Le Portel dans l’impasse sans meneur : une situation devenue critique

A 18 ans, Christopher Ebunangombe se retrouve propulser meneur titulaire de l’ESSM Le Portel
Le Portel traverse une période des plus délicates. Entre un classement préoccupant, un budget parmi les plus faibles de Betclic ELITE et l’absence prolongée de Mike Smith, l’ESSM doit aujourd’hui composer sans meneur de métier. Une situation accentuée par le coup du sort subi par son remplaçant médical Sean Armand, victime d’une grosse entorse dès son premier match. Le constat dressé par le club, relayé par La Voix du Nord, est sans appel.
Le manque criant d’un meneur expérimenté
Le Portel n’avait recruté qu’un seul meneur cet été, Michael Smith (1,80 m, 28 ans), censé être le dépositaire du jeu. Mais avec quatre journées déjà manquées sur les neuf disputées, et aucune solution fiable pour le remplacer, l’équipe souffre dans toutes les fins de match. Le jeune Christopher Ebunangombe, 18 ans, devait apprendre derrière lui. Il se retrouve propulsé dans un rôle bien trop lourd à assumer.
Les mots de Lahaou Konate dans La Voix du Nord résument la détresse du vestiaire : « On a perdu beaucoup de ballons (22), car jouer sans meneur, ce n’est pas facile ». Pour combler le vide, Trey Wertz a pris ses responsabilités, mais sa sortie pour cinq fautes à cinq minutes du terme contre Chalon a été un tournant.
Un danger permanent dans le money time
Le scénario se répète : une séquence fatale, une perte de balle trop lourde, et Le Portel finit par laisser filer des matches pourtant à sa portée. Face à Chalon, l’héroïque Filip Kruslin (1,98 m, 36 ans) a dû monter la balle, hors de son rôle naturel. Une seule montée mal négociée a entraîné une antisportive, 8 points encaissés et un revers amer. « Sur une seule montée de balle », déplorait un Kenny Grant abattu.
Des limites financières qui bloquent tout ajustement
La situation sportive inquiète, mais la situation financière bloque toute solution immédiate. Sous encadrement strict de la Ligue, l’ESSM ne peut pas se permettre de recruter un nouveau meneur sans ressources nouvelles. Kenny Grant en est conscient : « Mike Smith ne manque pas qu’en match, mais aussi aux entraînements. C’est dur de bosser ».
Avec plusieurs semaines sans jouer, le staff espère récupérer Smith, mais la réalité est dure : Le Portel doit survivre sans meneur, sans argent pour le remplacer une deuxième fois, et avec une pression grandissante dans la lutte pour le maintien.

























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