Nando De Colo, une retraite annoncée en cas de sacre en EuroLeague ? « Je pense que oui »

Nando De Colo dispute sa 20e saison professionnelle.
Nando De Colo (1,95 m, 38 ans) va-t-il dire stop après 20 saisons professionnelles ? Jusqu’ici, rien de nouveau pour le meneur-arrière nordiste, qui en avait émis l’hypothèse en août dernier. Sauf que depuis cet été, beaucoup de choses ont changé : l’ancien international tricolore (209 sélections jusqu’à 2024) a quitté la France, direction Fenerbahçe, au tout début de l’année civile 2026.
Dans un entretien livré au média serbe Arena Sport, De Colo a fait savoir que la décision de raccrocher, en fin de saison, n’était pas encore arrêtée : « Je ne sais pas, j’y réfléchis encore. » Mais que sa retraite sportive pouvait être conditionnée à un sacre continental avec le club turc : « Si je tirerais un trait et je dirai ‘ça suffit’ en cas de titre en EuroLeague ? Oui, je pense que oui. »
« Un temps pour tout »
Toujours épanoui sur le parquet et actuel leader de la meilleure des coupes d’Europe avec le Fener, Nando De Colo a précisé : « Il y a un temps pour tout. Même si je suis toujours le premier à l’entraînement et que je suis heureux sur le terrain, j’ai une famille, trois filles… Et quelque chose m’attend après ma carrière. Je ne serai jamais loin du terrain, mais on verra. »
Le combo-guard, lancé en professionnel par Cholet, laisse planer le doute sur son avenir, après une saison pleine de rebondissements. Car lorsqu’il a évoqué ce qui pouvait être « la dernière année » de sa carrière, De Colo portait encore le maillot de Lyon-Villeurbanne, et s’apprêtait à entamer sa 4e saison dans le Rhône.
À l’ASVEL, un « désastre »
Les événements ont pris une tournure différente quand le Champion d’Europe 2013 a été rappelé par le club stambouliote, où il avait déjà évolué entre 2019 et 2022… avant de rejoindre l’ASVEL. « Je n’avais pas pris cette décision uniquement par envie de rentrer au pays, a poursuivi le 2e meilleur marqueur de l’histoire de l’EuroLeague. J’étais en contact avec Valence et Fenerbahçe, mais Tony (Parker) est venu me voir en me disant : ‘On veut faire quelque chose de grand avec l’ASVEL’. (…) L’idée était de construire une équipe capable de se battre pour les playoffs en EuroLeague. »
Finalement, l’ancien taulier des Bleus a enchaîné les déceptions sportives au niveau européen : « Il n’y a rien eu de tout ça. Un désastre. Je suis juste resté le même, à faire de mon mieux pour l’équipe et à soutenir mes coéquipiers. Mais nous n’avions pas assez de talent pour faire mieux. C’est pourquoi, après en avoir parlé avec ma femme, j’ai saisi l’opportunité de signer à Fenerbahçe, jusqu’à la fin de la saison, dès qu’elle s’est présentée. » Avec, en ligne de mire, un 3e sacre personnel en EuroLeague à inscrire au palmarès.


























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