Sylvain Francisco raconte son shoot de la gagne en Hongrie : « J’ai vu qu’il y avait le grand sur moi… »

Le shoot de Sylvain Francisco
Sylvain, le tir de la victoire pour votre premier match en tant que capitaine de l’équipe de France : si vous aviez dû écrire le scénario idéal, cela aurait forcément été ça ?
Non, j’aurais écrit victoire de 10 ou 15 points. Pas de prolongation. Mais voilà… Le shoot de la gagne pour la première, c’est bien, c’est un plus. L’histoire est encore plus belle comme ça. C’est une fin en beauté. Mais je ne pense qu’à la victoire, c’est tout. Je ne voulais pas jouer la prolongation.
Racontez-nous ce dernier tir…
(Frédéric) Fauthoux m’a dit de prendre le stagger (double écran) et le curl (aller d’une aile à l’autre) s’il y avait une passe. Ben (Sene) peut me la faire. Sinon, l’autre option était de jouer avec Amine (Noua) pour qu’il fasse une feinte de hand-offs (de main à main) et partir. J’ai dit à Ben : « Encore 5 secondes à jouer, c’est énorme, on doit juste être intelligents et ne pas leur laisser la possession ». Ben m’a fait une passe tardive exprès j’ai vu qu’il y avait le grand sur moi (Gyorgy Goloman), j’avais deux possibilités : driver ou shooter. J’étais confiant pour shooter.
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🇭🇺🇫🇷 MERCI SYLVAIN FRANCISCO !!!
Le tir à 3 points offre la victoire aux Bleus en Hongrie ! pic.twitter.com/vGIrFxREI4— NBAextra (@NBAextra) February 27, 2026
Vous auriez quand même pu vous éviter cette dernière frayeur en étant à +11 dans le quatrième quart-temps
On est à l’extérieur donc c’est hyper dur. Vous avez les shoots improbables qu’ils ont mis ?! Avec la planche, et tout. Mais c’est le basket moderne. Et on a eu le dernier mot.
« Je ne connais pas si bien les gars que ça ! »
Au-delà de votre shoot, que retenez-vous de cette soirée ?
Qu’on a plein de choses à travailler. C’est hyper dur. Je viens d’arriver, je ne connais pas les gars si bien que ça. Surtout quand on se compare à eux (la Hongrie). Mais tout ce que je vois, c’est la victoire et je suis content. À la maison dimanche (au Mans), ce sera autre chose.
Qu’est-ce que ça vous a fait d’être capitaine de l’équipe de France en match officiel ?
C’est énorme ! Je devais montrer mon leadershp en tant que capitaine. Les gars étaient avec moi, m’écoutaient, c’est ce que je kiffe. Ça me permet de me booster et d’avoir confiance en moi, de tenter de les amener à se surpasser aussi.
« J’ai besoin de repos ! »
On vous a quand même senti particulièrement dans le dur en première mi-temps : les reliquats de votre périple de la veille entre Kaunas et Szombathely ?
La première mi-temps était dur ! J’essayais de trouver mon rythme. Leur meneur me pressait beaucoup, savait que j’avais plein de matchs dans les jambes. Mais ce n’est pas ça qui va m’arrêter. Des fois, je voulais être un peu plus intelligent. Pendant l’entraînement (samedi), je vais essayer de placer quelques trucs pour mes coéquipiers afin d’avoir plus de connexion.
Ça valait le coup de ne pas dormir mercredi soir…
(il éclate de rire) J’ai besoin de repos quand même ! J’avais un peu les jambes lourdes mais je n’ai pas d’excuse : si je viens ici, je joue. J’ai essayé de donner le meilleur de moi-même.
Propos recueillis à Szombathely,

























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