ITW Yanis Mbuy, 18 ans et déjà responsabilisé à Orchies : « Cela m’oblige à faire preuve de davantage de maturité »

A seulement 18 ans, Yanis joue déjà 20 minutes par match en Nationale 1 avec Orchies.
Tout juste majeur, Yanis Mbuy (1,82 m, 18 ans) assume déjà de vraies responsabilités au sein du BC Orchies en Nationale 1. Utilisé sur les postes 1 et 2 par son coach Philippe Maucourant, le jeune combo guard poursuit sa progression avec ambition et lucidité. Dans un championnat réputé pour son exigence physique, il prouve sa valeur match après match. Entretien avec un joueur déterminé à impacter le jeu des deux côtés du parquet.
Ton coach t’accorde beaucoup de responsabilités cette saison. Comment vis-tu cette confiance ?
« C’est une véritable marque de confiance. Cela m’oblige à faire preuve de davantage de maturité dans ma préparation et à rester focalisé sur les moindres détails. Lorsqu’un coach te confie les clés du camion par séquences, tu te dois de comprendre le rythme de la rencontre et d’opérer les meilleurs choix possibles sur le terrain. Je joue une vingtaine de minutes, à mon âge je considère que c’est vraiment bien. Avec Adrien Tyberghien, je suis le meilleur passeur de l’équipe, rendre les autres meilleurs, voilà quelque chose qui me tient à cœur. »
Tu évolues sur les postes 1 et 2. Comment définirais-tu ton profil ?
« Je me considère vraiment comme un combo guard. Je suis capable d’organiser le jeu et de créer pour mes coéquipiers, mais aussi de prendre mes responsabilités pour scorer lorsque la situation l’exige. J’aime lire les défenses et m’adapter : il y a des moments où je dois revêtir le costume de gestionnaire, et d’autres où je dois me montrer plus incisif. Entre l’année dernière et cette saison, j’ai doublé mon temps de jeu et augmenté toutes mes statistiques (1,5 point, 1,1 rebond et 1,2 passe en 19 minutes en 2024/2025 avec le BCO). »
Un pur combo guard
Quelle est aujourd’hui ta principale force ?
« Ma lecture du jeu et ma capacité à créer des décalages. Je pense être doté d’une bonne vision, ce qui me permet de trouver mes coéquipiers dans le bon timing. De plus, sur le plan défensif, je m’efforce toujours d’apporter une énergie communicative à l’équipe. »
Et sur quels aspects dois-tu encore progresser pour franchir un cap ?
« Principalement la constance dans mon tir extérieur et mon développement athlétique. Pour évoluer sur les postes 1 et 2 à haut niveau, il est impératif de pouvoir absorber les contacts, de défendre sur des arrières très physiques, et surtout d’être régulier dans son adresse. »
La Nationale 1 est réputée pour sa densité et son engagement physique. Qu’est-ce que cette division t’apporte concrètement ?
« Une intensité de tous les instants. Les joueurs y sont très expérimentés et le jeu va très vite. Ce championnat m’apprend à prendre des décisions plus rapidement et à mieux canaliser la pression inhérente aux matchs à enjeu. On a un bon groupe cette année avec de nombreux jeunes joueurs talentueux comme Mathias M’Madi, Axel Dossou mais aussi Adrien Tyberghien… On peut faire quelque chose de bien cette saison collectivement. »

Si l’on se projette un peu plus haut, quel serait ton rôle idéal sur un parquet ?
« Celui d’un joueur capable d’avoir un véritable impact des deux côtés du terrain. Je veux défendre fort sur les lignes extérieures, dicter le tempo en attaque et scorer quand l’équipe en a besoin. À terme, mon objectif est de devenir un joueur incontournable et fiable au sein d’une rotation très compétitive. »
La NCCA, une option pour la suite
Le circuit universitaire américain (NCAA) fait-il partie de tes plans de carrière ?
« Oui, c’est une éventualité que je garde dans un coin de ma tête. La NCAA offre une exposition médiatique importante et un développement physique très intéressant. Cependant, toute décision devra s’inscrire dans une logique de cohérence avec mon projet sportif global. L’essentiel pour moi reste de choisir l’environnement qui me permettra de progresser le plus efficacement. »
Comment te vois-tu dans deux ou trois ans ?
« J’ambitionne de continuer à prendre des responsabilités et de m’imposer progressivement au plus haut niveau possible. »
Si tu devais te décrire en trois mots, en dehors du basket, lesquels choisirais-tu ?
« Je dirais que je suis quelqu’un de souriant, d’accessible et, par-dessus tout, de respectueux. Ce sont des valeurs qui me tiennent à cœur au quotidien, bien au-delà des parquets. »
Qu’est-ce qui t’anime au quotidien, notamment durant ces moments de l’ombre où personne ne te regarde ?
« C’est avant tout une profonde envie de rendre mes proches fiers de mon parcours. C’est aussi ce qui me pousse à atteindre mes objectifs personnels et, quelque part, une forme de détermination pour faire taire les critiques. C’est dans ce travail invisible que l’on construit sa réussite. »
Zoom on Yanis Mbuy, born in 2007, standing at 6’2” with a 6’4” wingspan, playing the guard position for Orchies in France’s NM1 (third division). At just 17 years old, he is already logging big minutes and showing both his shooting range and court vision at the professional… pic.twitter.com/dRLwwnPuj5
— Scouting lab (@scouting_lab) September 23, 2025
On sait que la préparation mentale est clé. Quelle est ta routine juste avant de fouler le parquet ?
« Avant chaque match, j’ai besoin de m’isoler un peu. J’écoute ma musique pour me mettre dans ma propre bulle. C’est un rituel essentiel pour me concentrer, faire le vide et entrer sur le terrain avec le bon état d’esprit. »
Et quand tu n’as pas la balle orange entre les mains, à quoi ressemble ton temps libre ?
« J’aime les choses simples. Je profite de mes moments de repos pour sortir avec ma famille ou mes amis. Et comme beaucoup de joueurs de ma génération, j’apprécie aussi de décompresser en jouant à la PlayStation. C’est ma façon de couper un peu avec la pression de la compétition. »
























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