Le Portel à l’agonie : trois pros valides après la blessure de Christopher Ebunangombe, et un sentiment d’abandon

Le Portel craint le pire après la sortie sur blessure de Christopher Ebunangombe.
Le calvaire portelois a pris une tournure dramatique dès la 7e minute de jeu face au BCM Gravelines-Dunkerque, dans un Opalico sans la moindre saveur. Christopher Ebunangombe (1,96 m, 18 ans), l’un des rares cadres encore opérationnels chez les Stellistes, a dû quitter ses partenaires prématurément. Le diagnostic redouté par le staff médical est lourd : une suspectée fracture du péroné.
Cette perte prive l’entraîneur Arnaud Ricoux d’un élément essentiel, mais elle réduit surtout l’effectif professionnel à une peau de chagrin : ils ne sont désormais plus que trois joueurs pros valides pour porter le maillot de l’ESSM.
Une impasse règlementaire et financière
La situation est d’autant plus critique que le club est interdit de recrutement en raison de ses déboires financiers. « On ne peut pas remplacer les joueurs, on n’a pas le droit de recruter », a déploré Arnaud Ricoux en conférence de presse, dans des propos recueillis par nos confrères de la Voix du Nord. Si le club survit grâce à l’apport de ses jeunes, il se heurte désormais au mur des règlements.
Les joueurs sous convention espoir ne peuvent en effet disputer que cinq matchs avec l’équipe professionnelle. À ce jour, deux d’entre eux ont quasiment épuisé leur crédit, tandis que Rémi Wadoux (1,88 m, 18 ans) ne dispose plus que de trois apparitions possibles.
« Personne ne réagit vraiment »
Face à ce scénario catastrophe, le sentiment d’isolement prédomine au Portel. Malgré une combativité évidente lors de la défaite (100-78), le coach nordiste s’interroge ouvertement sur la capacité de son équipe à simplement terminer le championnat sur le terrain.
Pointant du doigt un manque de soutien des instances, il regrette que le cri d’alarme du club ne trouve pas d’écho : « Tout le monde est au courant et personne ne réagit vraiment ». Pour la lanterne rouge, les cinq dernières journées s’annoncent comme un chemin de croix où la simple composition d’une feuille de match relève désormais du miracle























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