LeBron James tranche sur le dossier MVP de Victor Wembanyama : « Je pense que Shai, Luka et Jokic ont un temps d’avance »

Victor Wembanyama face à LeBron James, en novembre 2024
Dans la famille déclaration sur Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans), je voudrais le grand-père. Dans le podcast Mind The Game de LeBron James et Steve Nash, LBJ a donné son avis sur la candidature de Wemby pour le MVP. Selon lui, il est clairement dans la course mais il n’est pas en pôle position. Il voit trois autres joueurs qui le surclassent : Shai Gilgeous-Alexander, Luka Doncic et Nikola Jokic.
« (Il est) Un candidat au MVP, bien sûr. Il n’y a même pas de débat là-dessus. […] Il tourne à quoi ? 25 points, 11 rebonds, 3 contres, 3 passes… Et Défenseur de l’année. Franchement, quand il est sur le terrain, vous n’avez même plus envie d’attaquer le cercle. Donc oui, il est clairement dans la course. Vraiment. Mais je n’ai pas envie d’être le gars qui dit “son heure viendra”, parce que je trouve ça un peu bidon, moi aussi. Si tu es MVP, alors tu es MVP. Je pense simplement que Shai, Jokic et Luka ont peut-être un petit temps d’avance. Si jamais il le gagnait, je ne serais pas là à dire : “Oh mon Dieu, mais qu’est-ce qu’on fait là ?” Pas du tout. Mais s’il ne l’a pas non plus, je peux le comprendre. «
Une course à quatre
LeBron confirme que la course pour le MVP se joue entre quatre joueurs : Shai, Luka, Jokic et Wemby. Il compare cette course avec celle de 1962 entre Bill Russell, Wilt Chamberlain, Oscar Robertson et Elgin Baylor. C’est Bill Russell qui l’avait emporté en surpassant un Wilt à 50 points et 25 rebonds, un Oscar en triple double de moyenne et un Elgin Baylor à 38 points et 18 rebonds. Un sacré quatuor preuve de la concurrence actuelle.
Naturellement, LeBron James penche pour Luka Doncic, son coéquipier, mais il maintient que SGA et le Joker font des saisons exceptionnelles. The Chosen One place Victor à un second échelon, derrière ces trois hommes. Cependant, il exclut le fait que ce soit dû à son âge. En effet, la réflexion sur le fait que « son heure viendra » a empêché certains joueurs d’avoir le titre de MVP après une saison incroyable très jeune. On peut penser à Chris Paul, deuxième de ce classement en 2008 pour sa troisième saison, qui n’a jamais obtenu le plus prestigieux trophée individuel.
Il est tout de même revenu sur le futur de « l’alien ». Selon lui, le pivot des Spurs conserve une grande marge de progression, une progression effrayante pour le reste de la Ligue si elle se confirme. « Je suis content de ne plus être dans la ligue quand ça arrivera. Je serais content de pouvoir regarder et de simplement vérifier à quelle heure est mon départ [au golf, NDLR] le lendemain », a expliqué LeBron James.
LeBron James says the best is yet to come for Victor Wembanyama:
“I’m glad I won’t be in the league when it arrives. I’m glad I can watch and figure out what time my tee time is tomorrow.”
(Via @mindthegamepod) pic.twitter.com/xizg78iTye
— NBA Courtside (@NBA__Courtside) April 7, 2026
La défense, un aspect insuffisant pour LeBron James
Pour expliquer cette différence vis-à-vis des trois autres larrons, LeBron met en avant que la défense ne peut pas être l’argument numéro 1. Il compare notamment les dossiers de Victor et de Dwight Howard.
« Si l’argument numéro un c’est : “Bon, il est Défenseur de l’année » alors on aurait aussi dû défendre très fort le dossier de Dwight Howard à l’époque. Quand Dwight tournait à 25 points, 14 rebonds, 3 ou 4 contres, et que l’écart de niveau de son équipe avec lui sur le terrain et sans lui sautait aux yeux, on aurait aussi pu faire ce genre d’argumentaire. Évidemment, Dwight ne shootait pas à 3-pts comme Wemby dans le basket actuel. En revanche, en termes d’impact global, offensif et défensif, quand Dwight était à Orlando, on aurait clairement pu avancer cet argument-là aussi « .
Pour nuancer ce que dit LeBron, Dwight Howard n’a jamais tourné à « 25 points, 14 rebonds et 3 ou 4 contres« . Au maximum, en 2011, saison où il finit d’ailleurs devant le joueur des Lakers, il a envoyé 22,9 points, 14 rebonds en effet et 2,5 contres en presque 38 minutes de moyenne. Au-delà de ces statistiques, LeBron suit la tendance de favoriser l’attaque au profit de la défense dans une course au MVP.
Pour accéder au trophée tant convoité, Victor Wembanyama devra donc être plus performant en attaque étant donné que se dressent trois monstres de ce côté du terrain en face de lui. Restons patient, il reste du temps à Wemby pour encore progresser et parvenir à accrocher un titre de MVP.






















Commentaires