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L’équipe de France sauvée par son capitaine Sylvain Francisco en Hongrie : les Bleus soulagés !

Au bout de la souffrance, l'équipe de France a décroché sa deuxième victoire sur la route de la Coupe du Monde 2027 au Qatar grâce à un shoot du capitaine Sylvain Francisco dans le corner. Victorieux 74-71 en Hongrie, les Bleus ont évité un énorme impair.
L’équipe de France sauvée par son capitaine Sylvain Francisco en Hongrie : les Bleus soulagés !

Sylvain Francisco, héros d’un soir à Szombathely

Crédit photo : Cécile Thomas
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42 minutes de match mercredi contre l’Olympiakos. Une nuit blanche. 100 kilomètres seul au volant entre Kaunas et Vilnius. Un vol aux aurores vers Vienne, via Varsovie. Puis encore 1h30 de route pour rallier Szombathely et passer le reste de la journée aux mains du staff médical, sans s’entraîner. Une improbable odyssée pour aller disputer un simple match de basket. Mais une odyssée qui valait le coup. L’odyssée de Sylvain Francisco, auteur du tir de la gagne pour son premier match en tant que capitaine de l’équipe de France (victoire 71-74 en Hongrie).

« Si c’était le scénario idéal ? », s’interroge-t-il. « Non, j’aurais dit +10 ou +15. Sincèrement. » Et sans se faire une telle frayeur à la fin, où les Bleus ont failli dilapider onze points d’avance dans le quatrième quart-temps (49-60, 33e minute), renvoyant aux vieux démons de l’effondrement finlandais de la fenêtre de novembre.

Une remontada subie comme en Finlande :
oui, mais…

« Vous avez vu les gros tirs qu’ils ont mis », nous interpelle capitaine Francisco. « Avec la planche, et tout, vraiment des shoots improbables. » À l’image du cadre baroque de cette rencontre : une salle de 3 000 places avec un grand trompe-l’œil dans le fond, représentant un amphithéâtre de l’époque où Szombathely était une ville de l’Empire romain.

Le cadre parfait pour un traquenard, qu’on a bien cru parfait pour les Bleus lorsque Zsombor Maronka a envoyé sa flèche égalisatrice dans le corner à 5 secondes du buzzer final (71-71). Un tir que toute la Savaria Arena pensait à 2-points, avant de rugir de bonheur sur le ralenti vidéo du cube, prouvant que l’ailier d’Hambourg faisait bien de ne pas avoir choisi la taille au-dessus de chaussure, étant resté quelques millimètres à peine derrière la ligne majorée.

Ce qui fait aussi dire à Frédéric Fauthoux que cette grosse frayeur du money-time n’avait rien à foi avec le mauvais film d’Espoo à l’automne. « Sur les deux dernières minutes, on n’est pas récompensés des efforts que l’on fait », plaide le sélectionneur. « C’est le basket, il y a parfois des scénarios catastrophes. C’est différent de la Finlande, où on avait été très naïfs des deux côtés du terrain. Là, il y a des tirs qui viennent d’ailleurs. » 

Les rebonds qui changent tout

Heureusement, une fois l’entame douteuse passée (13-6, 6e minute), les Bleus ont ensuite renversé la situation sur la base d’une grosse défense et d’une invraisemblable domination physique, avec 23 rebonds à 10 à la mi-temps ! Des chiffres qui auraient dû largement faciliter la vie des vice-champions olympiques, leur conférant un nombre de possessions bien supérieur, donc théoriquement de shoots puis de paniers in fine. « On aurait gagner plus aisément que ça », admet d’ailleurs l’entraîneur burgien. Mais non, les tricolores n’ont cessé d’égarer bêtement des ballons, faute d’automatisme ou de fraîcheur, à l’image de Sylvain Francisco qui incarne à lui seul ces deux causes (7 ballons perdues).

Des errances qui ont failli coûter extrêmement cher, avec une défaite qui aurait placé les Bleus dans une situation particulièrement inconfortable (1v-2d), à deux longueurs d’une Hongrie invaincue. Mais Sylvain Francisco n’avait pas fait un tel périple pour rien. Et c’est évidemment lui qui a hérité du dernier ballon, avec cinq secondes à l’horloge. « Je me suis retrouvé face au grand avec deux possibilités : driver ou shooter. J’avais confiance en mon shoot. Et je ne voulais pas jouer la prolongation. » Parole de capitaine…

À Szombathely,

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

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