ITW Abdoulaye Ndoye : « Si ça se trouve, c’est Janis Gailitis le magicien ! »

Abdou Ndoye a tenu des propos élogieux envers son coach Janis Gailitis
Abdou, après votre sacre avec Le Mans la saison dernière, vous revenez à la Leaders Cup en tant que tenant du titre…
(il sourit) Bien sûr ! Avec un autre maillot en plus. De gagner ce trophée l’an dernier était une émotion incroyable. Désormais, c’est une occasion de mettre Strasbourg sur le devant de la scène.

Que vous a appris ce week-end victorieux avec le MSB à Caen ?
Pas trop réfléchir ! D’ailleurs, on a pas mal de joueurs qui ne connaissent pas la compétition, et ça peut être un atout. Il faut juste jouer à fond, prendre les matchs un par un, comme si c’était une finale. Aussi, l’une des clefs de l’an dernier, c’est qu’on a pris du plaisir. C’est ce qui a fait la différence sur les fins de match.
« En Coupe, on n’a pas mis l’énergie qu’il fallait »
La SIG Strasbourg est l’une des équipes surprises de la saison…
C’est un peu similaire avec ce que j’ai connu au Mans l’an passé. Quand on est outsiders, il y a moins d’attente sur nous, pas trop de pression, c’est plus facile d’aborder les matchs. On a rapidement connu une bonne alchimie, c’est un groupe qui a bien pris depuis le début. On joue avec beaucoup de motivation, de confiance et on n’a peur de personne.
Personne n’aime perdre, bien sûr, mais on sent un refus de la défaite assez extrême dans cette équipe, à l’image de ce qui s’est passé lors de vos deux matchs contre Bourg-en-Bresse…
C’est sûr, j’ai envie de dire que c’est incroyable ! Peut-être que le coach avait la solution. Si ça se trouve, c’est lui le magicien (il sourit). Ça démontre vraiment le caractère de l’équipe ! C’est souvent ce qui a pu faire la différence dans nos victoires. Et quand on a perdu, comme mardi au Mans en Coupe de France, c’est parce qu’on n’avait pas mis l’énergie ou le mental qu’il fallait. Tout part de notre tête. Notre pire ennemi, c’est nous-mêmes.
« J’avais l’opportunité de partir à l’étranger »
Que pouvez-nous dire sur le coach Janis Gailitis ? Est-ce vraiment lui, le magicien ?
(il rigole) Une petite anecdote avec lui : la première fois que je suis arrivé, je n’avais pas le souvenir que j’avais déjà joué contre lui ! C’était en finale de l’EuroBasket U16, France – Lettonie, et on avait gagné (victoire 78-53 des Bleuets en 2014, ndlr). Donc j’étais bien content dès que je suis arrivé ! Techniquement, c’est fort. Il a une très belle connaissance du jeu européen. Il connait le basket, il n’y a rien à dire. Il utilise au mieux les forces de chaque joueur. Il a instauré une hiérarchie avec des cadres, des temps de jeu un peu plus importants pour d’autres. Le point positif, c’est qu’il a directement érigé le cadre de l’équipe, en attribuant des rôles à chacun. Tout le monde adhère. C’est ce qui fait l’une de nos forces. Je ne le connaissais pas du tout en arrivant : on parle beaucoup des joueurs mais il faut aussi lui donner du mérite.

Pensez-vous disputer actuellement le meilleur basket de votre carrière ?
Je ne sais pas. On ne joue pas de Coupe d’Europe donc c’est difficile de comparer. Il faudrait que je rejoue en EuroCup, pour évaluer par rapport à ma saison avec Monaco (en 2020/21). Mais il est évident que j’ai plus de maturité, je vois le jeu plus lentement, je connais plus mes forces, mes faiblesses, comment jouer avec mes coéquipiers. Il y a aussi le côté leadership : maintenant, je suis un peu plus vieux et ce n’est pas les mêmes relations que quand tu es jeune aux côtés de joueurs expérimentés. C’est sûr qu’il y a une évolution mais je ne pense pas avoir atteint mon meilleur basket. Je n’ai que 27 ans, encore une belle marge de progression. Je suis quand même content de ma saison, ça se passe bien individuellement et collectivement.
Initialement, vous espériez signer à l’étranger cet été (il acquiesce). Finalement, vous vous êtes retrouvés tardivement dans un club français qui ne joue pas de Coupe d’Europe. La saison se passe bien mais son approche n’a-t-elle pas été difficile mentalement lors des premières semaines à la SIG ?
Non, pas du tout. J’ai connu des problèmes familiaux cet été : on a des carrières mais aussi des familles avec nous. J’ai effectué un choix familial. J’avais l’opportunité de partir jouer à l’étranger mais j’aurais eu des contraintes familiales. Arriver à Strasbourg n’était pas une destination que je ne voulais pas. J’étais intéressé par Nanterre et Strasbourg. Et vu que je connais bien le championnat, ça a facilité l’intégration…
Propos recueillis à l’Arena Futuroscope,



























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