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ITW Yoan Makoundou : « J’ai l’habitude de passer par les petites portes »

Révélation de la saison avec Cholet Basket en Betclic ÉLITE, Yoan Makoundou est à la croisée des chemins. Non drafté, l'ancien joueur de Melun et Marne-la-Vallée est à la recherche d'un projet l'aider à atteindre son objectif de NBA.
Crédit photo : Hervé Bellenger / IS / FFBB

Une accolade avec Fabrice Canet, l’attaché de presse des Bleus, des rires en pagaille avec Andrew Albicy et Amath M’Baye… Blagueur et toujours le bon mot pour ses coéquipiers, Yoan Makoundou a déjà trouvé ses marques en équipe de France. Son téléphone mis en mode dictaphone, façon journaliste, l’ailier-fort choletais s’est aussi amusé à glisser une question à Andrew Albicy au milieu de celles des journalistes. « C’est le petit jeune du groupe qui découvre l’univers de l’équipe de France. Bizarrement, il est assez discret par rapport à son caractère », s’amuse le meneur de Gran Canaria. « Il l’a dit et c’est vrai : il observe beaucoup et il écoute. »

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Débarqué à Nanterre samedi et arrivé tout droit de Brooklyn, Yoan Makoundou n’a pas connu les réjouissances de la Draft. Il a, en revanche, étrenné la tunique bleue pour la première fois de sa jeune carrière. Le natif de Melun (Seine-et-Marne) avait décliné l’invitation de Vincent Collet l’été dernier. Et le sélectionneur des Bleus n’avait pas manqué de le taquiner gentiment lors de sa venue dans les Mauges, début mai. « Il ferait bien de dire “oui”, j’espère qu’il ne déclinera pas l’invitation », avait lancé le coach des Metropolitans 92 dans un large sourire en regardant Yoan Makoundou, présent en conférence de presse et attendant son tour. Sa première sélection attendra encore quelques mois puisqu’il n’est pas du voyage au Monténégro et rejoindra le groupe France samedi midi en Vendée en qualité de partenaire d’entraînements.

Excellent en 2e partie de saison avec CB, l’ancien joueur de Marne-la-Vallée garde bien évidemment la NBA dans sa tête et est à la recherche d’un projet en Europe pour continuer sa progression. Il a surtout réussi à franchir un cap défensivement et son shoot devient de plus en plus fiable. Un retour à Cholet semble difficilement imaginable mais Yoan Makoundou – approché par le Fenerbahce Istanbul l’année dernière – l’assure et le répète : « rien n’est impossible ».

Ses longs segments étendus dans les tribunes du palais des sports de Maurice-Thorez et son genou gauche glacé, Yoan Makoundou a pris quelques minutes pour revenir sur la Draft et sur son futur.

Comment se passent vos débuts en équipe de France ?

Je pense que Vincent (Collet) est content que je sois là. J’observe beaucoup. Je regarde les joueurs que je ne vois qu’à la télé (Andrew Albicy et Amath M’Baye éclatent de rires). Ce sont des joueurs qu’on regarde, des visages de l’équipe de France (sourie).

« Cette non Draft est un mal pour un bien »

Comment avez-vous vécu la Draft ?

J’étais tout seul dans un hôtel à Brooklyn. J’étais au téléphone avec ma famille mais rien de plus. Je n’étais pas stressé. Je ne m’attendais pas à grand chose. Ça ne pouvait être que du plus pour moi. J’ai passé ma vie entre les aéroports et les avions. J’ai fait pas mal d’aller-retour, je suis allé à droite à gauche pour faire des workouts.

Cette non Draft est un mal pour un bien car si t’es bon pendant la saison, des équipes peuvent te chercher. Je ne suis lié avec aucune équipe donc je pense qu’une opportunité peut se représenter.

Êtes-vous frustré de ne pas avoir été appelé ?

Un peu mais c’est comme ça. Je ne sais pas ce que ça fait que d’être appelé à la Draft. Ça doit être quelque chose d’extra. J’aurais voulu l’être mais si ce n’est pas arrivé, c’est que ça ne devait pas arriver. Il y a d’autres façons d’y arriver.

« Faire mon chemin en Europe dans un premier temps »

Je pense que mon âge à jouer. Prendre un joueur de 22 ans peut faire peur pour un décisionnaire NBA. Même si ma marge de progression est encore grande, il peut se dire qu’il vaut mieux développer un prospect de 19, 20 ans, plutôt qu’un mec de 22 ans. J’ai l’habitude de passer par les petites portes. Si je dois passer par là pour rentrer plus tard dans la ligue… Ce sera une belle histoire de plus à raconter dans ma carrière. Ça m’est déjà arrivé quand j’ai fait les tests pour les centres de formation mais ça ne m’a pas empêché de trouver des solutions pour rebondir.

Qu’aspirez-vous pour l’année prochaine ?

Je suis en train de regarder les différentes propositions. Je parle beaucoup avec mon agent et ma famille pour trouver le meilleur projet pour moi. Je préfère faire mon chemin en Europe dans un premier temps. Je ne pense pas avoir eu de propositions en G-League. Ce qui est sûr, c’est que je veux jouer une Coupe d’Europe.

Vous êtes sous contrat avec CB jusqu’en juin 2023, un retour dans les Mauges est-il encore possible ?

Rien n’est impossible mais je veux trouver le meilleur projet. J’aime bien la France parce que j’y ai joué mais je n’ai pas peur d’aller voir ce qu’il se passe à l’étranger. Étranger ou France ? Je n’ai aucune préférence. Je cherche plutôt un projet et une Coupe d’Europe.

À Nanterre,

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