Le Portel : Un maintien historique est-il encore possible ?

Ivan Février espère enchaîner les victoires avec Le Portel sur la deuxième partie de saison
Le Portel vit une saison à part, et sans doute la plus compliquée depuis son accession en Betclic ELITE. Comme l’a récemment souligné La Voix du Nord, aucune équipe en France ne s’est jamais maintenue après avoir démarré un championnat de première division avec un bilan aussi faible. Un constat statistique implacable, presque condamnant. Pourtant, malgré ce tableau sombre, l’ESSM continue d’avancer, portée par quelques individualités solides et par la perspective, aussi ténue soit-elle, d’un scénario totalement hors normes.
Fin de match : CSP Limoges 74 – 79 ESSM Le Portel
Première victoire en championnat pour notre équipe !
On se donne rendez-vous ce samedi pour l'Opalico au Chaudron.
Les dernières places sont disponibles sur notre billetterie en ligne : https://t.co/HWNxfkb1e9 pic.twitter.com/nrcnsl1VcA— ESSM Le Portel (@ESSMbasket) October 28, 2025
Depuis son arrivée en Betclic ELITE, jamais une équipe n’a réussi à terminer à la 15e place avec un pourcentage de victoires inférieur à 26 %. Pour y parvenir cette saison, les Stellistes devraient réaliser un parcours proche de l’exploit : 7 succès sur les 16 matchs restants, voire 8 sur 16 si la victoire obtenue à Limoges venait à être retirée en cas de sanction maintenue.
Des leaders statistiques… mais trop isolés
Sur le plan individuel, plusieurs joueurs tiennent pourtant leur rang. Ivan Fevrier (2,05 m, 26 ans) réalise l’une de ses saisons les plus productives en carrière avec 16,8 points et 6,1 rebonds de moyenne. L’intérieur s’impose comme la principale option offensive d’une équipe souvent en manque de solutions.
À ses côtés, Michael Smith (1,80 m, 28 ans) apporte du tir extérieur et de la création, compilant 14,9 points et 4 passes décisives par rencontre. Dans la peinture, Mathieu Boyer (2,05 m, 30 ans) s’affirme en finisseur avec 10,9 points et 6,6 rebonds, offrant une présence régulière sous le cercle. Reste à connaître l’état de santé de ce dernier, qui est de nouveau gêné par son poignet (opéré l’été dernier).
Le capitaine Sean Armand (1,96 m, 34 ans), passé par Chalon-sur-Saône, affiche quant à lui 9 points et 6 passes de moyenne. Sa saison reste cependant hachée par des pépins physiques répétés, qui freinent sa continuité et son influence globale sur le jeu.
Symbole des difficultés collectives, seuls deux joueurs présentent un différentiel +/- positif sur l’ensemble de la saison : Christopher Ebunangombe (1,96 m, 18 ans) et Greg Lee (2,05 m, 27 ans). Un chiffre qui illustre les larges manques d’un collectif souvent en souffrance, notamment sur le plan défensif.
Un effectif retouché pour provoquer un électrochoc
Conscient de l’urgence de la situation, le club a décidé d’ajuster son effectif. L’arrivée de l’arrière Bryce Wills (1,98 m, 25 ans) vise à provoquer un électrochoc immédiat. Déjà validé par son entraîneur Kenny Grant, le joueur a montré des signaux encourageants lors de ses premières sorties, avec notamment 14 points contre Dijon et une activité intéressante des deux côtés du terrain.
« Il est plus slasher que Trey Wertz et nous apporte énormément défensivement. Il apporte un côté athlétique qu’on n’avait pas avant », a expliqué Kenny Grant, cité par La Voix du Nord, tout en soulignant la nécessité pour son joueur de s’adapter rapidement aux exigences du jeu européen.
Cette nouvelle recrue doit apporter du scoring, de l’agressivité et surtout une rotation supplémentaire capable de soulager des cadres très sollicités depuis le début de saison.
Ivan Février MVP du match 📷
Avec 15 points, 5 rebonds et 4 passes décisives face à Limoges, c'est Ivan Février qui est élu MVP de la rencontre.
Le MVP du match vous est présenté par l’Enseigne TUI/KIT VOYAGES Boulogne-sur-mer pic.twitter.com/vwTamLcFgR
— ESSM Le Portel (@ESSMbasket) October 29, 2025
Une spirale négative difficile à enrayer
Avant la trêve, la dynamique n’a toutefois pas été inversée. Le 26 décembre 2025, Le Portel s’est incliné sur le parquet de Cholet Basket (94-84), concédant une nouvelle défaite face à une équipe ayant bien mieux terminé la rencontre. Une rencontre de plus où les Stellistes ont affiché de l’envie, sans réussir à tenir sur la durée.
Des rendez-vous décisifs dès janvier
Le calendrier à venir ne laisse aucune marge d’erreur. Le match à Saint-Quentin, prévu le 10 janvier 2026, ressemble déjà à une finale pour le maintien. Une défaite éloignerait encore un peu plus l’ESSM de son objectif, tandis qu’un succès pourrait relancer une dynamique psychologique indispensable.
Une semaine plus tard, le 17 janvier, la déplacement chez l’ASVEL offrira un tout autre défi. Sur le papier déséquilibrée, cette rencontre pourrait néanmoins servir de déclic, à condition de hausser drastiquement le niveau de jeu collectif.
Des raisons d’y croire, malgré tout
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’espoir n’est pas totalement éteint. Derrière Le Portel, Gravelines-Dunkerque et Saint-Quentin – également en grosse difficulté – affichent également des bilans préoccupants. L’écart reste mathématiquement rattrapable, à condition d’enchaîner rapidement plusieurs succès, notamment lors des confrontations directes.
Pour espérer un maintien qui relèverait de l’exploit historique, Le Portel devra transformer chaque match en finale, retrouver une solidité défensive collective et capitaliser immédiatement sur les rendez-vous clés. La marge est infime, la pression immense, mais c’est peut-être dans ce contexte extrême que les Stellistes tenteront de défier l’histoire.
QT4 : ESSM 84 – 94 @CB_officiel pic.twitter.com/Dja4FsRCBq
— ESSM Le Portel (@ESSMbasket) December 26, 2025






























Commentaires