La capitaine Coralie Chabrier va faire ses adieux à Charnay : direction Chartres

Après six ans à Charnay, Coralie Chabrier est attendue à Chartres
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À partir de 5€Essai gratuit« Je ne pensais pas écrire cette histoire-là », avait dit Coralie Chabrier à Ma(g)ville en début de saison. Arrivée de manière anonyme à Charnay en 2020, à sa sortie du centre de formation de l’ASVEL, la Montbrisonnaise a dû transiter par la Ligue 2 avec le CBBS, mais est finalement devenue capitaine d’une équipe qualifiée pour la Coupe d’Europe.
« Six ans à Charnay, c’est presque un quart de ma vie »
Un mandat qui touche toutefois à son terme. Avant le début des playoffs de Boulangère Wonderligue, avec la réception de Bourges ce dimanche qui pourrait donc marquer son dernier match à domicile sous le maillot bourguignon, Coralie Chabrier a annoncé son départ dans une vidéo publiée par le club.
« Charnay reste mon premier club professionnel », dit-elle devant les caméras des Pinkies. « C’est le lancement de ma carrière. Je suis arrivé ici en étant jeune, j’ai progressé sportivement et humainement en étant capitaine. J’ai grandi au cours de mes années à Charnay. C’est le premier club qui m’a fait confiance et je remercierais toujours le CBBS pour ces belles années. Six ans à Charnay, c’est presque un quart de ma vie (elle rigole) donc c’est beaucoup ! J’ai l’impression qu’il est passé 10 000 choses… Ce n’est pas évident de partir quand on est bien quelque part. »
Un choix fort qui a payé en 2022
Toujours exemplaire dans l’engagement et la combativité lors de ses six saisons sous la tunique rose (5 points à 36%, 3 rebonds et 3,7 passes décisives en 2025/26), Coralie Chabrier pourra avoir la satisfaction de ne pas avoir quitté le navire au terme de deux premières saisons assez insipides, marquées par les huis-clos du Covid et la relégation en LF2. À l’époque, l’ancienne débutante de Saint-Romain-le-Puy a effectué « le choix fort » de prolonger malgré la relégation en deuxième division, et n’a jamais eu à le regretter.
Sacrée championne de France de Ligue 2 la saison suivante, elle a ensuite contribué à durablement installer Charnay dans le Top 7 du championnat, ce qui n’était encore jamais arrivé au CBBS lorsqu’elle y a signé, et à porter le club bourguignon jusqu’à la scène européenne. « Charnay reste un petit village donc l’emmener jusqu’en EuroCup pour la première fois, c’était énorme », disait-elle la semaine dernière. « On nous traitait un peu de fous quand on disait qu’on voulait jouer l’Europe. »

Une revanche à prendre sur les playoffs
Son dernier défi avec Charnay lui offrira peut-être l’opportunité d’effacer la plus grande frustration de son passage en Saône-et-Loire : sa grave blessure au genou gauche, contractée lors du quart de finale retour contre Angers l’an dernier, qui l’a privé d’une demi-finale contre Basket Landes, où son rôle aurait encore été accru suite au départ de Monique Akoa-Makani vers la WNBA.
Sans leurs deux meneuses, les Pinkies avaient échoué à deux petits points de la finale du championnat… « C’est comme si tu arrivais au moment du dessert, et tu n’avais pas le droit d’y goûter », synthétisait-elle dans les colonnes de Ma(g)ville. Cette fois, pour avoir enfin le droit de goûter au dernier carré, il faudra écarter Monique Akoa-Makani et Bourges.
Et bientôt Chartres…
Quant à son avenir personnel, l’information a déjà fuité : Coralie Chabrier prendra la direction de Chartres à la rentrée. Au sein d’un club encore relativement jeune dans l’élite, elle pourra tenter de reproduire la même histoire qu’à Charnay. Tout en sachant que le CCBF a déjà pris un peu d’avance sur le tableau de marche en arrachant in extremis son billet pour les playoffs, et donc la Coupe d’Europe, le week-end dernier…



























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