Invité de First Team, Guerschon Yabusele s’est confié sur les Knicks : « Je les soutiens »

Invité de First Team, Guerschon Yabusele s’est confié sur le parcours des Knicks en finales NBA.
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À partir de 5€Essai gratuitAlors que les Knicks ont creusé l’écart dans les Finales NBA face aux Spurs de Victor Wembanyama, Guerschon Yabusele (2,01 m, 30 ans) a livré un éclairage rare sur les coulisses de la franchise new-yorkaise sur le plateau de First Team.
Passé par les Knicks en début de saison avant d’être transféré aux Bulls, l’international tricolore a pris le temps d’expliquer pourquoi il n’était pas surpris de voir son ancienne équipe se rapprocher du titre. Pour l’ancien du Real Madrid, le groupe possède une force de caractère à toute épreuve.
« C’est une équipe de bosseurs, une équipe de gars qui ont déjà été là dans les derniers tours de playoffs. Ils en veulent. »
Guerschon Yabusele a rappelé que la saison régulière des Knicks n’avait pourtant rien d’un long fleuve tranquille, et ce, en dépit du gain de la dernière NBA Cup face à San Antonio. « Comme toute équipe, on a eu des hauts et des bas. On a eu une période très compliquée. On enchaînait les défaites, c’était fou. »
« S’ils avaient joué un peu plus à l’européenne… »
Selon lui, l’équipe manquait de créativité, et reposait uniquement sur les initiatives individuelles. « Le jeu un peu prévisible dont tu parlais, on le voyait aussi. Au bout d’un moment, les équipes anticipaient déjà les mouvements. Ils savent comment faire, défendre et attaquer. »
L’ex-pensionnaire de l’ASVEL estime que le déclic est davantage venu d’une évolution collective que d’un simple ajustement tactique. « C’est aussi un état d’esprit. Une fois que certains comportements disparaissent et qu’on comprend qu’il faut se faire des passes, le basket change. »
À ses yeux, Big Apple possédait depuis le début les qualités nécessaires pour développer un basket plus fluide. « S’ils avaient joué un peu plus à l’européenne, comme on le faisait à Madrid, en faisant davantage bouger la balle, ils auraient fini premier. »
La métamorphose de Karl-Anthony Towns
Interrogé sur les leaders du vestiaire, Guerschon Yabusele (2,01 m, 30 ans) a mis en avant la star de l’effectif new-yorkais, Jalen Brunson (1,88 m, 29 ans). « C’est un gars qui aime rigoler, déconner, mais qui est sérieux en même temps. Et ça, ça te pousse, donc on le suit. » Avant de souligner l’importance de Josh Hart auprès des joueurs des remplaçants. « C’est un bon leader parce qu’il essaie toujours de garder les jeunes concentrés, pour qu’ils soient prêts à saisir la moindre opportunité. »
Mais plus que tout autre éléments des Knicks, c’est bien Karl-Anthony Towns (2,13 m, 30 ans) qui a marqué l’esprit du natif de Dreux. Critiqué pendant plusieurs années pour son manque d’impact défensif, l’intérieur dominicain réalise selon lui les meilleurs playoffs de sa carrière. « Karl-Anthony Towns il est fort. Il a un talent offensif incroyable. Mais Je ne savais pas qu’il pouvait défendre comme ça. Il avait cette réputation d’être soft, mais là il est dans le charbon. »
Le Dancing Bear attribue cette transformation de l’intérieur Dominicain à un changement drastique de mentalité. « Il a eu une prise de conscience, ça se voit. Les playoffs qu’il fait, et encore plus les deux premiers matchs des finales NBA, sont impressionnants. »
Toujours attaché aux Knicks
Malgré un passage frustrant marqué par un temps de jeu très limité (8,9 minutes de temps de jeu), Guerschon Yabusele (2,01 m, 30 ans) conserve une affection particulière pour son ancienne équipe. « Je les aime vraiment bien. Je les soutiens. J’espère qu’ils vont gagner. »
Présent à Gotham City la mopitié de la saison, l’intérieur français pourrait même récupérer une bague de champion en cas de succès final des Knicks face aux Spurs. Une perspective que l’ailier des Bulls accueille avec une certaine humilité. « Est-ce que j’irais dire à tout le monde que je suis champion NBA ? Non. Moi, je pense que ce genre de choses, ça se vit. »
À l’aube d’un potentiel sacre, le regard de Gerschon Yabusele offre en tout cas une lecture intéressante de l’évolution des Knicks. Une équipe qu’il avait choisie pour son caractère et sa mentalité, et qui semble aujourd’hui avoir trouvé la formule pour se rapprocher de son premier titre NBA depuis 1973.


























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