« Il n’y a plus de place pour le blabla, place au combat ! » : Yakuba Ouattara se réjouit du réveil de Paris

Yakuba Ouattara a employé un ton guerrier pour décrire la réaction de son équipe
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À partir de 5€Essai gratuitL’image du Paris Basketball souverain de la saison régulière a mis du temps à réapparaître sur le parquet de l’Adidas Aréna ce jeudi soir. Longtemps apathiques et dominés physiquement par des Choletais sans complexe, qui ont compté jusqu’à 10 points d’avance, les Parisiens ont fini par passer la vitesse supérieure au retour des vestiaires pour s’offrir un succès fleuve (100-77).
Au cœur de cette révolte, Yakuba Ouattara (1,90 m, 34 ans) a joué son rôle de leader par l’exemple, affichant le meilleur différentiel du match (+19) avec 8 points et une intensité défensive retrouvée.
La fin de la « dilettante »
Pourtant, le début de rencontre laissait poindre les mêmes doutes que lors du Match 1. Mené 20-30 après dix minutes, Paris semblait sans solution face à l’énergie maugeoise. À la pause, le constat dans le vestiaire parisien était sans appel. « On s’est dit que c’était quelque chose qui n’était pas normal », a confié Yakuba Ouattara après la rencontre. « On veut se battre pour le titre et faut montrer un autre visage si on veut pouvoir gagner ces matchs-là. Cholet, c’est une belle équipe. On a bien vu qu’ils vont rien lâcher, mais si on arrive en dilettante, ça passera pas ».
Ce rappel à l’ordre a transformé le visage des locaux. Plus durs, plus compacts, ils ont étouffé les velléités offensives de Cholet, limitant les hommes de Fabrice Lefrançois à seulement 9 points dans l’ultime quart-temps (23-9). Pour l’ancien Monégasque, la clé s’est trouvée dans l’engagement : « Je pense qu’on a fait preuve de plus de combativité, notamment en deuxième mi-temps où on a été bons pour casser leur rythme, les empêcher de mettre des paniers faciles ».
La défense, moteur de réussite
Si l’adresse extérieure est revenue de manière spectaculaire en seconde période (10/13 à 3-points), Yakuba Ouattara refuse de ne voir que ce prisme pour expliquer le retournement de situation. Selon lui, c’est l’agressivité défensive qui a ouvert les vannes en attaque : « On a eu un peu plus d’adresse et forcément, ça ouvre aussi plus le chemin au panier. Mais non, je pense que ça fait partie de notre ADN… Pour nous la grosse question, c’est plutôt la défense ».
Le leader insiste sur la nécessité de dicter le ton physique de la rencontre plutôt que de le subir, comme ce fut le cas en première mi-temps où Julius Thomas s’agaçait de voir ses joueurs « se faire taper dessus ». « On a été prévenus une fois, une deuxième fois en première mi-temps. Maintenant, faut qu’on arrive à apprendre et que ce soit nous, les agresseurs », martèle-t-il avec détermination.
Cap sur « l’enfer » de la Meilleraie
Désormais à égalité dans la série (1-1), les Parisiens savent que le plus dur reste à venir avec deux déplacements consécutifs dans les Mauges. Yakuba Ouattara ne s’attend à aucun cadeau dans une salle où Paris avait déjà « vraiment galéré » durant la saison régulière. « Un gros combat nous attend. On est prévenus. Maintenant, c’est à nous d’arriver et d’être prêts », prévient-il.
Pour le « Yak », les schémas tactiques passeront au second plan derrière l’envie pure lors du Match 3 : « La combativité, c’est simple, ce sont les playoffs. Il n’y a plus trop la place pour le blabla et c’est la place au combat. C’est l’équipe qui en voudra le plus, peu importe le talent ». Le message est clair, passé : Paris a retrouvé son mordant et n’entend plus le lâcher.
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…























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