ITW Thomas Cornely, heureux à l’Élan béarnais : « C’est exactement ce que j’étais venu chercher »

Thomas Cornely est le meneur de l’Elan béarnais depuis l’intersaison 2025
Au sein de l’Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez, Thomas Cornely (1,90 m, 34 ans) n’a pas simplement retrouvé du temps de jeu ou un environnement familier. Le meneur loiretain s’est rapidement imposé comme l’un des relais majeurs du projet béarnais, dans un championnat d’ELITE 2 plus dense, plus homogène et plus imprévisible que jamais. À 34 ans, son expérience, sa lecture du jeu et sa capacité à faire jouer les autres structurent le collectif, bien au-delà des chiffres bruts.
Retrouver Mickaël Hay, un repère immédiat
La relation avec Mickaël Hay a naturellement facilité son intégration. « C’est important pour moi. C’est un cadre que je connaissais. Avec lui, je sais où je vais, dans ses valeurs, dans ses principes », confie le meneur. Plus qu’un simple confort, Cornely évoque une vraie continuité dans le travail, tout en soulignant l’évolution de son entraîneur : « Lui aussi a évolué dans ses façons de faire. Le retrouver ailleurs, dans un autre contexte, c’est vraiment cool. »
Ce lien de confiance permet au meneur de jouer juste, de prendre des décisions rapidement et d’être pleinement en phase avec les attentes du staff, sur le terrain comme en dehors.
Un rôle central dans un projet ambitieux
Construit pour jouer les premiers rôles, Pau-Lacq-Orthez assume clairement ses ambitions. Mais en ELITE 2, rien n’est jamais acquis. « Chaque week-end, il y a des surprises. Tout le monde peut battre tout le monde », rappelle Cornely, conscient de l’exigence permanente du championnat.
Dans ce contexte instable, son rôle dépasse largement le simple cadre du jeu. « J’ai un rôle important, pour aider les gars, aider les jeunes. Je sens que j’ai beaucoup plus de responsabilités qu’avant. Je retrouve un peu le rôle que j’avais déjà avec Mickaël. »
Gestion des temps faibles, organisation offensive, lecture des défenses adverses : Cornely est aujourd’hui l’un des véritables régulateurs du collectif palois.
Une ELITE 2 qui a changé de visage
S’il connaissait déjà bien le championnat, le meneur a dû en intégrer les évolutions récentes. « Ça m’a fait du bien, mais il a fallu se réadapter. L’ELITE 2 a évolué, notamment avec les 20 équipes », explique-t-il. Plus de densité, davantage de déplacements piégeux, des effectifs mieux armés : le défi est constant.
Son arrivée à Pau répondait néanmoins à une attente claire : « C’est exactement ce que j’étais venu chercher : de la confiance et un jeu qui me correspond. »
Cette confiance se traduit aujourd’hui par une animation offensive plus fluide, un tempo maîtrisé et une influence majeure dans la création, avec une présence régulière dans les meilleures moyennes à la passe du championnat.
Liberté et confiance… plutôt que pression
Statut, responsabilités, attentes du public : autant d’éléments qui pourraient peser sur un joueur expérimenté. Mais Cornely les vit différemment. « Je ressens surtout plus de liberté pour jouer », assure-t-il. « Il y a des attentes, oui, c’est normal pour des joueurs majeurs. Mais ça m’apporte surtout de la confiance. Retrouver cette responsabilité, faire jouer l’équipe, c’est ce que j’aime. »
Une approche sereine, qui correspond à son profil de meneur gestionnaire, mais aussi à son envie de transmettre et de tirer le collectif vers le haut.
Pau, un club historique à l’exigence particulière
L’environnement palois fait pleinement partie de l’expérience. « C’est un club historique. Tu le ressens dès que tu arrives. Il y a des grands noms, des grands coachs, des grands joueurs. Tu sais où tu mets les pieds. »
Cette histoire impose une exigence permanente, assumée par le joueur : « Il y a le côté agréable, mais aussi une petite pression, surtout avec les ambitions annoncées dès le début de saison. »
Une salle à part, entre héritage et atmosphère
Le Palais des Sports renforce ce sentiment d’identité. « Quand tu arrives dans la salle, avec les trophées, les couleurs, les maillots de tous les joueurs passés par là, tu ressens vraiment quelque chose. »
Malgré la multiplication des enceintes modernes, Pau conserve un cachet singulier : « Elle garde un truc à part. »
Une saison encore ouverte
Lucide, Thomas Cornely sait que rien n’est encore figé. « Les matchs aller ne sont même pas encore tous terminés. Tout peut se passer, des bonnes comme des mauvaises choses. »
Avec son leadership, sa constance et sa capacité à faire jouer les autres, le meneur palois apparaît néanmoins comme l’un des piliers sur lesquels Pau-Lacq-Orthez compte pour aborder la suite de la saison et tenter de tenir son rang dans une ELITE 2 toujours aussi relevée. Prochain rendez-vous ce vendredi 9 janvier pour affronter la belle équipe de Denain au Complexe Sportif Jean Degros.
























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