Frédéric Fauthoux : « On ne peut pas se satisfaire de ça »

Frédéric Fauthoux soulagé mais pas satisfait
Sur le scénario : « Sur les deux dernières minutes, on n’est pas récompensés sur les efforts que l’on fait. Il y a des ballons qu’on aurait dû gagner. Sur un contre, la balle leur revient et ils marquent à 3 points. Ou à 9-mètres avec la planche. Sur leur dernier ballon, on ne voulait pas faire faute à 3-points, et Yves Pons ne pouvait pas être plus près. C’est comme ça, c’est le sport de haut niveau, il y a des scénarios catastrophes. Notre sérénité sur la dernière possession avec Sylvain qui marque le gros shoot, c’est ce qu’on retiendra à la fin. Pour la joie globale de la victoire parce que mine de rien, la Finlande avait perdu ici…
Maintenant, on ne peut pas se satisfaire de ça. On a manqué d’énormément de maîtrise dans le jeu. Défensivement, on a été très bien. Ils auraient limite pu finir à 65 points sans leurs gros shoots à la fin. Par contre, il y a un manque de maîtrise en attaque. On peut l’expliquer par mille raisons, mais on ne va pas rentrer là-dedans. On doit être plus sereins, performants, sur ces balles perdues, dont plein sont la conséquence de précipitation, manque de concentration. Ce n’est pas la Hongrie qui nous a fait perdre ces balles. »
Une ressemblance avec l’effondrement en Finlande ? « Non, c’est différent. Là-bas, on avait été très naïfs des deux côtés du terrain. Ici, il y a des tirs qui viennent d’ailleurs. »
Le dernier shoot de Sylvain Francisco : « J’aurais aimé qu’il perde moins de ballons (7), mine de rien… Maintenant, sans chercher d’excuse, c’est compliqué d’intégrer un joueur qui ne s’est pas entraîné avec ses coéquipiers. Donc forcément, c’est un peu des connexions qui manquent et après, Sylvain étant présent, c’était évident qu’on lui donnerait le dernier ballon. Il montre chaque semaine que c’est lui qui en hérite dans son club. Bravo à lui. Il avait un peu les jambes lourdes au début, c’était compliqué d’enchaîner. Mais je ne veux pas résumer le match avec celui de Sylvain. Adam (Mokoka), Gérald (Ayayi), Yves (Pons) en défense, les intérieurs ont fait un gros boulot. On a essayé de les user. J’espère que tout ce travail paiera dans 48 heures (match contre la Hongrie dimanche à 18 heures, ndlr). Il faut bien analyser et régler certaines choses très vite, surtout qu’on va intégrer de nouveaux joueurs (Elie Okobo et Jaylen Hoard). »
Un match typique des fenêtres internationales : « Oui, je crois… Ce n’est pas faute de prévenir régulièrement qu’il n’y a jamais de match facile. C’en est la preuve. Je vais le redire, on voit avec la Hongrie une équipe très hiérarchisée qui a l’habitude de jouer ensemble, face à une équipe expérimentale avec quatre entraînements, et un joueur qui s’est pas entraîné. Mais il faut arrêter de l’écrire et de le dire parce que ce sera ainsi tout le temps. À nous de faire ce qu’il faut pour se donner plus de marge sur des matches comme ça. Je pense qu’avec la défense qu’on a montrée ce soir, on aurait dû gagner plus facilement. »
Le rebond (42 à 25) : « C’est un secteur important ! Si on se veut une forte défense, j’espère qu’un jour on développera mieux notre jeu en attaque pour plus de marge, et pour ça, il faut dominer au rebond. On a fait ce qu’il fallait faire. »
L’enjeu comptable : « C’était très important de gagner en Hongrie parce que, déjà, mine de rien, ils sont leaders du groupe, ils ont battu la Finlande ici. Par rapport au statut qu’on veut avoir, on se doit de s’imposer dans des matches de ce type. Et dimanche de remettre ça : c’est important de s’affirmer comme leader du groupe. »
Propos recueillis à Szombathely,
























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