« Il faudrait peut-être que je sois un peu moins européenne » : Valériane Ayayi raconte ses difficultés en WNBA

Ayayi et son n°11
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À partir de 5€Essai gratuitSur les 13 joueuses françaises en WNBA cette saison, elle est parmi les trois qui jouent le moins. Pourtant, son pedigree aurait pu faire anticiper le contraire. Pour son grand retour aux États-Unis 11 ans après sa saison rookie, Valériane Ayayi (1,86 m, 32 ans) n’aurait sûrement pas souhaité un tel début de saison.
Un temps de jeu très amoindri
Dans une équipe du Phoenix Mercury qui n’est pourtant pas transcendante (13e avec 4 victoires pour 10 défaites), l’internationale française n’est que la… 12e joueuse de l’effectif. Moins de 10 minutes par match (8,7), à peine l’occasion de mettre 23 points cumulés en 9 rencontres disputées. La Bordelaise n’est carrément plus dans la rotation de son équipe depuis plus d’une semaine. Ce alors que son salaire est le quatrième plus élevé de l’équipe (500 000 dollars).
Pourtant ses deux premiers matchs ne laissaient pas penser à un tel scénario. Alors que son contrat WNBA avait été activé mi-mai après de longues tractations avec son ancien club de Prague qui lui a mis des bâtons dans les roues, Ayayi avait joué 17 minutes en tant que… titulaire pour son premier match (pour 6 points, 4 rebonds, 3 passes décisives) puis 12 trois jours plus tard (pour 8 points).
Making her debut. Welcome to the Phoenix Mercury, Valériane! pic.twitter.com/wrKjW30llh
— Phoenix Mercury (@PhoenixMercury) May 13, 2026
Style de jeu européen vs américain
Mais ce sont les dernières fois qu’elle est apparue autant de temps sur un parquet américain. Alors que ce choix du coach Nate Tibbets peut paraître étrange au vu de la qualité d’une joueuse dans son prime et des difficultés de l’équipe, la principale intéressée a donné ses explications au média français Taille 6 :
« Je pense que c’est une question d’adaptation. Ça fait des années que je joue comme ça, avec un vrai style vraiment européen. Je veux trouver le meilleur shoot, jouer juste, rendre l’équipe meilleure. Mais quand je suis arrivée, ce qu’on m’a demandé c’est d’être orientée vers le panier, sur de la conclusion d’action. »
Pour elle, cela se joue donc au niveau des intentions de jeu demandées qui ne lui correspondent pas. Facilitatrice et connectrice de haut niveau, Ayayi se démarque plutôt par son QI basket. Ce qui lui a permis d’être quadruple championne de France, sextuple championne de République Tchèque, et vainqueur de l’EuroLeague féminine. Mais ce n’est pas ce qui lui est demandé à Phoenix. Ses deux compatriotes Monique Akoa-Makani et Noémie Brochant ont pourtant réussi à s’adapter à ce système, et jouent toutes les deux plus de 20 minutes par match.
La vétéran tricolore avoue une certaine frustration : « On se cherche un petit peu. Il y a peut-être de la frustration sur les matchs, de ne pas arriver à être dans la performance tout de suite. » Mais explique qu’un temps d’adaptation était nécessaire, et qu’elle va faire des efforts pour s’ajuster : « Il faudrait peut-être que je sois un peu moins européenne, et que je prenne plus le ballon pour y aller. » Quitte à aller contre-nature.
#Mercury Valeriane Ayayi on frustration with her early transition into #wnba pic.twitter.com/k2AOdxLtZ2
— jeffmetcalfe (@jeffmetcalfe) May 17, 2026

























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