ITW Marcus Keene, le bourreau de Paris : « Le Rhénus, c’est ma salle ! »

Extrêmement clutch, Marcus Keene a permis à la SIG d’égaliser à 1-1 contre Paris
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À partir de 5€Essai gratuitMarcus, vous avez connu beaucoup d’émotions au cours de votre carrière professionnelle. Est-ce l’une des plus belles ce jeudi ?
Complètement ! Juste parce que c’était les playoffs, que c’est la première fois de la saison qu’on bat une équipe d’EuroLeague et que j’ai pu apporter ma pierre à l’édifice. C’est pour mettre ce genre de shoots qu’ils m’ont fait revenir au début de la saison. J’en avais raté deux contre l’AS Monaco au début du mois de mai donc ça fait du bien d’avoir pu les réussir cette fois.
Racontez-nous cette dernière minute et vos deux shoots décisifs…
À -3, on voulait d’abord juste faire des stops. On y est arrivé. Nelly (Joseph) m’a posé deux bons écrans. Je pensais d’ailleurs que j’avais raté mon premier shoot. Mais quand j’ai vu le ballon rentrer, je me suis dit « Heeeey ». Et je savais que je marquerais si on parvenait à faire un stop de plus. Je me sentais bien. Nelly m’a encore mis un bon écran et j’ai tenté ma chance. Le Rhénus, c’est chez moi, c’est ma salle ! Devant ces supporters, je voulais être à la hauteur.
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D’où vous vient cette confiance pour les tirs décisifs ?
J’ai pris ce genre de tirs toute ma vie en fait. Comme vous l’avez déjà vu dans le passé, je suis assez bon pour rentrer les shoots décisifs. Je suis clutch. J’ai confiance dans mes qualités et mon équipe croit en moi, ça se résume à ça.
Vous avez joué un peu partout en Europe et pourtant, vous dites être chez vous à Strasbourg. Pourquoi est-ce si spécial ici ?
C’est mon deuxième passage à Strasbourg. Lors de ma première saison (en 2022/23), on avait très mal démarré avant de se qualifier pour les playoffs. Depuis mon départ, la SIG n’était jamais retournée en playoffs. Je reviens et le club est de retour en playoffs. J’aime bien être ici, les fans m’adorent, et c’est réciproque. C’est une bonne ville, la vie est tranquille. Je voulais juste faire de mon mieux et être moi-même, si c’était mon dernier match ici… cette saison.

Vous avez perdu de 30 points lors du match aller. Qu’avez-vous changé entre les deux matchs ?
On voulait jouer avec plus d’agressivité. On ne voulait pas que Nadir Hifi se mette dedans, on a bien défendu sur lui, de manière physique, comme sur tout le monde. Mais de manière globale, on voulait juste rivaliser. Comme je l’ai dit, on n’avait battu aucune équipe d’EuroLeague jusque-là cette saison. Et surtout, on ne voulait pas terminer notre saison sur une défaite à domicile. Si on doit perdre, ce sera là-bas, à Paris.
La SIG peut-elle croire à l’exploit ?
Bien sûr ! Samedi, on va se battre ! Maintenant, la pression est sur eux. On va aller à l’Adidas Arena, jouer libérés, et on verra bien ce qui arrivera. Les vrais supporters de Strasbourg doivent y croire. On a prouvé ce jeudi qu’on avait une chance si on jouait dur et ensemble.
L’œil de Janis Gailitis :
« Je retiens surtout sa défense sur Nadir Hifi »« Bien sûr que tout le monde a surtout vu Marcus Keene à la fin. Mais j’aimerais surtout que l’on se rappelle de la façon dont il a démarré le match en défendant très dur sur Nadir Hifi. C’était sa première déclaration d’intention du soir. Après, on sait qu’il est capable de rentrer des shoots difficiles à la fin. Il vit pour ces moments. Il réussit parfois, rate aussi, comme contre Monaco. C’est bien que ça soit tombé du bon côté cette fois. Mais au-delà de ça, j’ai surtout apprécié sa volonté de stopper Hifi. C’était énorme ! »























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