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« Cette équipe est belle à voir » : quand Nicolas Lang encense la SIG Strasbourg, ses joueurs de l’ombre et « son vrai patron » Abdoulaye Ndoye

Sixième de Betclic ÉLITE, la SIG Strasbourg est l'une des belles surprises du championnat à l'approche de la mi-saison. L'équipe alsacienne a séduit Nicolas Lang, qui a mis en valeur ses soldats Jean-Baptiste Maille et William Pfister, ainsi que son "patron" discret, Abdoulaye Ndoye;
« Cette équipe est belle à voir » : quand Nicolas Lang encense la SIG Strasbourg, ses joueurs de l’ombre et « son vrai patron » Abdoulaye Ndoye

Nicolas Lang dithyrambique sur la SIG Strasbourg

Crédit photo : Philippe Gigon / SIG Strasbourg

« Les gens autour de nous, à commencer par les supporters, sont surpris de notre début de saison », sourit Gabe Brown. « Mais pas moi ! » Il est cependant naturel que les habitués du Rhénus aient émis quelques réserves cet été : pas spécialement gâtés ces deux dernières saisons, après avoir été habitués au caviar pendant de longues années, ils ont vu débarquer un coach inconnu en France, et une flopée de rookies.

« On a un bon entraîneur, des bons joueurs, un bon club », poursuit l’ailier All-Star. « Personnellement, je m’attendais à ce que l’on soit aussi performants et on ne va faire que devenir meilleurs. On travaille dur pour cela. » 

Quasiment aucun faux-pas pour la SIG

Si les Strasbourgeois ne vont effectivement pas être étonnés de briller, toujours est-il que la SIG est la surprise majeure du début de saison en Betclic ÉLITE. Présente dans le Top 6, l’équipe alsacienne affiche le même bilan que Paris et l’ASVEL (9v-4d) et présente surtout une régularité remarquable dans les matchs de « son » championnat, si l’on excepte son effondrement à Dijon fin octobre. Les trois autres clubs à l’avoir battus ont tous fait partie du Top 4 l’an dernier : Monaco, Villeurbanne et Cholet Basket.

La SIG s’est qualifiée pour la Leaders Cup (photo : SIG Strasbourg)

« On adore jouer les uns pour les autres, se battre les uns pour les autres, tout le monde a un très bon état d’esprit et on se complète bien », apprécie Mike Davis Jr. « Je ne sais pas si cette équipe est spécial mais on a un groupe très compétitif », poursuit Janis Gailitis. « On ne réussit peut-être pas tous nos matchs mais au moins, on se bat toujours pour les supporters, on ne renonce jamais. Et mes joueurs veulent tellement gagner qu’ils n’acceptent jamais la hiérarchie. » 

« Un JB Maille, quand il défend, ça lui fait plaisir ! » 

En revanche, ce qui saute aux yeux, c’est que tous ont accepté la hiérarchie imposée par le coach letton. Et le recrutement estival a été particulièrement fructueux entre l’excellente pioche Nelly Joseph, n°1 de Betclic ÉLITE à l’évaluation, alors qu’il n’est que rookie, Gabe Brown, qui a plus que doublé ses statistiques par rapport à son passage en Italie l’an dernier, le sixième homme Mike Davis Jr. ou le retour fructueux de Marcus Keene, alors que certains, au sein même du staff sportif, n’étaient pas franchement convaincus par l’idée l’été dernier.

Jean-Baptiste Maille – William Pfister, les hommes de l’ombre de la SIG mis en avant par Nicolas Lang (photo : Philippe Gigon / SIG Strasbourg)

« La SIG Strasbourg est une belle équipe, qui est très bien construite », souligne le capitaine limougeaud Nicolas Lang, brièvement passé par le club de sa région natale en 2018/19. « C’est très porté sur le shoot extérieur – cela revient un peu à la mode – avec beaucoup d’écrans pour Davis, pour Brown. On voit qu’il y a trois joueurs qui prennent beaucoup de responsabilités. Derrière, il y a des rôles très ingrats mais un Jean-Baptiste Maille, quand il défend, ça lui plaisir. C’est son ADN. William Pfister, faire un bon écran, c’est son ADN. Je ne dis pas qu’ils ne veulent jamais marquer mais ce sont des choses qui leur font plaisir. Cette équipe de la SIG est belle à voir. Tout le monde accepte son rôle, est très épanoui dedans et dans ce qu’il a à faire. »

« Ndoye est le vrai patron de cette équipe ! » 

Enfin, évoquer le recrutement réussi de la SIG, sans mentionner Abdoulaye Ndoye, serait une hérésie. À cinq jours du coup d’envoi de la saison, Strasbourg a sauté sur une opportunité de marché : remplacer son rookie français Adama Bal, peu tranchant en présaison, par le vétéran nordiste, revenu bredouille du marché étranger. Un coup de maître.

« Abdou est vite devenu un leader de notre équipe », insiste Gabe Brown« Dans le vestiaire, il est exigeant avec tout le monde, car il veut tirer le meilleur de chaque joueur. Il joue dur, donc il veut que tout le monde en fasse de même. » 

Abdou Ndoye, la bonne pioche tardive de la SIG (photo : Miko Missana)

« Il fait encore mieux à la SIG ce qu’il faisait déjà l’année dernière au Mans », applaudit Nicolas Lang« Ce n’est peut-être pas le gars que l’on mettra le plus en avant mais pour moi, c’est lui le vrai patron de cette équipe. J’en ai parlé avec plusieurs coachs de Betclic ÉLITE et ils m’ont dit la même chose. Contre nous, on a bien vu que c’était lui en tête de raquette qui regarde les situations, lit le jeu, ralentit le jeu au besoin puis trouve les shooteurs qui reçoivent de bons écrans, grâce à des gars comme William Pfister. »

Et une équipe où chacun sait pertinemment ce qu’il a à faire, cela donne un prétendant très sérieux à une place en playoffs… Ce qui serait une première pour la SIG depuis 2023.

Propos recueillis à Strasbourg,

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

Commentaires


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glidos
Ben qu'il y aille, alors qu'on doit encore se le coltiner un an, à un tarif qui flingue la masse salariale. merci encore palmer !
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matt_le_bucheron
Il s'est fait virer alors qu'il a eu un accident de vélo en rentrant du Rhénus, en fin de saison et il s'était blessé assez sérieusement. Il n'avait pas été resigné et il a atterri au CSP .
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nicofournier92
Le vrai travailleur de l'ombre n'est pas Pfister, il est américain : Ben Gregg. C'est lui qui charbonne au rebond, qui défend, qui contre, qui prend des coups sous le panneau. Et alors quand il fait 3/4 à 3 pts comme contre le CSP...
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rix75- Modifié
Sacré mauvaise langue à Limoges et sans Lang, l'équipe serait en Pro B.
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michel_jeune
Hé oui, cette équipe de la SIG, c'est l'exact opposée du cSp en somme.
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