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Olympiakos – Monaco vu par Moustapha Fall : « J’espère que les autres clubs français suivront l’exemple de l’ASM »

Olympiakos – Monaco vu par Moustapha Fall : « J’espère que les autres clubs français suivront l’exemple de l’ASM »
Crédit photo : Sébastien Grasset
EuroLeague - Champion de Pro B en 2014 avec l'AS Monaco, Moustapha Fall retrouve la Roca Team ce vendredi en demi-finale de l'EuroLeague. Le géant du Pirée a évoqué en notre compagnie son deuxième Final Four d'affilée.

Moustapha, nous sommes à 24 heures d’une demi-finale de l’EuroLeague contre l’AS Monaco (entretien réalisé jeudi soir, ndlr). Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Comme tous les Final Four, il faut gagner ! Il faut arriver avec le meilleur état d’esprit possible, le plus d’agressivité possible et essayer de sortir victorieux. Contre le Fenerbahçe, on sort d’une série un peu similaire à celle de l’année dernière : un combat, un duel physique, jusqu’au Match 5. C’était une bonne préparation pour le Final Four mais Monaco a vécu la même chose contre le Maccabi donc on est vraiment à armes égales. Ça va se jouer sur des détails. Ce ne sera qu’un seul match, il faut être prêt et on verra bien ce que ça donnera.

Le souvenir de votre défaite au buzzer l’an dernier, avec ce shoot assassin de Vasilije Micic en demi-finale, vous hante-t-il encore ?

Non… Je pense que ça peut toucher certains joueurs. Mais moi, je suis passé à autre chose. On a perdu, c’est comme ça. Qu’on perde au buzzer ou qu’on perde de 20 points, cela reste une défaite. Donc ça ne sert à rien de s’attarder sur ce buzzer beater. J’espère simplement que ça ne se reproduira pas cette année.

Oleksiy Yefimov, l’architecte du succès monégasque : qui se cache derrière le cerveau de l’AS Monaco ?

Vous bouclez actuellement votre deuxième saison avec l’Olympiakos. Avez-vous l’impression d’avoir passé un cap ?

Je pense surtout qu’on a vraiment passé un cap en tant qu’équipe. Là, on s’installe vraiment dans le haut niveau de l’EuroLeague. Ça fait deux années consécutives qu’on a l’avantage du terrain en playoffs, qu’on arrive au Final Four. Ça fait longtemps qu’ils ne l’avaient pas fait donc c’est cool d’avoir pu participer à la remise en place de l’Olympiakos au top niveau de l’Europe.

« Monaco a compris que c’était la construction qui primait »

Vous avez défendu les couleurs de l’AS Monaco en Pro B…

C’était complètement différent à l’époque. Ils étaient pressés, ils voulaient des résultats de suite, ils coupaient le coach (Savo Vucevic), ils ramenaient des joueurs (Marco Killingsworth). C’était vraiment semblable aux pays de l’Est, comme la Russie : il y a des changements directement s’il n’y a pas de résultats. Ce n’était pas la même optique. Maintenant, je pense qu’ils ont compris que c’était la construction qui primait, qu’il faut faire les choses dans le temps. Ils ont signé l’entraîneur sur plusieurs années, une base de JFL sur le long-terme aussi. Ils essayent de construire comme les grandes équipes européennes et c’est pour ça que le succès commence vraiment à arriver.

[Rétro] Quand Moustapha Fall était un jeune pivot contesté à l’AS Monaco en Pro B

L’équipe de France qui accumule des médailles, toujours des joueurs français au Final Four, même un club français désormais, Victor Wembanyama… Est-on dans un âge d’or du basket tricolore ?

Je pense que ça fait un moment que l’équipe de France est au sommet, qu’on fait partie du gratin européen avec l’Espagne. C’est sûr qu’il y a beaucoup de joueurs qui s’expatrient un peu partout maintenant et c’est vraiment bien de pouvoir compter sur autant de Français dans les grosses équipes d’EuroLeague.

Vous qui avez grandi avec des défaites éternelles de clubs français en EuroLeague, est-ce que cela vous fait bizarre de voir un représentant de Betclic ÉLITE au Final Four ?

12,4 d’évaluation pour Moustapha Fall cette saison, dans ses standards de carrière EuroLeague (photo : Sébastien Grasset)

Personnellement, ça ne change rien pour moi, on n’a pas besoin d’extra-motivation. Mais ça ne me surprend pas de voir un club français au Final Four. Je m’attends à ce que le basket français évolue et c’est la suite logique pour moi. On n’allait pas rester derrière les autres tout le temps. Je suis content qu’il y ait un épouvantail comme ça, qui donne l’exemple. J’espère que d’autres clubs français suivront leur chemin.

On sait que l’AS Monaco est une équipe très performante au rebond offensif. Quel sera votre rôle lors du match ?

Comme toujours : être agressif, essayer de contrôler au mieux la raquette, essayer d’aider mes coéquipiers au mieux défensivement. Et créer du jeu pour les autres, être un point de fixation pour les autres. J’espère que ça se passera bien.

« Les fans de l’Olympiakos, je n’avais jamais vu ça auparavant »

Ce Final Four, est-ce une obsession personnelle ?

Pas une obsession, non, mais bien sûr que je suis là pour gagner (il sourit). Après, ça ne m’empêche pas de dormir. J’espère vraiment qu’on pourra gagner cette EuroLeague car on a fait une bonne saison et ce serait vraiment dans la continuité de ce qu’on a accompli cette année.

4 000 supporters de l’Olympiakos sont attendus à Kaunas, le plus gros contingent parmi les quatre clubs… Olytm

Je ne suis pas étonné. Depuis mon premier match au Pirée l’année dernière, j’ai vu que les supporters étaient différents ici. Quelque chose que je n’avais jamais connu auparavant. C’est vraiment agréable de jouer pour ce genre de fans et ça motive encore plus. Tu ressens vraiment l’ambition qu’il y a derrière nous. Dès que je marche dans la rue, les gens m’arrêtent, m’en parlent. Tu vois qu’ils sont vraiment impliqués. Ils sont comme nous : si on perd, ils perdent aussi, ils ne sont vraiment pas bien. C’est bien de tous nous voir unis dans la même cause.

À Kaunas,

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