai serait à l’origine de cette initiative collective. En s’inscrivant dans une logique de gouvernance partagée, le club émirati chercherait à légitimer sa place au plus haut niveau européen.

L’AS Monaco, dernier finaliste de l’EuroLeague, figure également parmi les clubs les plus concernés. Bloqué jusqu’ici par la capacité insuffisante de la salle Gaston-Médecin pour obtenir une licence A, le club de la Principauté verrait dans cette association une alternative crédible pour sécuriser son avenir continental.

Le cas français : ASVEL, Paris et l’ombre de la NBA Europe

Côté français, la situation est particulièrement sensible. L’ASVEL fait partie des clubs sommés de se positionner rapidement, et ses jours en EuroLeague semblent comptés. Un départ vers la BCL, perçue comme une passerelle vers la future NBA Europe, est de plus en plus évoqué.

De son côté, le Paris Basketball cherche à devenir actionnaire de l’EuroLeague, un statut qui l’éloignerait du projet NBA Europe. Si cette option échoue, le club parisien pourrait lui aussi rejoindre l’association des clubs sans licence A, illustrant l’instabilité actuelle du paysage européen.

Vers une EuroLeague élargie et un modèle repensé

Enfin, la présence de l’Hapoel Jérusalem parmi les candidats, alors qu’il évolue cette saison en EuroCup, alimente l’idée d’un passage à 24 équipes. D’autres clubs comme le Besiktas, le PAOK Thessalonique ou Naples sont également cités comme pistes d’expansion.

Entre l’offensive juridique de l’EuroLeague, l’organisation collective des clubs et la pression croissante de la NBA Europe, le mois de janvier pourrait bien marquer un tournant historique pour le basket européen. Rien n’est encore acté, mais le bras de fer est désormais total.

Commentaires


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frenchpaul1988
Ne serait-il pas dans l'intérêt de l'EuroLeague de céder du terrain aux clubs demandeurs d'extensions et/ou d'un plus gros pouvoir de décision ? Ils ne peuvent pas vraiment se permettre de poser des ultimatums et limite faire fuir des clubs (comme l'ASVEL) tout en voulant intégrer des nouveaux membres sans essayer de garder des clubs à l'avenir flou mais visiblement volontaires pour un projet durable dans la compétition... Le fait que Dubaï mène la charge de ces clubs me parait toutefois une bonne chose. L'EL semble avoir fait pas mal d'efforts pour les récupérer (intégrés dès la deuxième saison d'existence du club sans passage par l'EuroCup et pour un contrat royal de 5 ans là oû les autres peuvent espérer 3 ans max voire une saison avec option selon les résultats...), donc il y a fort à imaginer que si ils se font porte-parole d'un collectif, celui-ci sera plus écouté que si c'était Monaco, Bologne ou le Partizan... Dubaï a certainement de beaux argum€€€nts à faire valoir.
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remiwant2believe
faire fuir l'ASVEL, c'est un risque? ou un objectif? ... mais braquer le barca ; le réal & le fener, effectivement, pas sur que ce soit très stratégique !
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jc87
Quelle serait la juridiction de référence pour statuer sur un contentieux juridique entre l'ECA et la NBA ???
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thorir
Bonne question... c'est surprenant mais j'ai été aussi trés surpris d'apprendre que le manque d'investissement de l'ASVEL cette saison avec le non respect du plancher de masse salariale devait se plaider devant un tribunal, donc j'me dis que ces clubs actionnaires de l'Euroleague doivent avoir un statut assez spécial malgré tout et visiblement assez contraignant juridiquement...
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