ITW Petr Cornelie, la « parenthèse bleue » au milieu de la saison du « plaisir retrouvé » en Turquie

Un an après sa dernière convocation, Petr Cornelie retrouve l’équipe de France.
Rappelé en renfort de l’équipe de France après le forfait de Mathis Dossou-Yovo, Petr Cornelie (2,11 m, 30 ans) semble revivre en Turquie avec l’Esenler Erokspor, après son départ de Monaco. Alors qu’il avait peu à peu disparu de Gaston-Médecin l’an passé (13 minutes de moyenne au final sur 56 matchs), l’intérieur n’a pas tardé à performer chez le promu de Super Ligi, où il tourne à 11,8 points de moyenne à 50,6% aux tirs, 6,7 rebonds et 2 passes en 26 minutes. Une domination dans la raquette qui a tapé dans l’œil de Frédéric Fauthoux, au moment de faire appel à un renfort supplémentaire.
Tout sourire au bord du terrain, et en exclusivité pour BeBasket, l’international français aux 13 sélections est revenu sur son plaisir renouvelé à chaque convocation en EDF, dont la dernière datait de février 2025 ; mais aussi sur son plaisir retrouvé dans un club ambitieux en Turquie. Et sur la situation autour du club de Monaco, qui ne l’étonne pas plus.
« Me relancer, et reprendre du plaisir à jouer »
BeBasket : Cela fait exactement un an que nous ne vous avions plus vu en équipe de France. Comment vous sentez-vous au moment d’effectuer votre retour chez les Bleus ?
Petr Cornelie : (Il calcule) Ah ouais ! Pile un an ! La dernière fenêtre, c’était l’année dernière quand j’étais à Monaco, en février aussi. Écoute, ça fait vraiment plaisir. Je suis content d’être là, c’est toujours hyper agréable de rejoindre l’équipe de France. C’est une fierté, donc je suis très heureux.
C’est toujours un peu comme une parenthèse dans la saison. Tu sors de ton club, tu retrouves des gars que tu connais très bien. C’est une « parenthèse enchantée », une « parenthèse bleue » au milieu de l’année, et ça fait toujours plaisir. Au-delà de ça, il y a le côté « mission » : on joue des matchs de qualification importants, qu’il faut gagner. C’est un tout.
Vous attendiez-vous à ce que l’on pense à vous pour cette fenêtre, après votre départ en Turquie chez un promu ?
En réalité, je n’y ai pas forcément pensé au moment de signer à Istanbul. Mon but était avant tout de me relancer, et de reprendre du plaisir à jouer. Je fais ma saison là-bas, et je savais qu’il y avait une possibilité. En novembre, je savais que je pouvais être appelé, ça n’a pas été le cas. Pour cette fenêtre, j’ai su que j’étais présélectionné, donc je savais que c’était possible. Et c’est arrivé (sourire).
Il y avait des signes avant-coureurs » d’une crise à Monaco
Vous parlez de plaisir perdu en fin de saison dernière avec Monaco. Que retenez-vous de cette période, que l’on imagine difficile ?
Comme tu dis, c’était une période difficile. Peu de temps de jeu, peu de responsabilités, et surtout beaucoup de mal à trouver ma place dans cet effectif. J’avais besoin d’un renouveau. En regardant en arrière, je pense avoir fait le bon choix en partant. Pour un basketteur, le plus important reste de prendre du plaisir, car ça reste un jeu au-delà d’un métier. Ce n’était pas une décision facile de quitter un club d’EuroLeague pour « tomber » un peu plus bas, mais j’avais besoin de me retrouver.
Et aujourd’hui, vous vous êtes retrouvé ?
Ouais, clairement. Le fait d’être responsabilisé, de rejouer vraiment au basket, tout simplement… ça fait vraiment plaisir et j’en suis très content.
Vous avez quitté un club, Monaco, qui semble traverser une période de remous actuellement. La situation actuelle vous surprend-elle ? On parle même beaucoup de crise là-bas, en ce moment…
Surpris, oui, quand même. Mais je ne m’attendais pas à ce que la crise soit aussi forte. Je sais que le président a la volonté de faire de très bonnes et grandes choses pour le basket, mais je pense qu’il y a des facteurs géopolitiques qui entrent en jeu. Et qui créent des soucis. C’est dommage car Monaco est la locomotive du basket français. Il y avait des signes avant-coureurs, mais là, la situation géopolitique fait que tout tombe un peu en cascade.
Un mot sur votre saison en club, où vous êtes actuellement 8ème de Super Ligi. Comment expliquez-vous cette bonne copie pour un promu ?
Il faut être honnête : on a un bon budget et on a construit une belle équipe l’été dernier, ce depuis quelques temps. Le tout avec un coach qui est une référence dans le championnat turc, pour nourrir de très grandes ambitions. Aller titiller le Top 4 peut-être pas, c’est difficile, mais être dans les huit pour faire les playoffs : oui. Et jouer la Coupe d’Europe. Le gros but du club, c’est d’accrocher une Coupe d’Europe pour la saison prochaine. Et je pense qu’on a les qualités pour.
Entretien exclusif réalisé à Nanterre, Palais des sports Maurice Thorez…




























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